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04/10/2019

Misaki Maguro Pass - Une journée au Sud de Miura

De Le 04/10/2019
Lundi 23 Septembre c'était l'équinoxe d'automne et au Japon c'est un jour férié. Du moins, mon entreprise me permet de ne pas travailler ; week-end de trois jours oblige, j'avais envie de sortir de Tokyo ne serait-ce qu'une journée. Mais entre le coût des transports et la durée des trajets je ne savais pas trop quoi faire. Après quelques recherches de type "easy day trip out of Tokyo" dans Google je tombe sur de jolies photos de l'île de Jogashima. Ça a l'air un peu différent, c'est la mer ... et en plus je découvre qu'il existe un day pass pas trop cher : le Misaki Maguro Day Trip Ticket (il existe aussi une version sur deux jours). 
Ni une ni deux, je lance l'idée à une copine et nous voilà en route pour la journée !

Misaki Maguro Day Trip Ticket

Pour 3500 yen (moins de 30€) vous aurez trois bons :
Le ticket A c'est votre bon de transport illimité pour vous rendre en train à Misakiguchi et de là prendre l'ensemble des bus de la compagnie Keikyu pendant la journée et rentrer à Shinagawa la nuit venue. 
Le ticket B c'est votre bon repas ; vous n'aurez qu'à le présenter dans le restaurant de votre choix (parmi la liste des 32 établissements participants sur la région) et vous recevrez un plateau repas. Chaque restaurant propose UN menu pour ce ticket, vous ne pourrez pas choisir sur la carte. Vérifiez à l'avance si vous avez quelques réserves, mais le thème de ce pass c'est le maguro (le thon) donc c'est l'ingrédient principal du repas qui vous sera servi. 
Et le ticket C c'est un bon pour un souvenir ou une activité. Vous pouvez par exemple faire un tour en bateau, louer des vélos ou prendre part à une activité manuelle artistique. 

Note technique : 

Ne faites pas la même erreur que moi, en arrivant à la station Shinagawa par les lignes JR (Yamanote ou Keihin Tohoku) ne sortez pas ! Le transfert vers la compagnie Keikyu se fait depuis l'intérieur. En vous dirigeant vers la sortie centrale, regardez sur votre gauche, vous devriez trouver une grande bannière rouge indiquant l'entrée de Keikyu (il y a quelques marches pour rejoindre les guichets). 

Le pass Misaki Maguro pour la journée (ou celui pour deux jours) s'achète sur la machine à droite des guichets. Pour procéder au transfert insérer le ticket papier dans le portique et tapez votre Suica. N'oubliez pas de récupérer le ticket en passant, il devra vous suivre toute la journée. Vous n'aurez qu'à le présenter aux conducteurs à la descente du bus une fois à Miura.

Ma journée à Jogashima

En partant de la gare de Shinagawa on a un peu galéré à savoir où attendre le train ... Il faut attendre sur la voie 1 mais différentes lignes s'y arrêtent. Regardez bien le tableau d'affichage pour savoir à quelle heure passe votre train, et normalement vous devriez patienter dans la zone verte indiquée au sol. Toutes indiquent Yokohama pour une raison étrange ... mais ne vous y fiez pas ^^
Nous sommes donc arrivées à la station de Misakiguchi après une heure et quart ; une petite queue se formait pour prendre le bus. J'ai fait un arrêt rapide au 7Eleven pour attraper petit encas et le bus numéro 9 arrivait quand je rejoignais ma copine dans la file. Evidemment, le bus était bien rempli et le trajet n'a pas été des plus confortable. Mais après une petite demie-heure nous voilà sur l'île de Jogashima.
Nous sommes parties de Tokyo un peu plus tard que prévu et la faim se fait sentir une fois descendu du bus. Il est temps de se pencher sur ce fameux ticket repas. Sur l'île, cinq restaurants prennent part au Misaki Maguro Pass. Deux d'entre eux nous font de l'oeil, on se dirige vers le premier mais il y a une petite queue devant l'établissement. On continue notre chemin en quête du second ; on se retrouve au bout de la petite rue commerçante et voilà le large ! !! Y'a la mer !

Oui j'avais vraiment besoin d'un peu de nature, de côtes et d'air marin ^^

Sur ce, on continue le long du large en espérant trouver ce fameux restaurant. Il se cache un peu mais on a bien fait de pousser un peu parce que c'était un super choix. Il s'agit du restaurant Isokaze de l'hôtel Keikyu ; de l'extérieur ça n'a pas l'air incroyable mais c'était franchement sympa. Le restaurant a de grands baies vitrées qui donnent sur la côte, c'est super joli.
Et en plus on a super bien mangé ! On n'avait justement pas saisi qu'il y avait un plateau repas précis pour notre ticket repas. On s'est donc retrouver avec un assortiment super chouette ! J'ai tout mangé, et pour être honnête, j'aurai mieux fait de ne pas prendre de snack entre le train et le trajet en bus ^^
Donc, on a eu un petit nikuman à la viande, une soupe miso, du thon mariné, des petits légumes marinés eux aussi, du poisson frit, et le clou du repas : un bol de riz couvert de sashimi de thon et d'une boulette de thon haché.
L'atmosphère du restaurant était très sympa et visiblement la plupart des visiteurs s'étaient arrêtés dans les restaurants près de l'arrêt de bus donc on a pu avoir une table directement à coté de la fenêtre, le service a été rapide et le restaurant était calme.

Après avoir bien trop mangé, il était temps de se mettre en route ; nous sommes montés au point de vue du phare de Jogashima et nous avons entamé la petite randonnée qui longe la côte sud de l'île. Il n'est pas nécessaire d'être un grand marcheur, Jogashima fait un kilomètre carré et Maps annonce 24 minutes pour aller de bout en bout ! C'est un peu optimiste car le terrain n'est pas plat et vous allez vouloir passer un peu de temps à observer le paysage, prendre quelques photos et juste profiter du moment.
On s'est un tout petit peu pressé car on craignait la pluie mais finalement la météo était belle. Et la température un peu trop élevée ... j'avais opté pour un jean et avec un ressenti de 30°c ce n'était pas la tenue la plus confortable.
Le vent était assez incroyable ; meilleur parti du voyage honnêtement. Ça rappelle la Bretagne et l'Irlande ^^ et le sel qui emmêle les cheveux et sali mes lunettes. Un must !
Surtout, prenez des chaussures qui tiennent bien aux pieds ; on a croisé des femmes qui portaient des tenues très mignonnes et des sandales à talons ... je me demande comment elles ont vécu la journée.
Justement, pour atteindre Umanose-domon le chemin est sinueux et il est nécessaire de passer par des escaliers de fortunes le long de la falaise. Ajoutez à ça le vent et il est facile de perdre l'équilibre. Ce trou dans la roche est le résultat de l'érosion et du vent et je cherche encore le rapport avec le cheval qui donne son nom à la formation ...
Après être remonté, nous avons continuer notre chemin, en faisant quelques arrêts pour observer le paysage, et avons rejoins le park de Jogashima. Je ne dirais pas qu'il vaut le détour mais on l'a traversé, et tout au bout un petit escalier un peu caché vous permet de rejoindre le bord de l'eau et le phare d'Awazaki.
Le coin est super mignon et les rochers sont assez accessibles si vous voulez de jolies photos. Par contre le vent était assez intense, j'ai fini avec de l'écume dans le cou ! Outre ce petit désagrément réglé en moins d'une minute je dirai que c'est mon coin préféré de l'île. Mais tout est vraiment super joli, l'atmosphère était agréable, et il n'y avait pas trop de monde sur le chemin de randonnée, c'était pourtant un lundi férié (mais au Japon, finalement c'est un peu comme une journée normale ... je reste dubitative sur ce point).

Après toute cette marche il n'était pas très tard et il nous restait notre ticket activité/souvenir ; on aurait pu aller se baigner dans un spa, ou un onsen, mais on n'avait pas trop prévu, louer des vélos ou encore faire un tour en bateau. Mais il était presque 16h et ces activités touchaient à leur fin. Après réflexion je pense que si je réutilise le pass une prochaine fois j'en profiterai pour aller dans un autre coin de Miura et essayer un des lieux "de bain" (4 sont inclus dans le pass) ; sachez que je n'ai pas encore sauté le pas du onsen (la nudité tout ça) mais que ça devrait se faire cet hiver parce que ça a l'air vraiment sympa !

Donc nous avons de nouveau pris le bus pour quitter Jogashima et rejoindre l'île principale du Japon (j'en fais des caisses, y'a littéralement moins d'une minute de pont pour traverser ^^). Et nous sommes descendu au port de Misaki. J'étais tenté par une activité de peinture sur tissu pour se produire un souvenir mais la boutique était toute vide et ne ressemblait pas à l'atelier que j'imaginais. Il est probable qu'on vous laisse seulement choisir le design et que l'employé se charge de la peinture. Bref ça perd son coté cool ... si c'est bien comme ça.
On s'est donc bizarrement retrouvé à Misaki Donuts, une petite boutique ... de donuts avec comme mascottes des chats francophones ! Oui oui, il y avait des illustrations en français dans le café. Avec le ticket vous aurez le droit à une boisson et un donut (au choix !) ainsi qu'un petit sac en toile (2 designs). Le café lui ne fermait qu'à 18h.

De nouveau on a prit le bus pour reprendre le train, nous avons marché un peu autour de la gare de Misakiguchi en imaginant (moi et mon optimisme) voir quelque chose d'intéressant ... mais finalement il n'y a pas grand chose ; il était l'heure de rentrer.

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Je trouve ce petit package de ticket super intéressant ! Il faut bien sur jeter un oeil et calculer suivant vos projets pour la journée, mais dans notre cas, rien qu'en transport (aller-retour en train et trois trajets en bus) on en aurait eu pour plus de 2800 yen. Je n'ai plus les chiffres du café en tête, mais surement au moins 600 yens pour le plateau, et notre super repas du midi (qui n'aurait pas forcément couté très cher puisque nous sommes en dehors de Tokyo, mais tout de même).
C'est aussi une grande aide pour organiser sa journée, si on en sait pas trop quoi faire, il suffit de sélectionner parmi les partenaires. Une brochure est disponible en anglais et vous y trouverez toutes les infos pratiques avec les lignes et numéros des bus, les emplacements des restaurants et des activités. Et une description du repas que vous aurez dans chaque restaurant est indiqué.

Et même si rien n'est gratuit, ça a un petit coté sympa de ne pas sortir son porte monnaie de la journée (à moins que vous ne craquiez pour un snack au kombini ou une boisson dans un distributeur ^^)

20/09/2019

Ces choses qui m'agacent au Japon #HistoiresExpatriées

De Le 20/09/2019
On la connait tous cette représentation parfaite du Japon : la propreté, le respect, l'organisation !
Et moi je vais venir mettre un grand coup de pied là dedans. Après presque un an sur place, j'ai eu le temps d'être surprise, ennuyée, d'accepter certaines choses mais aussi d'en refuser quelques autres. Et puis il y a ces petites choses du quotidien qui m'agacent, pas encore assez pour me donner envie de partir mais tout de même assez pour les partager ici. Qui sait, ça m'aiderait peut-être à calmer ma frustration un moment.

Les cyclistes sur les trottoirs 

Vous le connaissez ce mythe du japonais qui suit les règles à la lettre ?!
Et bien s'il y a bien une règle à laquelle il ne se plie pas c'est celle de ne pas faire de vélo sur les trottoirs. À mon grand désespoir ! 
C'était bien pire quand le quartier où j'ai passé mes premières semaines au Japon. Sur la rue principale qui menait de mon logement à la gare les trottoirs n'étaient pas trop étroits mais avec l'affluence ils étaient parfois bien rempli. Et il y avait donc de nombreux cyclistes à slalomer entre les passants. J'ai un instant imaginé qu'un coté du trottoir leur était réservé, mais je me suis vite rendue à l'évidence que ce n'était pas le cas ... Et qu'une loi avait été mise en place pour limiter les accidents interdisait désormais au vélo d'emprunter les trottoirs. 
Dans mon quartier actuel, beaucoup moins animé, le problème persiste ... et les trottoirs sont tout juste assez large pour se croiser ... et que des symboles sont peints sur la route, indiquant la place qu'ils devraient occupés. 
C'est d'autant plus agaçant que parfois je vais plus vite à pieds qu'eux à vélo, dont on se retrouve face à un autre problème ... 

Le manque de lien social

Ce point m'agace mais m'inquiète aussi. Pour être respectueux au Japon il faut que vous soyez transparent ! En tout cas c'est mon observation de la situation un peu surréaliste à Tokyo. J'accepte à bras ouverts le calme du train et je fais désormais les gros yeux aux gens qui téléphonent dans le train, mais finalement ça ce n'est pas encore assez japonais. Il faudrait que je fasse comme si ça ne me dérangeait pas. C'est trop me demander, et j'espère ne jamais atteindre ce point pour être tout à fait honnête. On entend aussi parlé des agressions dans les trains, les mains aux fesses ou pire et parfois les femmes ou jeunes filles n'osent rien dire de peur de déranger ... Ne pas pouvoir demander de l'aide autour de soi est inquiétant. C'est chacun pour soi ... l'individualisme à son summum. Cet isolement dans une ville surpeuplée c'est un comble ...
Ne parlant pas japonais j'ai aussi un soucis avec le manque de contact visuel même lorsqu'une interaction à lieu. Exemple typique, au kombini pour acheter une bricole. Ils disent souvent des trucs du type "vous avez la carte fidélité ?" "on fait chauffer votre bento?" mais à moins d'attraper un ou deux mots au vol (après 10 mois je me félicite de connaitre trois mots clefs) impossible d'imaginer de quoi ils parlent ou même s'ils s'adressent effectivement à vous puisque les employés ne vous regardent quasiment pas. Ce regard fuyant est difficile à vivre quand j'ai besoin de mon visage pour me faire comprendre !
J'ai aussi fait l'expérience opposé avec des regards insistants ; maintenant je pense que je n'y fais plus trop attention puisque moi aussi je ne fais plus attention à personne ... pas que ça me réjouisse ...

Les téléphones

Alors je ne vais pas cracher sur l'invention du siècle ; soyons sérieux, je suis moi-même souvent sur mon téléphone. Mon soucis au Japon vient plutôt du fait que les Japonais ne savent pas décrocher leurs yeux de leur smartphone et je pense que ça découle directement du point précédent. Fuir le monde qui les entoure, mais dans le même temps ils ne prennent pas en compte qu'ils ne sont pas seuls et oublient carrément de regarder devant eux lorsqu'ils se déplacent. En marchant, en traversant la route, pas une seconde pour lever les yeux et vous voir arriver en face !
Avec autant de monde on pourrait imaginer qu'ils fassent un effort ... mais nope, c'est presque l'inverse.
Je dois régulièrement éviter des personnes qui me foncent droit dessus ... et ça m'agace de devoir dévier ma route quand le trottoir est assez large pour se croiser sans soucis. Le pire c'est dans le quartier où je travaille, très peu d'organisation pour le flux des passants sur les trottoirs et les passages piétons sont une épreuve digne d'un jeu télévisé ! Essayer de traverser sans avoir à s'arrêter ou se prendre un coup dans l'épaule ... Dernièrement je fais mon possible pour me tenir très droite et avancer d'un pas très assuré pour faire en sorte que les gens s'écartent un peu plus de mon passage ; se faire une place parmi les salary-men qui se pensent important c'est tout une aventure. 
Et en général, si vous jetez un coup d'oeil à leur écran ça n'a rien de très urgent ; certains regardent des vidéos en marchant >< Je ne me ferai jamais à l'idée ... 

Le manque de poubelles

Je commence doucement à m'habituer à celle-ci mais l'agacement survient par moment, notamment en voyage. Le Japon est un pays certainement plus propre que la moyenne, c'est effectivement agréable mais cela vient avec un inconvénient majeur ; celui de devoir transporter ses déchets un long moment après avoir terminé de consommé quelques choses. Il faut mettre en place de sacrés stratégies et ça en devient fatigant ...
Le Graal !
Vous pouvez vous retrouver à vous balader avec une bouteille en plastique vide un moment et si dans le principe la conserver un moment n'est pas super gênant, ça prend de la place, ça vous occupe les mains si vous n'avez pas un sac assez grand ...
La tactic c'est de savoir que la plupart de kombini ont des poubelles pour les différents déchets (mais forcément, c'est souvent sur les tout petit qui n'en ont pas que je tombe quand j'en ai besoin) ou bien à coté des distributeurs de boissons. Ou encore sur les quais des gares, mais attention, pas avant d'accéder à la plateforme ... j'ai eu ce problème à Kamakura, autour de la gare, il y a des boutiques, un petit centre dynamique mais impossible de trouver une maudite poubelle pour nos 4 bouteilles vides en fin d'après midi ...
Ca me donne de plus en plus envie d'investir dans une bouteille réutilisable, mais là le problème de comment la remplir apparaitra certainement ... (je n'ai pas le souvenir d'avoir vu un grand nombre de fontaine à Tokyo ...)

Suivre le protocol et seulement le protocol

Au Japon il n'y a bien souvent qu'une manière de procéder. Bien sur ça doit simplifier certaines choses, surtout quant il est question de s'occuper d'un si grand nombre de personnes. Mais l'agacement vient du fait qu'ils ne savent pas faire d'exception ou s'adapter à une situation particulière. Si la situation ne rentre pas dans les critères pré-établis alors ça va être la panique. Je vous laisse donc imaginer combien de fois ça a pu m'arriver.
Exemple tout bête : si comme moi vous avez trois prénoms sur votre passeport il faudra que l'ensemble des documents que vous faites au Japon indique ces trois prénoms (souvent même tout attaché) Clarisseesthercaroline c'est bien moi ! Mais vous réalisez que ça prend pas mal de place, surtout sur des formulaires qui accueillent en général quelques kanjis ... De même à La Poste, un colis ne peut pas contenir une lettre ! Soit on envoie une lettre, soit un colis ; donc dans le cas où on vous demande si votre colis contient une lettre la réponse doit être un "non" franc si vous souhaitez éviter de perdre un quart d'heure de votre journée.
J'ai plusieurs exemple en tête, comme le remplissage d'un formulaire pour je ne sais plus quoi. La personne a tenu à m'expliquer l'entièreté du document, même ce que je comprenais. Impossible de sauter des étapes pour gagner du temps ... le protocol c'est le protocol.

Je pourrais aussi mentionner le fait que payer pour les soins médicaux m'ennuie ; et encore, je pense que le Japon reste généreux car mon assurance maladie prend en charge 70% du coût. Mais difficile quand on compare au système français. Ou encore la difficulté à trouver ma taille en magasin, même dans les boutiques occidentales : Gap propose ici son catalogue principalement en taille 00 à 6 ... évidemment ...

Cet article participe au RDV #HistoireExpatriées organisé par le blog L'occhio di Lucie
La marraine de ce mois-ci est Ferdy, son article sur le sujet est , il y parle du Canada.

Pauline en Corée du Sud
Eva au Japon
Catherine en Allemagne
Véronique au Québec
Liz au Koweit
Morgane en Espagne
Perrine au Canada
Ophélie au Royaume-Uni
Karine à Hong-Kong

15/02/2019

Un mot, une expression de votre pays d'adoption #HistoiresExpatriées

De Le 15/02/2019
Une nouvelle fois, pour ce rendez-vous d'Histoire Expatriées je choisi de parler de la Corée du Sud et de sa culture malgré le fait que cela fera bientôt un an que j'ai quitté le pays. Voilà trois mois que je suis au Japon et malgré le fait d'apprendre quelques mots par ci par là, je n'ai même pas encore l'habitude des intonations et mon oreille est parfois encore un peu surprise quand je me retrouve dans un environnement où je n'entends que du japonais. 

힐링

Tout bêtement, 힐링 est la prononciation coréenne du mot anglais "healing" mais les coréens se sont appropriés ce terme pour en extraire un concept. Alors déjà tout simplement, à force de vivre en Corée je me suis habituée aux prononciations des mots empruntés à l'anglais et ça donne une petite touche spéciale à l'utilisation de ces termes. Ici on appuiera sur le L, présent dans les deux syllabes en coréen. Soit "heal-ling"
Le terme ne s'emploie pas seul à ma connaissance ; ce n'est pas une expression.

The healing concept

Ma compréhension du terme pourra tenir en quelques mots : apaiser l'âme. Je ne saurais dire si dans la culture traditionnelle ou actuelle le concept d'âme est présent en Corée du Sud. Mais il est ici question de sentiments, de ressenti et de maux qu'on ne perçoit pas. 

Pour faire simple, il s'agit de passer un moment seul, en famille ou avec des amis suivant les besoins et les envies, et de se relaxer, de faire une activité qui vous déconnecte de la vie courante et du stress quotidien.
En France, on a pas vraiment de terme pour ce genre de moment puisque culturellement nous avons un bon équilibre travail-temps libre. En terme de nombre d'heures par semaines, mais aussi d'avoir la possibilité de ne pas se soucier du travail une fois hors du bureau.
En Corée du Sud, il est bien vu de rester de longues heures au travail même si les tâches de la journée ont été faite. Partir avant son supérieur n'est pas vu d'un très bon oeil par exemple, ou prendre les congés auxquels on a droit.

Parce que la vie quotidienne en Corée peut être très prenante et stressante, le temps de 힐링 est pris au sérieux et les personnes en font un moment très spécial.
C'est cette partie que j'aime particulièrement : planifier un moment de détente et le vivre à 100% !

Petit point en musique


Un groupe de Kpop a d'ailleurs une chanson sur ce thème ; les chanteurs l'ont dédiée à leurs fans qui seraient pour eux à la base de leur "healing". Le clip, très peu travaillé pour une vidéo de Kpop, représente bien les activités souvent inclues dans un moment 힐링 : se ressourcer à la mer (ou de manière générale, hors de la ville), passer du temps entre amis, rigoler, manger ...

Cet article participe au RDV #HistoireExpatriées organisé par le blog L'occhio di Lucie 
Le parrain de ce mois-ci est Patrick, son article sur le sujet est , il y parle de la Slovénie

03/02/2019

Quel budget pour vivre à Tokyo ?

De Le 03/02/2019
Voilà trois mois que j'habite au Japon, et à peine deux mois que je suis vraiment pleinement complètement installée correctement. Après un premier mois à vivre "normalement" sans dépenses spécifiques liés à mon emménagement/déménagement j'ai désormais une meilleure optique sur le coût de la vie au Japon, et spécifiquement à Tokyo. 

Quelques points

Pour que cette idée de budget soit complète il me faut d'abord vous donner quelques infos sur ce que je fais de mon temps, où je le passe pour vous donner un point de comparaison.
Il est difficile de parler du "coeur de Tokyo" si on considère la taille de la ville et tout ce qu'elle a à offrir ; je travaille dans un des coeurs de Tokyo à quelques stations de la Gare de Tokyo et je vis au nord de la ville, mais sur la Yamanote, la ligne de train circulaire de la ville. Mon quartier est très calme, juste ce qu'il faut pour vivre, une petite station pas trop bondée même aux heures de pointes. 
En y incluant mes pauses, je passe 45h sur mon lieu de travail, environ 4h dans les transports et j'ai deux jours de repos non consécutifs dans la semaine. Je partage cela parce que selon moi ça entre en jeux dans mes dépenses. Notamment par rapport à ma prise de repas ; je pratique plus ou moins le jeûne intermittent.
Et enfin, si cela vous informe un petit peu, j'ai fait peu de shopping car pour le moment rien ne m'a trop intrigué et le marketing japonais ne fait pas son effet sur moi. 
Pour référence 1€ c'est ¥125 au moment où j'écris ; pour une lecture rapide j'imagine toujours que les deux derniers chiffres se sont nos centimes à nous. Malgré les trois mois passés quand les chiffres grossissent trop je m'y retrouve plus dans les zéros et mon cerveau switch sur les won coréens et là ... c'est la misère ^^

Un mois à Tokyo pour 1200 euros (160 000 yens)

1200€ et ce, sans se priver. Je suis raisonnable mais j'aime aussi me faire plaisir. Il est donc tout à fait envisageable de vivre plus frugalement. J'avais une petite angoisse à l'idée de gérer mon argent quand tout se passe en cash ici. J'ai souvent entendu dire qu'on réalise mieux l'argent que l'on dépense lorsque qu'on le touche ; clairement je ne vis pas sur la même planète que ces gens là. Je me souviens rarement d'où j'ai dépensé mon argent, ou encore combien j'avais sur moi au début de la semaine/journée. Je suis une adepte de la carte bleue et de mon application bancaire. 
J'avais commencé à m'organiser sur du papier, je m'y suis perdue, ce n'était pas bien organisé, pas beau ... Mais la technologie m'a sauvé ! Je rentre toutes mes dépenses au moment où je les fais dans mon application Wallet et en les classifiant j'obtiens de jolis graphiques et autres camemberts colorés qui m'indiquent où part mon argent. Et j'ai utilisé la fonction budget en janvier pour essayer de contrôler les montants et avoir une idée de ce qui était réaliste en vivant à Tokyo.

Mon beau budget de janvier

Puis-je avoir quelques applaudissements ?!
J'ai plus ou moins tenu mes budgets et là où j'ai dépensé finalement c'est une bonne nouvelle car ... VIE SOCIALE ! ^^
Et après discussion avec ma copine française qui habite au Japon depuis quelques temps, j'avais clairement sous estimé le budget lié à ma vie sociale maintenant que j'en ai plus ou moins une. Donc finalement rien de fou ou de vraiment alarmant. J'ai réorganisé mes attentes et mes budgets pour le mois de février ; notamment en abaissant les dépenses liées au logement et augmentant celles qui le nécessitaient. 

Traitons par catégories

Maison

Evidemment en premier lieu vient mon loyer, et puisque je réside en share house (je reviendrai sur le concept dans un article dédié) tout est inclus ; je n'ai donc à me soucier que d'envoyer le montant à mon agence et pas de prise de tête pour des factures d'eau, de gaz, d'électricité ou encore d'internet. Je profite même des services d'une femme de ménage pour les espaces communs. 
Comme je l'indiquais plus haut, je vis sur la Yamanote, une ligne de transport super géniale qui permet de se rendre un peu dans tous les coins intéressants de Tokyo. Je suis à une petite dizaine de minutes de la station (suivant la coopération des feux rouges) et cela se paie. Mais j'ai une ligne direct pour le boulot et ça ça n'a pas de prix ! 
Mon loyer s'élève à ¥ 76 000 et puisqu'il me fallait quelques meubles et autres outils de rangements pour peaufiner mon installation j'avais prévu une petite marge.
Il est tout à fait possible de trouver des chambres en share house pour moins cher que ça ; il y a un calcul à faire concernant la distance de la station la plus proche, les lignes à votre disposition, l'animation du quartier, la durée du transport jusqu'au lieu de travail ou d'étude, le nombre de colocataires et le management par exemple.
Un logement personnel ne reviendra pas forcément beaucoup plus cher chaque mois ; mais l'installation demande d'avoir de l'argent de côté.
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Nourriture quotidienne

Oui, c'est pas le titre le plus dingue pour cette catégorie mais je voulais vraiment séparer mes dépenses alimentaires "de tous les jours" de mes sorties et des moments que je compte plus comme "un petit plaisir". J'avais beaucoup trop dépensé en novembre et en décembre, sans vraiment me faire plaisir sur la bouffe en plus. J'ai donc décidé de faire bien attention aux prix ce mois ci, et aussi de ne manger que lorsque j'ai faim, pas pour combler un vide ou parce que je m'ennuyais. 
Bon clairement j'ai pas eu le temps de m'ennuyer et j'ai enfin trouver un rythme pour mes prises de repas au boulot. Tout est rentré dans l'ordre comme je l'espérais, aussi bien pour mon bien-être que celui de mon porte monnaie.
lunch at work - on a vu plus healthy
Il reste que ce budget est un poil élevé avec une moyenne de ¥ 1 000 par jour, soit presque 8€ sachant que je prends que deux repas par jour.
Dans mes résolutions il y avait "cuisiner un peu plus" ; sur un mois j'ai dû emmener mon repas au travail deux fois maximum ... Je vais essayer de faire mieux en février ! 
A noter toutes fois ; je mange différemment d'en France. Garder les habitudes françaises à base de pain, de fromage, ... ou encore de quantité de viande aura un coup important. Je mange peu de viande à l'heure actuel, seulement dans les bentos.
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Soin & shopping

La catégorie un peu fourre-tout ... bref les trucs moyennement utiles mais un peu quand même. Du démaquillant, une nouvelle paire de chaussures, ce genre de choses. On verra suivant mes besoins, pour le moment j'ai mis un budget un peu au hasard et on dirait que ça ne soit pas trop mal. J'avais besoin de nouvelles baskets, de quelques fringues et de produits de beauté. J'ai été raisonnable tout va bien ^^
Dans l'idéal j'aimerai avoir les ongles faits professionnellement ; donc ... peut être un truc de plus à ajouter à mon budget. Et j'ai super envie de faire du shopping pour le printemps ! Mais on parle bien de trucs superflus, donc chacun verra ce qui lui correspond. Cette catégorie pourrait presque être complètement éliminé d'un budget, si ce n'est le remplacement de quelques fringues d'ici et là.
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Transport

Si vous vous intéressez un tant soit peu au Japon et à Tokyo vous savez déjà ce que l'on dit au sujet des transports ; c'est cher ! Mon budget peut donc vous paraître complètement dingue. Comment ça moins de 40€ ?!
Ce budget n'inclus pas mon transport jusqu'à mon lieu de travail, mais seulement mon utilisation des lignes de métro et de train lors de mes week ends. Et j'aurais même pu dépenser plus ; j'ai une petite astuce.
Je n'ai pas mentionné ma teikiken, teiki pour les intimes et commute pass pour ceux qui seraient encore perdu ^^ J'ai pris ma carte pour 6 mois avec les économies que j'avais faites en décembre, mon employeur prend en charge le prix de cette carte au mois et en "souscrivant" pour 6 mois j'économise un mois complet ! Puisqu'il s'agissait d'une grosse dépense je ne l'ai pas compter ; mais si c'est à votre charge et suivant la distance de parcours il faudra compter au minimum une cinquantaine d'euros par mois.
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Sorties

Deux ou trois restos, quelques cafés, des souvenirs d'un petit voyage, ¥ 100 par ci ¥ 100 par là et nous y voilà. Je suis moi même un peu surprise de l'explosion du budget sachant que cela n'inclus par les transports... Une chose à garder à l'oeil ^^

Je ne mentionne pas dans l'article le coût de l'assurance santé, de la cotisation retraite et autres car ces prestations sont prélevés sur mon salaire ; mais pour ceux qui serait dans le cadre du PVT par exemple, sachez que pour l'assurance santé nationale j'ai payé une dizaine d'euros le premier mois où j'habitais à Koto-ku. Rien à voir avec ce que je paie actuellement ^^

Bilan

Idéalement je souhaite rester dans ces eaux là et ça me semble complètement envisageable. Faire un peu plus attention sur certains points et continuer à se faire plaisir. Maintenant que j'ai un emploi et un vrai salaire je veux pouvoir en profiter, découvrir Tokyo et ne pas réfléchir à deux fois pour passer du temps en dehors de chez moi, prendre un train, un repas à l'extérieur. 
Je vivais clairement avec moins que cela en France, mais j'étais étudiante et donc je ne suis pas persuadée que ça soit très représentatif du coup de la vie en France. De même que je n'ai jamais habité dans la capitale, que je n'ai aucune idée des prix. Mais dans mon imaginaire Paris coute très cher, probablement plus cher que Tokyo pour la même qualité de service. En trois mois un seul de mes trains à eu du retard, j'ai facilement trouvé un logement, je n'ai pas eu à faire un dossier monumental...

J'espère que cet article aura donné une petite idée à tous ceux qui s'interrogeaient sur le cout de la vie à Tokyo. Je me demandais moi même ce que ça allait donné. N'hésitez pas à commenter pour donner votre avis sur ce que je mentionne où comparer avec la ville dans laquelle vous habitez =) 

01/01/2019

Retour sur Décembre 2018 - On fini l'année joliment et simplement

De Le 01/01/2019
Première chose à noter pour parler de ce mois de décembre, je n'ai pas été très présente sur le blog. De manière générale j'ai l'impression d'avoir passer moins de temps sur l'ordinateur que le mois précédent. J'ai été assez connecté mais plutôt via mon téléphone et bien que je l'utilise pour de nombreuses choses, rédiger des articles sur un petit écran et un petit clavier ... non merci. Mais j'ai même l'impression que j'ai passé moins de temps à échanger avec ma famille et mes amis à l'étranger ; j'estime que c'est plutôt bon signe. J'ai moins besoin de me raccrocher à tous ça, je me sens mieux c'est certain et clairement c'est arrivé plus vite que je ne le pensais. 

Alors finalement ce mois de décembre c'était comment ?
Autant je ne voyais pas novembre arriver à sa fin, décembre est passé tel un ouragan. Un peu comme le vent qui souffle en ce moment sur Tokyo ^^ 

Voyons, oui commençons par un point météo ! 

Il fait froid !!! Et c'est arrivé beaucoup trop rapidement, je me vois encore la première semaine de décembre, en fin de soirée assise dans un parc à discuter et me dire "il commence à être tard, pourquoi fait-il si lourd ?". Je n'avais même pas encore sorti mon manteau et une semaine plus tard le froid est arrivé sans crier garde. Autant 20 degrés début décembre c'était bizarre, mais je les regrette un peu ...
Je ne vais pas mentir, il ne fait pas horriblement froid. Quand je repense à la météo en Corée du Sud l'hiver dernier je me dis que ca pourrait être bien pire ; et ça l'est d'ailleurs, ils battent des records de froid actuellement il me semble. Je vais compter les jours en attendant le printemps et m'acheter des hot packs quand j'aurai envie de passer du temps à l'extérieur. Je regrette aussi mon horrible doudoune ... elle était moche mais confortable. Je ne peux pas en dire autant de mon manteau jaune !
sunrise & sunset
habiter et travailler en ville ; toujours quelque chose dans le champ ^^

Mon déménagement

Grand moment de mon mois ! J'ai enfin déménagé ! Et pour le moment je n'y vois que des avantages. Je gagne un peu de temps sur mon trajet pour aller au travail, j'ai une plus grande chambre et je me sens à l'aise chez moi. J'habite désormais dans une share house réservée aux femmes depuis deux semaines. J'ai enfin fait rapidement connaissances avec certaines de mes colocs ... seul petit point noir au tableau, la communication ne va pas être évidente mais j'ai finalement rejoint le groupe chat de la maison donc avec mon ami GoogleTranslate on va essayer de faire au mieux. 
Je dois encore meubler un peu ma pièce ; j'ai un énorme placard typiquement japonais. Parfait pour y mettre plein de choses mais terrible niveau organisation. Et je veux rendre ma chambre un peu plus cosy ; mon soucis du moment c'est de trouver des lampes d'ambiance pour pouvoir me défaire du terrible plafonnier à néon #lesvraisproblèmes
Dans tous les cas, il m'aura fallut quelques allers-retours entre mes deux maisons pour emmener mes affaires ; dont une soirée épique où je me suis baladée avec mes valises entre les stations à 1h du matin ^^ parce que pourquoi faire des choix entre ce qu'il faut faire et ce que l'on a envie de faire ?!

Ma routine

Clairement, ce qui rythme le plus mon quotidien c'est mon travail et les horaires de train ^^ j'ai malgré moi suivi un jeune intermittent aussi ; pas forcément une mauvaise chose. Mais il est toujours compliqué pour moi de coordonner mes repas avec mes activités professionnelles et personnelles. Un jour je mange trop, un autre pas assez. 
Mais de manière générale j'ai enfin pris mes petites habitudes dans cette grande ville. J'ai aussi pris des habitudes spécifiques à Tokyo et son rythme ; oui moi aussi je me jette sur une place qui se libère dans le train maintenant. Jugez moi ! En attendant, je suis plus à l'aise pour lire mon bouquin. Parce que j'ai recommencé à lire. Enfin ! Et franchement le train c'est l'idéal tellement c'est calme. Dans ma routine y'a surement aussi "faire la tronche dans le métro" parce que je m'adapte à mon environnement. 

Ma vie sociale

Sujet vaste et important ^^
C'est aussi pour ça que je me sens mieux ; j'ai passé un peu plus de temps avec mes collègues que j'ai appris à connaitre, j'ai pris contact avec quelques personnes. Merci à la technologie ! Je suis sortie de ma zone de confort ; j'ai rencontré quelques personnes après avoir discuté en ligne et j'ai été à un événement MeetUp. Pas facile mais ça n'a pas été un désastre ; j'ai travaillé mes nerfs et ça valait le coup. Mais nouveau rythme et nouvelle ville ne rendent pas les choses faciles pour rencontrer de nouvelles personnes ... Un travail toujours en cours ^^

Et Noël dans tout ça ?

C'est le gros moins de mon mois de décembre ... Je m'y attendais un peu. J'ai eu du mal à réaliser que c'était la période des fêtes ; alors oui Tokyo est illuminé, certains quartiers sont très jolis mais l'atmosphère n'y est pas. Noël ici est plutôt fêté pour les jeunes enfants, et c'est principalement un moment romantique pour les couples. ET on mange du poulet (de KFC souvent). 
J'ai d'abord décidé de faire comme ci ça allait juste être un jour normal, mais les réseaux sociaux m'ont rappelé à l'ordre à l'approche du jour J ... J'ai décidé d'y mettre un peu du mien et d'aller me promener pour voir les illuminations, on m'a emmené au Tokyo Dome et pour être honnête c'est le seul endroit où j'ai senti que c'était un peu Noël, une semaine en avance. 
Une de mes collègue a proposé un lunch de Noël le 23, c'était sympa mais ça n'a fait que me rappeler que c'était Noël mais que je le fêtais pas vraiment. Non pas que l'on fasse de grandes célébrations dans ma famille, mais il me manquait un truc. Je me suis résignée à ne rien faire ... et on m'a finalement proposé de sortir le 24 (ou peut-être que j'ai tendu la perche) ; j'ai eu un aperçu du Marché de Noël à Hibiya park. Je vous cache pas que en cette soirée de réveillon c'était plein de monde, pas aussi oppressant que Shibuya à Halloween mais pas loin. Heureusement le parc avait aussi des coins plus calme et j'ai finalement passé le réveillon à discuter avant que le froid ne nous pousse à rentrer chez nous. Histoire de dire que c'était Noël j'ai regardé Elf le 24 et Love, Actually le 25. Alors non je n'ai pas passé un mauvais réveillon ; mais ça aurait pu être n'importe quel jour si on oublie les illuminations dans les rues. Mais pour le moment Noël au Japon, ben c'est pas Noël !

Et le nouvel an ...

C'est ici une fête que l'on passe en famille ; donc pas de célébration pour moi. Je suis sortie dans l'après-midi encore une fois, j'ai passé un bon moment mais j'ai acheté mon diner à la supérette à coté de chez moi et j'ai glandé sur internet jusqu'à minuit histoire de dire que "ah oui ça y est on a changé d'année" ^^

Je ne reviendrai pas sur l'année 2018 dans sa globalité, je n'en ressens pas le besoin. C'est passé, c'est terminé, je crois que j'ai réussi à atteindre les objectifs que je m'étais fixée, j'ai fait un dernier grand saut en arrivant à Tokyo et maintenant je me sens prête pour 2019. Je ne me fixe pas de grands objectifs, je pensais en avoir besoin mais finalement avancer sans trop savoir c'est bien aussi. C'est moins stressant. J'ai l'impression d'avoir pris 10 ans d'un coup en voulant être plus calme et prendre du temps pour moi. Je ferai peut-être un article sur la façon dont je vois les choses dernièrement. Affaire à suivre. =) 

11/12/2018

La Corée dans mon assiette #5 foreign food edition

De Le 11/12/2018
Parce qu'en Corée du Sud on ne mange pas que coréen ! Les pays alentours, et même ceux un peu plus loin, ont leur place à la table ! Et comme partout, les plats ont été adapté pour plaire au public coréen, peut être même qu'ils n'existent pas vraiment dans le pays duquel ils sont sensé venir ^^

Le Japon

Chicken Mayo Dong 치킨마요동 (Chicken Mayo Teopbap 치킨마요덮밥)

A la food court au sous-sol du Lotte Mall de Yongmun, Daejeon. Un lunch simple  pour tenir jusqu'au soir.
Je ne suis pas en mesure de vous dire si quelque chose de tel existe bien au Japon, mais voilà un de mes plats "japonais" préféré en Corée du Sud. Du poulet frit, de l'oeuf (plus ou moins sous forme d'omelette suivant les restaurants), de l'algue et du riz légèrement aromatisé à la sauce soja, le tout surmonté de mayonnaise, cette mayo au blancs d'oeuf que j'adore !
Un des rares plats relativement faciles à refaire à la maison, même si ça n'a jamais vraiment le gout de ceux que l'on commande. Surtout quand on peut avoir ce plat accompagné de udon, d'une salade de chou, de kimchi et de radis mariné !!! 
Une sorte de comfort-food asiatique ^^
J'ai zappé le nom de cette chaine, mais l'ensemble des plats sont délicieux et peu chers.

Makisushi

Même chaine que photo précédente
Dois-je vous présenter les maki sushi ?? Probablement pas. Je devrais peut être rapidement mentionné que ce n'est pas le fond de la cuisine japonaise. Mais surtout que la version que l'on en a en France et aux USA (dois-je en conclure "dans l'ouest" en général ??) est différente de ce que l'on trouve en Corée. Influencé par leur kimbap les makis sont ici bien plus garnis, et le plus souvent avec des protéines cuites : ici du crabe et des crevettes tempura. Sachez qu'il n'est pas facile de trouver des makis ; les restaurants japonais en Corée du Sud propose beaucoup plus de plats à base de tempura ou de udon. 

Donburi 돈부리

Chez 쿡메시야 dans le quartier étudiant de CBNU, Cheongju
En France on appellerait surement ce plat un chirashi, ici, on l'a renommé donburi qui est aussi un terme japonais ... je ne suis donc pas sûre de la différence. Mais ce nom indique un bol de riz surmonté de "quelque chose" ; ici du délicieux saumon cru et de wasabi. 

anecdote : je peux manger du wasabi (même si ça me picote le nez si j'en prends trop à la fois) mais le kimchi, et la pâte de piment coréenne en général me fait pleurer en deux bouchés. Alors que mes connaissances coréennes ne touchent pas au wasabi lorsqu'elles mangent japonais ... allez comprendre. 

La Chine

Jjajangmeyon 짜장면 & Tangsuyuk 탕수육

Pas une photo digne d'une foodie ... La propriétaire me fixait en attendant que je goute donc je n'ai pas vraiment pris mon temps pour faire une jolie photo ... ^^
Au premier plan les nouilles, le jjajangmyeon ; l'emblématique ! Et en dix mois je n'en ai mangé qu'une fois au restaurant (la version cupnoodle ne compte clairement pas).

Considéré comme nourriture chinoise mais pas de Chine continentale ; il s'agirait d'une création de chinois installé en Corée du Sud. Une version existe peut-être en Chine. Toujours est-il qu'on en consomme souvent et que c'est aussi le plat pour le Black Day ! Le 14 avril, dans la continuité de la Saint Valentin (14 février - les femmes offrent) et de White Day (14 mars - mes hommes offrent), les célibataires qui n'ont pas reçu de cadeau aux fêtes précédentes mangent quelques choses de noir et le Jjajangmyeon s'y prête bien. Je suis assez dubitative sur le fait que les gens "célèbrent' vraiment ça. Mais hey, c'est l'occasion de tester. Bon, tout ça n'explique pas ce qu'est ce plat.

Il s'agit donc de nouilles dans une sauce à base de pâte de soja fermenté, d'oignon. Dans la sauce on peut trouver parfois des petits morceaux de porc, de pomme de terre ou même des petits pois. Encore une fois les recettes changent un petit peu d'un restaurant à l'autre.
La règle veut qu'on les consomme rapidement une fois le plat servi avant que les nouilles n'absorbent trop la sauce et changent de consistence.

Dans les restaurants qui servent ce plat on trouve le plus souvent aussi du tangsuyuk, des morceaux de porc panés servis avec une sauce aigre-douce. J'aime beaucoup, mais en étant réaliste, la viande n'a pas beaucoup de gout, on mange surtout de la panure avec une sauce ^^

L'Italie

Pasta

A savoir : je suis la reine des pâtes ! Et en Corée du Sud finalement on en trouve facilement, les restaurants italiens ont la côte. J'en ai mangé régulièrement chez Pasta Buono, une chaine qui propose surtout des pâtes et des pizzas, à côté de la fac à Cheongju.
Pasta Buono, le QG des stagiaires du semestre de printemps 2017 de CBNU ^^ on a fait la fermeture à chaque fois
On est sur un plat typique, sauce à base de tomate, de crème, avec des crevettes, du poulet, on trouve aussi souvent des sauces à base d'huile d'olive (j'ai pas l'impression d'avoir trop vu ça en France, dites moi ^^). Par contre dans cette chaine ils aiment la sauce ! Ça tombait bien, moi aussi !
Mais finalement c'est un trait coréen, presque partout on croirait un bouillon ! On note aussi la présence de pain ... j'ai toujours pas compris ! Dans certains restaurants, je pense notamment à Robot Cook à Daejeon où un des plats consistent en un bol fait en pain, une sorte de boule où on a retiré la mie pour y placer les pâtes et leur sauce à base de crème. Et vous dégustez le pain tout en plongeant votre fourchette à la recherche des spaghettis. Un concept que je n'ai pas eu l'ambition de tester. 
Han's Deli - je comprends toujours pas la présence de cette tranche de pain ...

Pizza

Dans la continuité la pizza ; j'avais déjà abordé le sujet ici. Vous en trouverez, plus ou moins américaines, plus ou moins italiennes, souvent coréennes ^^ Je vous propose de passer votre chemin devant la boutique Mr Pizza, les pizzas y sont bien trop chères pour la qualité. 
Dans un petit restaurant italien, le plus authentique testé en Corée jusqu'à maintenant. C'était à Cheongju mais il a fermé avant mon départ l'été dernier malheureusement ... Un classique en Corée, ça ouvre, ça ferme, et voilà un nouveau café à la place de votre restaurant préféré. 

L'Amérique (dans un grand sac)

Tacos

Qui l'eu crut ? Des tacos aux crevettes à Cheongju.
La nourriture mexicaine fait son chemin en Corée du Sud, j'ai mangé quelques buritos à côté de CBNU et une fois ces magnifiques tacos. Les coréens aiment les plats relevés comme j'en ai déjà parlé, les plats mexicains de Corée ne dérogeront pas à la règle mais parfois les restaurants indiquent des niveaux (à la manière des restaurants de ramyeon ^^).

Burger

Je ne vous parle pas ici du MacDo, bien que cela soit intéressant aussi. De nombreux restaurants de burgers ont fait leur apparition en Corée du Sud, souvent à leur tête des expats américains ou australiens. Celui-ci au pull-pork je l'avais commandé au pub près de CBNU aussi. Les coréens ont lancés leurs chaines de fast-food avec des burgers. Je vous déconseille Lotteria (ils savent à peine faire les frittes) ; je n'ai jamais testé mais souvent vu les boutiques de Mom's Touch. Pour un burger qui vous rappelle la maison rendez-vous chez BurgerKing. 

Poutine

Sacrilège ! J'ai mangé ma première poutine dans un pub irlandais dans une petite ville de Corée ! Surement pas très authentique, mais elle m'a bien rassasié. 

En cherchant un petit peu, on trouve un peu de tout et on peut facilement trouver quelque chose qui n'est pas coréen. Pensez toutes fois à allonger les billets, diner étranger vous coutera presque le double d'un plat d'un ajumma coréenne. 

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