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12/05/2020

Mes nouvelles habitudes au fil des expatriations

De Le 12/05/2020
Qui dit nouveau pays et nouvelle culture dit aussi nouvelles habitudes à prendre, ou non. Ou tout du moins, reconsidérer nos propres us et coutumes.
Il y a ces habitudes qu'on imagine ne jamais prendre, celles que l'on refuse tout bonnement. Celles qui nous emmerdent au début et qui finalement pourront avoir un impact positif ! Aujourd'hui je partage avec vous les changements que mes séjours à l'étranger ont opéré sur moi et mon quotidien. 

Aux États-Unis

Adapter l'heure de mes repas :

On les connait tous ces grands principes culturels français de "ne pas manger entre les repas", que "le petit déjeuner c'est le repas le plus important", "petit déjeune comme un roi, déjeune comme un prince et dine comme un pauvre" ... bref on a de grandes idées et jusque là je m'y tenais plutôt. Et puis je suis partie en Oklahoma, vivre avec une famille, au rythme de laquelle j'allais devoir m'habituer. Et bah justement ! Moi qui imaginais faire plein de trucs l'après-midi en finissant l'école à 15h ... nope nope nope ! Dans ma famille d'accueil on dinait au plus tard à 18h30 il me semble, et le soir où le garçon avait son cours de karaté à 18h on mangeait avant ! Ça semble assez fou, diner à 17h mais on prend le coup. Au début j'avais un peu faim vers 22h et puis finalement ... je mangeais parfois un petit snack et c'était tout. 
Même histoire dans le Michigan, la cafétéria fermait ses portes à 19h le soir ! Avec ma collègue espagnole on y allait toujours sur la fin du service et on était souvent parmi les dernières à partir. Pour moi c'était tôt mais imaginez un peu pour elle ! ^^
Du coup j'ai appris à profiter de mes soirées autrement ; à Tulsa avec ma collègue espagnole aussi on sortait pour le dessert ou aller faire du shopping (oui, on dine tôt et les magasins ferment tard ! ^^), à Interlochen les soirées étaient plus calmes mais aussi plus relaxante, on a le temps de regarder pas mal d'épisodes de série quand on est en pyjama à 20h ahahah

Je suis donc désormais plus flexible sur les horaires mais ... le lunch à 11h par contre dans mon école en Oklahoma, malgré les 9 mois à l'école je ne m'y suis pas trop habituée. Le seconde moitié de l'année j'avais ma pause de 11h30 à midi, c'était difficilement mieux mais pas le choix !

En tout cas ça m'a préparé à mes horaires bizarres dans le FLE ; je mange mon déjeuner en arrivant un peu en avance sur mon lieu de travail, et j'ai une pause en fin d'après-midi / début de soirée donc je dine aussi sur place à 17h ou 18h en général. Difficile de ne pas grignoter en rentrant chez moi à 21h30 cela dit ... 

Manger salé au petit-déjeuner :

Lors de mon second séjour aux États-Unis justement j'ai travaillé sur un campus en pleine forêt et mes repas étaient pris en charge par l'établissement. J'allais donc à la cafétéria matin, midi et soir. Et au petit-déjeuner en plus du bar à céréales, des toasts et des gaufres il y avait un service de nourriture chaude. Suivant les jours il y avait des oeufs brouillés, du bacon, des saucisses, des hash-browns et surement quelques autres trucs qui me sont sortis de l'esprit.
Au début de l'année scolaire, en août donc, il faisait encore lourd donc je ne m'étais pas trop aventurée, mais les céréales un peu trop healthy à mon goût et le lait chocolat qui n'en avait pas franchement le gout j'ai décidé d'aller voir les autres options qui s'offraient à moi. 
this is now an acceptable breakfast ! aout 2019 ^^
C'était plutôt une bonne idée, et ça m'a préparé à mes futurs aventures en Corée du Sud. De nouveaux, j'avais un package "logement + cafeteria" et j'ai vite découvert que le petit-déjeuner coréen n'a rien à voir avec celui que l'on prend en France. Pendant plus de deux mois j'ai donc mangé du poisson et de la soupe (miso, champignon, kimchi ...) à huit heures du matin. Après un temps, je me suis dit que je me contenterais du petit-dej' "occidental" qui était servis exclusivement le mercredi : du lait, des céréales, des toasts, de la salade (?). Parfois j'aimerai bien avoir du riz et du maquereau au petit déj' mais j'ai pas le courage de le cuisiner. Donc quand je veux un petit déjeuner un peu plus consistant je me fais une omelette et du bacon en plus de mes toasts au beurre trempés dans le chocolat chaud ! ^^

En Corée du Sud

Retirer ses chaussures à l'intérieur :

Pas de grande surprise j'imagine, premier pas en Asie, c'est un changement assez important. Non pas que je porte mes chaussures jusque sur mon lit (vous savez, comme dans les séries US !) mais il m'étais arrivé de traverser mon appartement ou ma maison après avoir enfiler mes chaussures si j'avais oublié ceci ou cela. C'est un peu plus compliqué à l'heure actuelle. 
Mon plus gros soucis c'était d'avoir de l'espace, quelque chose pour m'asseoir pour mettre mes chaussures. Je suis arrivée en Corée avec une majorité de chaussures à lacets ou à boucles (je suis une adepte des sandales Tropéziennes à deux boucles ... les enfiler debout c'est du sport). Il y a aussi le souci des chaussettes. J'use les miennes très vite, jamais à l'abris d'un trou ... l'angoisse parce que ce n'est pas qu'à la maison que l'on retire ses chaussures.
"À l'intérieur" sous entend la maison mais aussi un nombre de lieux publics, tel que les restaurants. Pas partout évidemment mais les restaurants où l'on mange de façon un peu plus traditionnelle, c'est à dire au sol en tailleur, il est nécessaire d'enlever ses chaussures. Dans l'idéal on portera des chaussettes, mais bon, on ne m'a jamais embêté pour mes pieds nus.
Attention, les chaussures sont le plus souvent aussi interdites dans les cabines d'essayage, vous devez les retirer avant d'y entrer. En général la cabine est surélevée ou a une petite moquette et plus du signe vous indiquant de vous mettre pieds nus. 

Bref, maintenant que je vis au Japon c'est la même chose. L'entrée de ma maison est en carrelage sur quelque chose comme un mètre carré et ensuite il y a une marche et du parquet. Avec un grand placard pour laisser toutes les chaussures. C'était aussi un peu l'habitude chez mes parents, un grand tapis dans l'entrée, un placard à chaussures. Le climat de la Normandie implique que porter ses chaussures à l'intérieur par toutes saisons n'est pas envisageable. Mais par contre en été je n'ai jamais pensé à deux fois avant d'entrée dans la maison avec mes chaussures, puisqu'il fait sec, aucun souci. Et surtout à la campagne, toutes fenêtres et portes ouvertes sur le jardin on passe de l'un à l'autre constamment ... et maintenant que j'y repense j'avais plutôt tendance à être pieds nus dedans ET dehors, ce qui ne change rien au problème. C'est pas super hygiénique. Et ça me mène à mon second point.

S'installer au sol :

Je l'ai déjà mentionné en ce qui concerne les restaurants, on mange parfois au sol et j'ai pris l'habitude de m'installer par terre. Je le fais toujours chez moi, pour changer de mon lit ou de ma chaise. Ce n'est pas le plus confortable mais l'habitude se prend bien. Je ne m'explique toujours pas pourquoi j'aime tant les restaurants où l'on mange sur des tables près du sol. Avec mes grandes jambes je ne suis pourtant pas disposée à apprécier ce concept mais bon ... 

De plus, en Corée du Sud il y a ce qu'on appelle le ondol 온돌 qui est un système de chauffage par le sol. Les endroits où je suis restée étaient chauffés par de l'eau très chaude sous le plancher. Ça met un peu de temps à chauffer mais si vous voulez vous toaster le postérieur pendant l'hiver coréen c'est magique ! J'ai donc rédigé un certain nombre de devoirs de master 2 assis par terre chez moi en janvier 2018 ^^

Manger des aliments ou des plats sans trop savoir ce que c'est :


Je l'ai déjà indiqué dans d'autres articles mais je rappelle que je suis arrivée en Corée du Sud un petit peu par hasard, sans rien connaitre du pays et de la culture. J'avais fait quelques recherches pratiques avant mon départ mais je ne me souviens pas avoir regarder quoi que ce soit concernant la nourriture. Je ne sais même pas pourquoi tellement c'est central dans ma vie ^^

J'ai eu la chance d'être bien entourée pendant ce stage et on m'a guidé dans mon nouvel environnement et emmené dans différents restaurants pour tester la cuisine coréenne. Avec mes amis stagiaires et mon tuteur aucun problème on peut discuter, demander de quoi il s'agit sans que ça ne paraisse déplacé. 
Mais voilà, la première semaine un responsable du département de français de l'université nous invite dans un restaurant traditionnel et voilà à quoi ressemble la table quelques minutes après notre arrivée. Et la politesse veut que l'on teste tout ! Rien d'étonnant mais à ce moment je suis toujours un peu picky et rien n'est identifiable pour moi ... 


Lors de ce repas il y a eu du bon et du moins bon : j'ai adoré la salade de méduse ! Et j'ai détesté la raie séchée (fermentée ?) ... j'ai aussi dû manger un coquillage que j'ai mastiqué pendant de longues minutes ... Après cette mise en jambe j'étais prête à tout ! Et pendant mes séjours en Asie je suis devenue plus aventurière.

Maintenant au Japon je continue de tester un peu, mais mon copain cherche toujours à me faire manger du natto, ces graines de soja fermentées qui font des fils ... pour le moment je n'en ai mangé qu'incorporé dans un okonomiyaki ... bientôt le grand saut ^^
les accompagnements dans un restaurant à Jeonju - aucune explication, il faut essayer ^^

Du coup je regrette de ne pas avoir été plus aventurière lors de mes séjours aux États-Unis avant ça. À la State Fair à et à quelques autres évènements à Tulsa il y avait des trucs vraiment bizarre, beaucoup à base de friture et je n'ai rien testé ... à part ce qu'on me recommandait vraiment ou que l'on me donnait. Possiblement qu'à l'époque j'avais du mal à mettre mon argent dans la bouffe pour une raison étrange. Désormais j'y vois une expérience et tout en restant raisonnable je me permets de dépenser dans ce budget et d'envisager des choses inhabituelles. 
Je vous laisse jeter un coup d'oeil à ce menu à la State Fair ! fried watermelon pour quelqu'un ?

Au Japon

Le port du masque :

En Corée du Sud je n'avais porté un masque que quelques fois : quand j'ai été malade et les jours de forte pollution. 
Mais étant donné la situation, Coronavirus tout ça, j'ai pendant la fin de l'hiver 2020 du prendre l'habitude de porter le masque pendant plusieurs heures de suite chaque jour. Pendant l'hiver pourquoi pas, bien que puisque je porte des lunettes ce n'est pas toujours bien confortable de se retrouver avec les verres embués ... mon nez fait que le masque laisse légèrement passer l'air ... malgré le morceau en métal.
Nous sommes maintenant en mai, je suis en confinement volontaire depuis presque 6 semaines et je ne porte le masque que pour aller au supermarché. Il commence à faire chaud et humide ... je transpire donc dans mon masque ... 
Donc sur le principe, porter un masque ne me pose pas franchement problème. Mais c'est l'aspect technique qui demande un peu de travail ^^

Mais de façon générale j'aimerai que le masque devienne quelque chose qu'un peu plus automatique en dehors des pays est-asiatiques (je ne sais pas si dans le reste de l'Asie ils sont aussi communs) ; quand on a un petit rhume, une petite toux qui ne cloue pas au lit je trouve que c'est un geste sympathique de faire son possible pour ne pas distribuer ses microbes. D'ailleurs j'aurai peut-être pu noter que c'est aux USA que j'ai pris l'habitude de tousser dans mon coude. Se couvrir la bouche c'est déjà bien, mais le masque offre une barrière supplémentaire, tout en indiquant qu'on couve un petit quelque chose. On connait tous cette personne qui indique avoir une petite angine après avoir dit bonjour à tous le monde ><

Ne pas parler dans les transports en commun :

Je suis désormais habituée au calme et au "silence" qui règne dans les trains à Tokyo. C'était assez perturbant quand je suis arrivée ; je trouvais ce calme plutôt suspect, c'était malaisant, j'avais l'impression que les gens n'étaient pas vraiment humain ... je ne sais pas comment l'expliquer, ça manquait de vie quoi ! Mais maintenant que je fais une heure de train par jour pour me rendre au travail et en rentrer j'apprécie cette ambiance. Pas de téléphone qui sonne (ou très rarement), personne ne passe d'appel (ou très discrètement juste le temps de dire qu'ils rappellent dans quelques minutes), personne ne partage sa musique avec tout le wagon. Si un groupe qui se connait monte alors effectivement ils discutent parfois. Mais ils parlent assez bas. Moi aussi il m'arrive de faire la conversation quand je retrouve une amie par exemple, et de temps en temps avec mon copain. Mais en général la discussion n'est pas super animée, il faut faire attention ^^ Du coup il m'arrive d'être un peu gênée si mes amis en visite au Japon ne réalisent pas le volume auquel ils parlent dans le train et c'est horrible parce que c'est hyper délicat de le faire remarquer ><
Je dirais que c'est un peu différent dans le cas du Shinkansen, la disposition des sièges fait que le bruit ne se propage pas de la même manière.

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Je note à la relecture que la quasi totalité de mes illustrations concernent la bouffe ^^
que voulez-vous ! 
Je pense à faire un article réponse sur les habitudes qui me semblent pour le moment inenvisageables ...

03/05/2020

Réponses à vos questions - FAQ FLE et vie à l'étranger

De Le 03/05/2020
On me contacte régulièrement sur la page Facebook du blog et sur mon compte Instagram pour me poser des questions sur le FLE, sur mon parcours ... Les messages sont parfois très vagues, presque irrespectueux et d'autres fois ce sont de bonnes surprises, des questions concrètes et des échanges sur des questions qui m'intéressent. J'ai quelques fois répondu à des questionnaires d'étudiants ou même fait des entretiens via Skype. Je suis toujours prête à répondre aux questions si vous me contactez (notamment si vous êtes déjà en master ou déjà diplômé). Si vous êtes encore lycéen, en tout début de réflexion sur votre parcours professionnel, il est possible que mes réponses ne soient plus d'actualité lorsque vous entamerez vos études universitaires et comme on me questionne souvent sur la Corée du Sud, notez que je n'y vis plus et que je n'y ai pas eu de contrat de travail, j'étais encore étudiante. Je suis actuellement au Japon, cette fois diplômée et comme enseignante de FLE. 

J'ai parlé plus en détail de mon expérience en Corée dans un petit entretien sur le blog de Kenza

Ce qui suit ne sont que des réflexions personnelles basées sur mes expériences personnelles et mon point de vue. Continuez vos recherches, croisez vos sources et faites vous votre propre petit chemin. 
J'ai tenté d'organiser les questions logiquement mais ... voilà ^^

Comment devenir professeur de FLE ?

Il n'y a surement pas un seul chemin pour y arriver mais je vous encourage à obtenir un Master (2) FLE, notamment si vous envisagez de partir à l'étranger. Pour l'obtention de visa de travail le bac+5 est idéal et même obligatoire pour certains pays tel que la Chine (un marché important dans le domaine du FLE).
Pour accéder au Master FLE vous pouvez faire n'importe quelle Licence avec une option FLE en troisième année par exemple. Ou une expérience d'assistanat (avec le CIEP par exemple) peut se substituer à ces cours de fac (ça a été le cas pour moi). Suivant vos interêts et projets, chaque université offre un Master aux composantes variées.
Certains apprennent sur le tas au fil des opportunités (avec un départ à l'étranger avant une entrée dans le FLE par exemple) ou avec la formation de l'Alliance Française.

Je vise un public scolaire, pourquoi pas collège ou lycée, le diplôme de FLE est-il reconnu ( insérer ici le pays visé ) ?

Renseignez vous directement auprès des établissements qui vous intéressent ; c'est possible d'obtenir un emploi dans l'enseignement public avec un master FLE mais j'imagine que dans l'idéal les écoles préfèrent un diplôme d'enseignement classique. Les enseignants de langue vivante en France dépendent de l'Éducation Nationale et ont dû obtenir le CAPES (?) ou faire valoir une équivalence s'ils viennent d'un pays étranger. J'ai eu des collègues qui en plus de leur emploi en Alliance Française, réalisaient quelques heures en lycée dans la même ville. Mais il est possible que l'établissement ait démarché l'AF directement.
J'ai pu travailler avec des lycéens en Corée du Sud, et aux États-Unis avant ça.
Je vous laisse deviner sur quoi on travaillait ici.

Comment est reçu l'approche "occidentale" de l'enseignement ( insérer ici le pays de votre choix ) ?

... je mets cette question ici mais je n'ai aucune intention d'y répondre ... je vois même pas comment je pourrais. J'ai pas noté qui m'a envoyé quelle question mais mon hypothèse c'est que ça venait de quelqu'un de relativement jeune.
Vous inquiétez pas sur des trucs pareils ; vos études de master vous enseigneront tout ce qu'il y a à savoir sur le sujet. Il n'y a pas "une approche occidentale" et même si la culture éducative d'un pays teinte les réactions des étudiants, on ne peut pas tous les mettre dans le même sac. Bref, pensez adaptabilité ^^ et peut-être même qu'en découvrant les méthodes utilisés dans le pays où vous serez vous aurez envie de vous en inspirer ...

Comment trouver un stage / un emploi en ( insérer ici le pays de votre choix ) ? Comment toi tu as fait ?

Je ne sais pas si certains domaines professionnels ont des spécificités quant à la recherche d'emploi mais ... Je n'ai pas l'impression d'avoir fait des choses incroyables pour obtenir de l'expérience.
  • répondre à des offres : une recherche rapide sur Google vous mènera vers FLE.fr et la plateforme de Français Dans Le Monde
  • se renseigner auprès de son département à la fac pour connaitre les partenariats et accords avec des établissements à l'étranger ou des écoles qui reçoivent régulièrement des stagiaires de votre université.
  • discuter avec les autres étudiants de votre classe, les anciens élèves, vos collègues pour faire savoir que vous cherchez quelques choses (bosser son réseau)
  • utiliser la plateforme LinkedIn pour trouver les noms des responsables (ça a quand même plus de gueule de s'adresser à la bonne personne lors d'une candidature spontanée)
  • bien renseigner son profil LinkedIn pour apparaitre dans les recherches
  • fouiller les méandres d'internet pour connaitre les établissements susceptibles d'employer des enseignants de FLE dans la ville ou le pays que vous souhaitez et savoir s'ils correspondent à vos attentes
  • avoir un CV clair et qui accroche l'oeil et de belles lettres de motivations (adaptées à chacune des candidatures bien sur)
  • obtenir des lettres de recommandations à la fin de vos stages ; ça ne peut pas faire de mal
Tout cela demande du temps et de l'investissement. Il est aussi préférable d'avoir une petite idée des démarches nécessaires pour partir dans tel ou tel pays. Notamment concernant le sponsor d'un visa si vous souhaitez enseigner hors Europe. 

Quand on me demande comment moi j'ai fait j'ai l'impression que c'est un subterfuge pour que je donne des noms d'écoles ou de responsables à contacter. On m'a déjà fait la demande bien plus directement. Malheureusement pour vous je trouve cela relativement déplacé et il est tout à fait possible de retracer mon parcours et mes contacts par des simples recherches sur LinkedIn. Et le réseau ça se travaille ... profitez de votre cercle en Master, vos professeurs et vos camarades pourront vous guider vers des opportunités si vous faites vos preuves.

Quel est le statut le plus intéressant ? Comment obtenir un contrat "expat" ?

Le plus intéressant ... financièrement ? Le plus intéressant en ce qui concerne la stabilité ? ... La plupart des enseignants de FLE ont un contrat local, en accord avec les lois du pays, à vous de voir si ça vous semble intéressant.
Si vous enseignez en France je sais qu'il y a beaucoup de contrats "vacataire" (qui selon les dire n'est pas idéal) mais certaines écoles préfèrent recruter des auto-entrepreneurs (parce que ça les arrange bien ...). Je ne sais pas ce qu'il en est des CDD et CDI ... je n'ai jamais travaillé dans le FLE en France. 
Un contrat expatrié est une sorte de package je pense ... quand votre entreprise française vous envoie à l'étranger. Ce qui implique un salaire français dans un pays au niveau de vie bien différent. J'imagine que c'est tout bénef' si on vous mute par exemple en Asie du Sud-Est où le salaire local est bien plus bas. 
Mais dans le FLE ... je pense que l'unique possibilité d'être dans ce cas de figure est de faire un contrat VI ; vous serez envoyé à l'étranger par le Ministère des Affaires Étrangères, avec un passeport diplomatique et tout le blabla. Pour accéder à ces postes (qui sont plus que de l'enseignement !) il faut avoir moins de 28 ans au moment du départ ... Les offres sont disponibles sur le site de Civiweb

On gagne bien sa vie ?

Déjà, "bien gagner sa vie" c'est très subjectif ... 
Cela dit le domaine du FLE n'est pas connu pour ses salaires mirobolants me semble-t-il. Les salaires vont varier suivant les pays, suivant la place du français dans le pays en question. Et aussi en fonction des diplômes et de l'expérience de l'enseignant. 

Ce n'est pas mon cas mais la précarité du FLE vient principalement de la nature des contrats et du nombre d'heures offert par les écoles. Mon contrat coréen qui est tombé à l'eau indiquait 20h de face à face pédagogique par semaine ... et il me semble que les contrats "vacataires" sont de courte durée, difficile de se projeter avec ça j'imagine.
Il doit bien y avoir des emplois dans le FLE qui rapporte bien, mais il y a évidemment de la concurrence et il faut voir quelles sont les concessions à faire pour y accéder.
Pour estimer si le salaire qu'on vous propose pour un poste vous permettra de mener une vie décente je vous propose de consulter le site Numbeo ; une comparaison du coût de la vie entre Paris et Tokyo par exemple.

Et la retraite ?

Ça dépendra du type de contrat que vous avez, mais aussi du pays dans lequel vous travaillez, des accords entre les pays ce genre de chose.
Je sais que, sous conditions, en Corée du Sud et au Japon il est possible de toucher une somme d'argent au moment de quitter le pays (pour un autre par exemple). Je crois aussi que le Japon et la France reconnaissent "les trimestres" (j'y connais vraiment rien ...) travaillés pour calculer les droits à la retraite ...
La rumeur dit que la France n'accepte de faire valoir ses trimestres à l'étranger que d'un seul pays ... donc si on a vécu et travailler dans plus d'un pays étranger il est possible qu'il soit difficile de faire valoir ses droits ... à chaque personne sa situation ... et ça dépend de vos espoirs concernant une retraite (en France ou ailleurs ^^)
Pour le moment je sais juste que je cotise pour la pension au Japon au même titre que tous les employés du pays.

Comment se fait l'acclimatation ?

Je ne sais toujours pas ce que je suis sensée répondre à cette question ... Je ne comprends toujours pas pourquoi on me l'a pose ...
Vous imaginez bien que ça va être différent pour chaque personne, et une même personne peut avoir des expériences très variées. Ça peut très bien aller dans un pays et pas du tout dans un autre, même en ayant une facilité à l'adaptation ... Je crois qu'on ne sait jamais vraiment avant de se lancer et c'est un processus qui ne se fait pas en 3 semaines.

Les ( insérer ici la nationalité du pays de votre choix ) sont ils plutôt ouverts ?

On m'a carrément demandé une fois "comment sont les élèves en Asie ?" ... 
Ça doit dépendre des cultures, du taux d'immigration, et de la personnalité de chacun. Avant de partir en Corée du Sud j'avais surtout entendu parlé de la supposée "timidité" des cultures asiatiques. Et clairement, c'est difficile pour moi d'utiliser le mot "timide" pour décrire l'accueil que j'ai eu en Corée. Et puis, si vous partez à l'étranger dans le cadre du FLE vous serez en contact avec des personnes qui de base s'intéressent à quelque chose qui est extérieur à leur culture.
Mes étudiants japonais ont pour la plupart le goût du voyage, de la découverte de quelque chose de différent. Ce n'est pas le cas de tout le monde mais ...
En tout cas, ouverts ou pas, c'est vous qui êtes dans une démarche de vie à l'étranger, à vous d'aller découvrir par vous même sans apriori.

Est-ce facile de se faire des amis ?

Alors, parlons juste de la vie sociale de manière globale ...
Je me considère comme quelqu'un de très sociable mais aussi un peu timide quant à faire le premier pas vers les inconnus. Ajoutons à cela que dans le cas présent, j'habite au Japon et je ne parle pas japonais. De plus, je n'ai toujours pas mis le doigt sur la notion d'amitié au Japon. Dans un pays où on travaille passe beaucoup de temps au travail je me demande un peu quelle place a la vie sociale.
Votre environnement participe grandement à faciliter les rencontres ou non. Habiter sur le campus lors de mon stage à Cheongju y a participé ; le fait d'avoir plus ou moins l'âge des étudiants avec qui je travaillais aussi. Il en va de même pour les collègues, qui dans le domaine du FLE ont souvent les deux casquettes : collègues et amis.
De manière générale je pense qu'il arrive plus souvent de se faire des amis eux aussi étrangers, on a déjà une base d'expériences commune. On est aussi peut-être plus à la recherche de nouvelles amitiés. A votre âge, en France, vous avez surement une bande de potes (ou plusieurs) qui s'est formée au fil de vos études, les voisins du quartier où vos parents habitent toujours, et vous ne cherchez pas les nouvelles rencontres, elles se font plus naturellement, par connaissances. C'est plus ou moins la même chose dans votre nouveau pays.
Ce que la vie à l'étranger m'a surtout appris c'est que la notion d'amitié varie d'un pays à l'autre. Alors vous allez me dire "oui merci Sherlock on s'en serait douté !" mais malgré le fait qu'on le sache, je trouve que je dois constamment me le rappeler. Et je crois que l'amitié tient une part importante de la culture française et de notre rapport à la vie sociale.
Encore une fois, la technologie est de votre côté : vous pouvez entrer en contact avec de nouvelles personnes en ligne (groupe d'expats sur Facebook par exemple) ou même utiliser des sites de rencontres.
Journée à Jeonju avec mes amis/collègues stagiaires super cools pendant mon séjour en 2017
Si ça aide certains à se faire une idée, ça fait un an et demi que je suis au Japon et ma vie sociale se résume à mon petit-ami japonais, une amie française de fac qui était arrivée au Japon avant moi, une connaissance française avec qui j'ai été mis en contact par une amie en France, et mes collègues français. Des fois j'aimerai avoir plus de monde dans ma vie, et à d'autres moments je me dis que je ne sais même pas si j'aurais le temps de voir d'autres personnes. Parce que n'oublions pas que dans le FLE, nos horaires ne nous aident pas beaucoup à avoir une vie sociale : finir le boulot à 21h ... difficile de se faire un apéro ou un diner après ça.

Tu changes de pays chaque année ?

Cette question m'a fait sourire en la relisant.
C'était un peu mon idée d'adolescente ! Découvrir une nouvelle destination chaque année en passant d'un contrat à un autre. C'était un peu optimiste maintenant que j'ai un peu d'expérience. Une année ça passe vraiment vite quand on est bien occupé au travail et qu'en plus il faut prendre ses marques dans un nouvel environnement, une nouvelle culture. 
Peut être qu'il existe des enseignants qui ont la bougeotte et qui font cela. C'est possible, techniquement parlant. Mais moi j'ai eu mon compte pendant mes stages, 10 mois aux USA, re 3 mois et demi aux USA, 6 mois en Corée du Sud, re 4 mois en Corée du Sud et après 6 mois en France me voilà reparti pour le Japon, où je suis maintenant depuis un an et demi. J'envisage de bouger dans pas très longtemps mais pas tout de suite non plus ^^

Comment vivre la séparation avec la famille ?

Même réponse qu'en ce qui concerne l'acclimatation. Ça dépend de votre personnalité, de vos habitudes, de la famille de laquelle vous venez. A vous de faire les choix qui vous semblent les plus pertinents. Si vous avez toujours vécu près de vos parents et que vous les voyez tous les weekends, il me parait logique que partir à l'autre bout du monde soit plus problématique que pour quelqu'un qui a l'habitude de vaquer à sa petite vie sans être en contact permanent avec ses proches. 
Moi la première fois que je suis partie c'était pour 10 mois d'un coup ! Ça n'a pas été tous les jours faciles j'imagine, j'ai un peu de mal à me souvenir. J'ai surement pleurer sur Skype quelques fois ; mais rien qui ne m'ait marqué. 
Je dois dire qu'à l'époque où on vit les technologies permettent de garder le contact, pourvu que vous soyez connecté au wifi en permanence, vous pouvez joindre vos proches en quelques secondes. Avant de partir à l'étranger je passais beaucoup de temps au téléphone avec ma mère et je rentrais au moins une fois par mois chez mes parents, j'y passais toutes les vacances. Aux Etats-Unis, avec le décalage, mon stage à temps plein et ma découverte du pays grâce à ma famille d'accueil on s'est adapté : chaque mercredi je passais quelques heures sur Skype avec ma mère, sauf si j'étais partie en balade ou en voyage. A vous de trouver votre rythme, et peut être que certains ne pourront pas vivre à l'autre bout de monde comme c'est le cas pour moi maintenant. Écoutez vous, essayez de trouver un juste milieu entre vos besoins personnels et vos envies professionnelles.
Personnellement je ne trouve pas une grande différence quant à la séparation entre vivre au Japon ou en Grèce : le nombre de kilomètres importe peu, c'est plutôt le coût et le temps de voyage pour retourner voir sa famille qui sont importants. Au quotidien, si ce n'est le décalage horaire, c'est la même chose selon moi.

J'ai quelques craintes vis-à-vis de l'inconnu, le FLE est-il pour moi ?

J'imagine que la personne qui m'avait posé cette question était relativement jeune, ou avait peu d'expérience. Déjà on peut travailler dans le FLE en France ou dans son pays d'origine. Que ça soit auprès d'un public en parcours d'immigration ou avec des étudiants internationaux qui viennent pour un séjour linguistique, potentiellement pour s'inscrire à l'université en France.
Mais j'imagine que pour une partie de ceux qui travaillent dans ce domaine, le côté vie à l'étranger fait partie de l'intérêt pour l'enseignement du FLE. Si vous n'êtes pas trop sûr de vous sur ce point je vous encourage à déjà partir en vacances à l'étranger, de vous confronter à la différence dans un cadre "sympa"(rappelons que voyager et habiter à l'étranger sont des choses très différentes). Savoir comment on se sent et comment on réagi en terrain inconnu est un premier pas pour s'imaginer vivre loin de son pays.
Il y a le FLE, le monde du travail, et il y a la vie à l'étranger. On n'est pas obligé de combiner les deux.

Faut-il savoir parler la langue du pays ?

J'ai parlé de vivre dans un pays dont on ne parle pas la langue dans cet article. Et maintenant que je suis au Japon depuis 1 an et demi ... sachez que j'ai peu pris le temps d'étudier, que je connais les expressions de politesse et c'est plus ou moins tout. Ce n'est pas l'idéal selon moi, mais il faut trouver la motivation et le temps.

Et quand bien même vous parliez la langue de vos apprenants, c'est à vous de voir si vous souhaitez l'utiliser en cours. Peut-être que l'établissement où vous travaillerez vous demandera de ne pas passer la langue du pays et d'enseigner exclusivement en français. Ça pourra aussi dépendre de vos étudiants, j'ai par exemple eu des étudiants qui ont expressément demandé à recevoir les explications de grammaire en anglais pour ne pas perdre de temps en classe.
Il ne faut rien, ça dépend des circonstances et des attentes de vos étudiants/vos lieux de travail.


En espérant avoir pu vous éclairer ; j'ai pris et adapté les questions qui revenaient le plus souvent dans mes messages. J'ai aussi pris la liberté de ne pas même mentionné les questions presque déplacée que j'ai pu recevoir quelques fois.
Encore une fois, lire des témoignages en ligne c'est bien mais renseignez vous auprès de professionnel ; je sais que les conseillers d'orientation n'ont pas bonne réputation mais ils sont normalement à votre service, c'est leur métier de vous guider et de vous aider à vous informer. Vous pouvez aussi aller voir les étudiants et enseignants des départements de FLE (sociolinguistique tout ça) lors des portes ouvertes des universités.

16/04/2020

Premier trimestre 2020 - la situation à Tokyo - Corona et compagnie

De Le 16/04/2020
Nous sommes à la mi-avril et je suis enfin à la maison, en télétravail après deux gros mois d’interrogation et de frustration. Avec l’annonce de l’état d’urgence à Tokyo et quelques autres préfectures, mon entreprise avait dans un premier temps encouragé les étudiants à prendre des cours par Skype plutôt que de se déplacer à l’école, et finalement vendredi dernier le boss de la boîte dont je dépends a indiqué que nous pouvions travailler depuis chez nous et que l'ensemble de l'enseignement se ferait par appel vidéo.

Je ne suis pas spécialement satisfaite d’être “bloquée” chez moi mais au moins maintenant je suis fixée, je n’ai plus de questions à me poser, je m’inquiète moins des contacts que je pourrais avoir avec les gens.
Ce premier trimestre de 2020 a été quelque chose, pour de multiples raisons.
une de mes dernières sorties ; le 17 mars (mon dernier resto aussi ce jour là)

Janvier

Difficile de me souvenir exactement de quand on a commencé à entendre parler de ce virus ; au début du mois j’ai pu célébrer mon anniversaire sans encombre. Au travail c’était relativement calme, comme un premier mois de trimestre. Et en jetant un coup d’oeil à mon calendrier je me rends compte que j’ai fait pas mal de trucs. J’ai visité un nouveau quartier près de chez moi, je suis allée au musée à la fin du mois et l’amie avec qui j’ai passé cette journée avait déjà commencé à porter un masque chaque fois qu’elle prenait le train.


Quand j’y repense, il y avait pas mal de monde au Mori Museum ce dimanche là fin janvier … et je ne me souviens pas que grand monde portait un masque. À ce moment là je ne m’inquiétais pas tellement, on ne savait pas encore grand chose. Je crois que les informations concernant la situation en Chine ne faisaient qu’être révélées.

Février


Nouveau mois et nouvelle célébration ! Cette fois, mon copain et moi on fêtait nos un an ensemble ; on a donc passé la journée dans mon quartier préféré et le centre commercial où nous sommes passés proposait une bouteille de désinfectant à l’entrée, de même au restaurant il me semble. C’était au tout début du mois, et il m’a demandé si j’avais des masques à la maison. Il se trouve que ce n’est pas encore tout à fait dans mes habitudes, je n’en porte que quand je suis malade. J’avais eu une angine en décembre donc il m’en restait quelques uns. Mais quand j’ai souhaité en acheter … plus rien en rayon ! En tout cas dans les quartiers que je fréquente. NI une ni deux, à notre date suivant il m’a gentiment donner une grosse boite de masques en m’encourageant à en porter.
S’il n’avait pas insisté je pense que j’aurai juste mené ma vie sans trop me soucier des masques, tout le monde n’en portait pas encore. Mais finalement je me suis forcée un peu, certains jours j’ai oublié d’en mettre un en partant au travail, mais j’ai pris l’habitude. Je porte donc un masque quotidiennement depuis la mi-février. À cette époque, et même un peu plus tard on s’est gentiment moqué que je prenais trop de précautions, que de toutes façons le masque ne protège pas vraiment. J'ai tout de même continuer, ça ne pouvait pas faire de mal et je ne regrette pas du tout maintenant.

À l’école, les étudiants arrivaient avec des masques mais les enlevaient pendant le cours. Certains étudiants m’ont mise en garde, m’ont indiqué les quartiers où ne pas me rendre (entendre : les quartiers prisés des touristes chinois) et on a commencé à parler du virus quotidiennement. Dans les locaux où je travaille on a une télévision constamment allumée, souvent sur la chaine de France24, donc info en continue, de nombreux reportages sur le Corona yadiyada … 

Aussi, en février j’ai enfin fait des recherches et contacté une association pour commencer les cours de japonais. J’étais enfin motivée, j’avais trouvé une association qui offrait des cours dans mon budget, qui était facilement accessible, j’ai fait mon cours d’essai gratuit, que j’ai beaucoup aimé, le 18 février. Dès la fin du cours j’indique à la femme en charge que je souhaite m’inscrire, elle me donne le formulaire et me dit qu’on s’occupera de mon inscription la semaine suivante avant le cours. Et bien ce premier cours n’est jamais arrivé ! 
Un ou deux jours avant mon cours je reçois un email indiquant qu’aux vues de la situation l’association avait décidé de ne pas offrir de cours en mars… et que la dernière semaine de février était annulée par la même occasion. Déception mais bon, les femmes en charge de l’association sont des petites mamies pas toutes jeunes et on entend beaucoup dire que le virus est principalement un risque pour les personnes âgées.

Mars

The worst ! Toujours la même chose : suivre les infos en Europe, clairement trop pour mon bien être mental pour être honnête, porter un masque, ne rien toucher, se laver constamment les mains, ne parler que de ça et de l’inaction du gouvernement japonais. 
Ils ont finalement fermés les écoles avant la fin de l’année scolaire, un peu rapidement, sans trop y réfléchir, juste pour agir. Ils ont apparemment été critiqué. Ça a un eu un impact sur les entreprises avec le fait que des employéEs (évidemment) ont du rester à la maison pour s’occuper des enfants, les adolescents qui n’allaient plus en cours allaient en fait quand les quartiers commerçants. Big mess !
Ça a été un mois où les étudiants ont commencé à me parler de télétravail, des difficultés qu’ils rencontraient, du fait qu’ils n’aiment pas ça, ou que pour leur entreprise “ce n’est pas possible” … Ou qu’ils ont beaucoup de travail car ils doivent faire leurs tâches et celles d’un collègue absent. 

Les Jeux Olympiques sont enfin repoussés ! Et je crois que c’est surtout le fait que certains pays aient indiqué qu’ils ne comptaient plus venir qui a un peu forcé la main du Japon. Jusque là, il y avait très peu de tests faits, au Japon la société se pense toujours au dessus du virus. On fait passer le quotidien et les habitudes avant le virus. Les entreprises changent légèrement leurs horaires pour éviter les heures de pointes à leurs employés … Mais tout le monde a eu la même idée donc … on tourne en rond. Le nombre de tests augmente depuis que les JO ne sont plus sur la table mais clairement … y’a un soucis. Quand on voit la situation en Europe … comment serait-ce possible qu’au Japon personne ne soit malade ? Il y aurait bizarrement un grand nombre de décès dû à des pneumonies ... suspect


Le 24 mars mon copain et moi sommes allés à Nakameguro, un quartier populaire et d’autant plus lors de la floraison des cerisiers. Nous n'y étions pas allés l'an dernier et j'avais très envie de profiter du "calme" de cette année pour y mettre les pieds. Finalement il y avait pas mal de monde pour un après-midi en semaine, la police s'occuper de guider les passants, on était pas les uns sur les autres donc ça allait selon moi.
Nous devions partir en weekend cette semaine là. Un petit voyage hors de Tokyo pendant 3 jours que j'attendais avec impatience depuis le mois de décembre. On était un peu inquiet et il avait déjà commencé à mentionner que nous devrions annuler notre voyage. Le jeudi on a donc décidé de ne pas se déplacer … Déjà que mars n’avait pas été un mois très amusant, j’étais super déprimée et frustrée. Je suis toujours un peu triste en y repensant maintenant, mais de toutes façons la météo était horrible ce weekend là. 
C’est aussi ce weekend là que le gouvernement a demandé aux gens de rester chez eux. Le weekend précédent avant été un weekend de trois jours et beaucoup de gens avaient voyagé. Mais juste le weekend hein, la semaine faut aller travailler !
J’ai tout de même réussi à le voir rapidement autour d’un café en extérieur et d’une balade au palais impérial le 30 et 31 mars. Ces jours-là justement il a mentionné que l’on devrait se voir un peu moins, faire encore plus attention et, en ne rigolant qu’à moitié, il m’a demandé de ne pas rester collée à lui. Guilty as charged ! Un peu vexant mais j’oublie un peu vite qu’il vit avec sa famille et que je ne voudrais pas être responsable de rendre tout le monde malade. Bref on a pas mal parlé, de ce que l’on pouvait faire, et finalement c’était la dernière fois qu’on s’est retrouvé. 

Avril

Son université lui a demandé de rester à la maison et de réduire ses sorties au minimum, et maintenant je reste aussi à la maison. Sortir pour se voir serait irresponsable. J’essaie donc de me faire une petite routine à base de cuisine, de yoga (mes premiers pas ^^), de films, de séries, de bains, d’appels avec ma famille et désormais de LINE date avec mon copain ^^ et aussi de travail puisque j’ai la chance de pouvoir continuer à travailler et les étudiants commencent enfin à prendre des cours via Skype. Vous serez surement surpris d’apprendre que les japonais ne sont pas hyper à l’aise avec la technologie et que les cours à distance demandent beaucoup d’efforts et de sortir de sa zone de confort pour les étudiants. Certains sont même surpris que je puisse bosser depuis chez moi ; ils pensaient que je devrais me rendre à l’école pour donner le cours sur Skype. Je suis tellement contente de ne pas avoir à faire cela, ça serait une prise de risque bien inutile. 
Ma sortie de la semaine sera le supermarché pour les grosses courses et le kombini pour compléter quand c’est nécessaire. 
Le fait de rester à la maison depuis une semaine maintenant, je me rends compte que j’aime vraiment là où j’habite bien qu’il y ait quelques inconvénients. Je peux profiter de beaucoup de soleil dans ma chambre, chambre qui n’est pas trop petite, je peux y rester la plupart de la journée sans que ça ait un impact négatif sur mon humeur. Je mets tout de même un point d’honneur à ne pas manger dans ma chambre ces derniers jours, histoire de changer un peu d’environnement, ne serait-ce que pendant les repas. 

En ce qui concerne la situation de Tokyo et du Japon ... j'ai commencé à lâcher l'affaire tellement ils sont frustrants et incompétents ... En résumé on laisse penser que le virus sévit la nuit, attention à ne pas rentrer trop tard, ne pas aller au bar après le boulot, il y a eu des clusters dans les quartiers "chauds" de Tokyo, on laisse donc planer l'idée que ça serait un virus qui s'attaque aux gens peu fréquentables ... Le gouvernement a choisi de distribuer à chaque foyer deux masques en tissue lavable ... j'ai vu des photos aujourd'hui ... ils sont très petits, ils n'ont pas l'air bien épais et surtout, deux par foyers, est-ce bien suffisant ? D'ailleurs pour rappel dans ma maison nous sommes 10 ! 
Autrement le Japon a eu un peu de temps entre le début de l'épidémie et les infections sur place (si on accepte l'idée que ça ne fasse que commencer); mais apparemment ils n'ont pas utilisé ce temps à bon escient et les hôpitaux commencent à être à capacité ... La gouverneur de Tokyo semble essayer de faire au mieux, en cette mi-avril les magasins "non-essentiels" sont désormais fermés, les salles de jeux, les cinémas aussi ... mais les accros aux arcades et au pachinko (le casino du coin) s'en vont dans les banlieues de Tokyo pour jouer ...
C'est affligeant ... j'en apprend beaucoup et beaucoup trop rapidement sur la politique japonaise ... 
Je suis finalement bien contente d'être à la maison et de pouvoir prendre les mesures que je considère nécessaires moi-même. Mais ça, ça ne sera possible que tant que l'état d'urgence est en place, on verra le 6 mai où on en est ... Sinon, évidemment, ici il n'est pas question de confinement puisque le gouvernement n'en a pas le pouvoir - c'est donc purement sur la base du volontariat ... on se retrouve donc avec des parcs blindés de gamins. Les quartiers commerçants tel que Shibuya sont bien désertés mais ce n'est pas le cas des quartiers résidentiels. Je ne vous parle même pas des gestes barrières, le respect des distances entre les personnes n'était en place que dans le train début avril et les supermarchés ne font pas la taille nécessaire pour que ça puisse être possible je pense ... bref ... frustration ... 

Tellement d'autres points à aborder, à mentionner mais je crois que ce pavé est suffisant pour le moment. N'hésitez pas à commenter ou poser des questions ! 

19/01/2020

Ma grande maison à Tokyo - Les share houses japonaises

De Le 19/01/2020
Voilà un an que j'habite dans ma maison au nord de Tokyo. J'ai passé un gros mois dans un autre logement du même type avant de m'installer ici. Un an en colocation, petit retour sur le système des share houses au Japon.
Rue résidentielle dans un quartier qui n'est pas le mien, mais ma maison a des petites briques rouges aussi ^^

Des agences spécialisées

La colocation ici est le plus souvent gérée par des agences ; comme on louerait un appartement, on loue une chambre et l'accès aux parties communes de la maison. Je n'ai pas souvenir d'avoir vu ce type d'organisation en France mais corrigez moi si c'est le cas.
J'avais organisé mon premier emménagement depuis la France, auprès d'une entreprise qui permettait de le faire à distance et proposait un engagement minimum, je devais y rester un mois au moins, et j'avais un mois de préavis pour mettre fin à la location. Pratique, mais je me suis rendue compte que tant de turn-over ne me conviendrait peut-être pas, et bien qu'il n'y ait pas eu le moindre soucis je n'étais qu'à moitié à l'aise de partager la maison que j'avais choisie, et notamment la salle de bain avec trois hommes. Sur mes six semaines de locations, il y a eu des arrivés et des départs, aucune fille à l'horizon.
Après recherches et discussions j'ai donc trouvé une autre agence qui propose des share houses où la location n'est possible que pour les femmes et qui requiert un contrat minimum de six mois. 

Ma grande maison

J'habite donc une grande maison, du moins par rapport aux standards japonais. Sur trois étages il y a 10 chambres. Mais le rez-de-chaussée est séparé du reste de la maison ; je ne connais donc pas les 4 locataires qui y vivent. Je vis dans les étages supérieurs et je partage la salle de bain, deux WC, et la grande pièce à vivre avec 5 autres personnes. Au moment où j'écris, nous ne sommes que trois résidentes, une quatrième est sur le point de quitter la maison et je suis en suspense de découvrir les nouvelles habitantes quand elles arriveront. 
J'ai la chance d'avoir pu obtenir une grande chambre lumineuse ! J'ai donc 10 mètres carrés (à peine) privés, avec deux grandes fenêtres, un énorme placard à la japonaise, un petit bureau, une chaise et un sommier. Ah et surtout : une clim !! ^^
J'ai choisi cette maison pour sa localisation ; à 5 minutes de la gare et je peux être au travail en 30 minutes ! Le luxe à Tokyo, sachant que j'ai un train direct. Et surtout : une grande cuisine ! Avec un vrai espace de vie. Finalement je ne mange pas souvent chez moi à cause de mes horaires, mais je fais de mon mieux pour cuisiner et emporter mes repas au travail, et une vraie cuisine ça aide pas mal.

Qui dit grande maison dit grande salle de bain, et bain à la pointe de la technologie. Un de ceux qui réchauffe l'eau, ou la garde à température, qui rempli la baignoire automatiquement au niveau demandé et sonne quand il est prêt à t'accueillir.
Alors c'est bien beau mais combien de temps l'eau reste chaude là-dedans ?
De la même façon, nous avons des lunettes de toilette chauffantes ; pas de super bidet mais rien que ça c'est appréciable ^^ Des choses que je n'aurai surement pas si je louais un studio.

Les services

Puisque je partage la maison avec des colocataires et que parfois ça pourrait devenir le bazar le management s'occupe du ménage et de garder la maison en état. Chaque semaine une femme de ménage vient s'occuper des espaces communs, nous livre en papier toilette, en éponges et en lessive suivant les besoins. Et nous ne sommes qu'à un email pour demander le remplacement d'une ampoule ou d'un ustensile de cuisine vieillissant.
De même, pas à s'occuper des factures ! Nous avons un prix fixe pour les charges qui couvrent l'électricité, le gaz, l'eau et internet. En une année ici, nous n'avons reçu qu'un email nous rappelant de couper le chauffage (les climatiseurs) lorsque nous ne sommes pas dans nos chambres ou le salon. De même, je passe souvent mon temps à éteindre les lumières parce que mes colocs se croient à Versailles ^^
Lors de la signature du contrat on reçoit un petit guide des règles de la maison, nous devons respecter des horaires par exemple pour utiliser la machine à laver ou bien le temps passé dans la salle de bain. Notre principale "devoir" dans la maison est de sortir les poubelles, chaque semaine une résidente de la maison s'occupe des déchets. Puisque nous sommes six c'est vraiment un tout petit truc à faire.

La vie en rose ?

Jusqu'ici je pense vous avoir bien vendu le truc ^^
Evidemment, je pense être assez chanceuse d'avoir trouvé un logement qui me convient bien, et d'être avec des colocataires respectueuses. J'imagine que le fait que la maison soit agréable dépend des locataires. 
Il y a bien quelques petits inconvénients parfois ; avec une salle de bain pour six personnes, il peut arriver d'avoir à attendre un peu pour pouvoir l'utiliser. Mais sur une année ça ne m'est pas beaucoup arrivé car finalement nous avons toutes des emplois du temps et des habitudes différentes. Mon problème principale est qu'une de mes colocs prend souvent des bains, et que le temps de le faire couler et le temps qu'elle y aille il peut parfois se passer un petit moment ; notamment pas trop pratique le matin avant le travail. Mais parfois il faut faire de petites concessions. 
Une de mes colocs, qui est désormais partie, aimait chanter tard le soir. Après un ou deux messages sur la conversation de groupe de la maison, le problème était réglé.
Mon problème principale concernait une colocataire, qui elle aussi a quitté la share house, qui laissait souvent trainer des choses sales dans l'évier. 
Rien de très grave qui ne puisse être résolu ou en tout cas communiqué par un message ou quoi. 
C'est personnellement le genre de concessions que je suis prête à faire pour habiter ce grand logement, dans un quartier pratique et qui me permet de n'être pas loin du travail ou d'autres quartiers pour sortir.
Pour le moment la situation me convient bien

Pourquoi rester en colocation ?

Effectivement, parfois j'aimerais bien avoir mon chez-moi perso, mon petit appartement décoré à mon goût, où j'aurais mes affaires personnelles et où je n'aurais pas besoin de prendre en compte les besoins d'autres personnes.
Je compte rester en colocation, dans ma maison actuelle précisément parce que :
  • obtenir un appartement en tant qu'étrangère risque d'être un parcours semé d'embuches
  • les frais pour accéder à un appartement sont souvent exorbitants ; on m'a dit de mettre au moins  l'équivalent de 6 mois de loyer de coté
  • mes projets pour les quelques années à venir ne sont pas très définis ; investir dans des meubles et des équipements pour la maison pourrait être une dépense inutile (et des efforts en plus pour s'en débarrasser si je venais à quitter le Japon)
  • je profite de plus d'espace - je devrai surement me contenter de moins de 18 mètres carrés si je voulais un studio perso
  • j'aime avoir une présence, même si je ne suis pas amie avec mes colocs
Bien sûr, parfois j'aimerai bien avoir mon chez moi mais pour le moment je n'ai pas assez de motivation pour déménager, et dépenser tant d'argent alors que je n'ai pas de gros problèmes à vivre en coloc.

Petite ou grande colocation

Comme indiqué plus haut dans l'article, la première share house que j'avais sélectionné comptait quatre chambres. J'avais fait de longues recherches pour trouver une petite colocation. Je m'imaginais mal partager une maison avec une dizaine de personnes. 
Finalement six personnes je ne trouve pas ça énorme, je me dis que dix personnes ça pourrait le faire. Tout dépend des espaces, de l'arrangement de la maison et surtout des personnalités des locataires. Il existe aussi des share houses gigantesques en bordure de Tokyo, avec quelques 300 chambres et des services extravagants (salle de ciné, salle de sport, vélo en libre service ...). Très peu pour moi ! Deux douches par étages pour quelques 25 chambres ... nope. 
Ça s'apparente clairement à des résidences universitaires ; et mon expérience de résidence en Corée était d'un autre niveau ^^

L'embarras du choix

Il existe de tout à Tokyo, dans une gamme de prix très variés vous trouverez ce qui vous convient. Petite ou grande, dans le centre ou en périphérie, chambre privée ou partagée, seulement pour les étrangers ou non ... 

01/01/2020

2020 ; je continue sur mon chemin des petites résolutions

De Le 01/01/2020
Je n'ai jamais été une adepte des résolutions pour la nouvelle année. Parce que dans le doute, au cas où je ne pourrais pas les tenir, j'ai juste préféré ne pas en prendre. Et j'avais pas vraiment de projet ou peut-être même la volonté de changer quoi que ce soit.

Et puis l'an dernier j'ai décidé d'en prendre. Des petites, des trucs réalistes, qui je savais qu'ils allaient être bénéfique pour moi, pour ce que j'avais envie d'accomplir. Et aussi parce que j'étais motivée à devenir une meilleure version de moi-même après une année où je ne m'étais pas trop écoutée. 

2019

Fin décembre l'an dernier j'ai donc, tout haut, partagé mes projets. J'allais me lever plus tôt le matin ! Et ne pas continuer ce cercle de "je me lève pour partir au boulot - je me couche en rentrant du boulot" ... Avec les horaires en décalées, on est vite dans un engrenage pas super sain. Fini le réveil à 10h30 ! De façon assez progressive si je me souviens, j'en suis arrivée à me lever à 8h. Et si je me suis couchée de façon à être assez reposée, il m'arrive de démarrer ma journée à 7h30 si je me réveille plus tôt. Le truc un peu improbable quand on sait à quel point j'aime dormir et trainer au lit. Mais le manque de productivité et de "vie" en dehors de mon travail me posait problème.
Désormais je ne me lève plus après 10h ! Je ressens une réelle différence sur mon humeur et ma fatigue. De la même manière, sauf quelques exceptions de ci de là, je suis en général prête à m'endormir à 23h. 

Mon autre défis c'était de cuisiner plus. Après tout, j'avais choisi la maison où j'habite toujours parce qu'il y avait une cuisine digne de ce nom. Et qu'en plus de faire des économies, je fatiguais un peu des options du kombini. Finalement, je n'ai pas vu de grand changement concernant l'aspect financier, car je cuisine ce que je connais, c'est à dire plutôt européen, et que je pense que ça se ressent sur la facture. Mais je me sens mieux, je pense que je mange un peu mieux, je mange vraiment ce dont j'ai envie. Y'a parfois quelques ratés mais bon, c'est le jeu. Et en décembre, à cause de la fatigue et du manque de motivation je n'ai pas cuisiné autant que d'habitude et j'ai repris le chemin du kombini ... clairement maintenant je sais que ma résolution restera avec moi, je n'ai plus vraiment envie de manger ces plats tout-prêts.
Le kombini, c'est fini!
Et finalement, celle que je n'aurai pas tenu : faire du sport !
Ça avait bien commencé et puis finalement ... ça a fait plouf ... 
Mais avec la marche quotidienne, et mieux manger (j'ai aussi suivi le jeune intermittent une majeur partie de l'année) j'ai perdu les kilos que j'avais pris en France pendant ces mois un peu bizarre à rester à la maison. Je ne vois pas une grande différence, surement parce que ça a été progressif, mais je me sens mieux sans ces 6 kilos. Ou peut-être que c'est juste un tout ! Je me sens mieux, je me sens bien. 

Alors en 2020 ?

Je continue avec les trucs petits, mais réalisables puisque ça semble fonctionner que j'imagine que ce sont les petites choses qui mènent aux grandes ^^

Je veux lire plus ; je veux faire en sorte de prendre le temps de lire. J'adore les livres, j'aime lire, mais dans la vie quotidienne ... je n'y pense pas, ou alors j'ai la flemme ! Parce que trainer sur Youtube c'est plus simple surement ... Surtout qu'il y a plein de livres que j'aimerai lire. Mon plan c'est donc de lire quand je suis dans le train, en général j'arrive à avoir une place assise, mais il m'est déjà arrivée de lire debout quand mon livre était vraiment passionnant. Si je pouvais lire 12 livres sur l'année je pense que je pourrai me dire que j'ai accompli quelque chose.
Le sport ! Je sais que ça me fait du bien, physiquement et mentalement donc je le garde dans mes résolutions ; maintenant que j'ai perdu du poids je voudrais me muscler et surtout avoir un moment où je ne pense à rien. Donc je vais tenter de faire une séance une fois par semaine. Vous la voyez la barre ? Bien bas ? ^^ 

Et enfin ... la seule résolution qui me semble douloureuse mais nécessaire : ÉTUDIER LE JAPONAIS ! Après un an ici je pense qu'il est définitivement temps que je m'y mette réellement ... je ne sais pas trop par quel bout commencer, j'ai très peur de ne pas réussir, d'apprendre des trucs qui ne me serviront pas ... C'est mon Everest de cette année.

Bien sûr je souhaite continuer ce blog et essayer d'être plus régulière mais je ne veux rien m'imposer donc ça ne sera pas dans mes résolutions de cette année. 

Keeping tracks

Pas sûre que ce soit une résolution, mais j'ai décidé de me lancer dans un bullet journal pour suivre mes efforts et mes accomplissements. Cette année j'ai pris l'habitude de suivre mes dépenses chaque jour sur une application et de faire le point tous les mois dans un beau tableau excel ; je vais donc utiliser mon journal pour suivre toutes ces autres choses et m'organiser.

あけましておめでとう。