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12/05/2020

Mes nouvelles habitudes au fil des expatriations

De Le 12/05/2020
Qui dit nouveau pays et nouvelle culture dit aussi nouvelles habitudes à prendre, ou non. Ou tout du moins, reconsidérer nos propres us et coutumes.
Il y a ces habitudes qu'on imagine ne jamais prendre, celles que l'on refuse tout bonnement. Celles qui nous emmerdent au début et qui finalement pourront avoir un impact positif ! Aujourd'hui je partage avec vous les changements que mes séjours à l'étranger ont opéré sur moi et mon quotidien. 

Aux États-Unis

Adapter l'heure de mes repas :

On les connait tous ces grands principes culturels français de "ne pas manger entre les repas", que "le petit déjeuner c'est le repas le plus important", "petit déjeune comme un roi, déjeune comme un prince et dine comme un pauvre" ... bref on a de grandes idées et jusque là je m'y tenais plutôt. Et puis je suis partie en Oklahoma, vivre avec une famille, au rythme de laquelle j'allais devoir m'habituer. Et bah justement ! Moi qui imaginais faire plein de trucs l'après-midi en finissant l'école à 15h ... nope nope nope ! Dans ma famille d'accueil on dinait au plus tard à 18h30 il me semble, et le soir où le garçon avait son cours de karaté à 18h on mangeait avant ! Ça semble assez fou, diner à 17h mais on prend le coup. Au début j'avais un peu faim vers 22h et puis finalement ... je mangeais parfois un petit snack et c'était tout. 
Même histoire dans le Michigan, la cafétéria fermait ses portes à 19h le soir ! Avec ma collègue espagnole on y allait toujours sur la fin du service et on était souvent parmi les dernières à partir. Pour moi c'était tôt mais imaginez un peu pour elle ! ^^
Du coup j'ai appris à profiter de mes soirées autrement ; à Tulsa avec ma collègue espagnole aussi on sortait pour le dessert ou aller faire du shopping (oui, on dine tôt et les magasins ferment tard ! ^^), à Interlochen les soirées étaient plus calmes mais aussi plus relaxante, on a le temps de regarder pas mal d'épisodes de série quand on est en pyjama à 20h ahahah

Je suis donc désormais plus flexible sur les horaires mais ... le lunch à 11h par contre dans mon école en Oklahoma, malgré les 9 mois à l'école je ne m'y suis pas trop habituée. Le seconde moitié de l'année j'avais ma pause de 11h30 à midi, c'était difficilement mieux mais pas le choix !

En tout cas ça m'a préparé à mes horaires bizarres dans le FLE ; je mange mon déjeuner en arrivant un peu en avance sur mon lieu de travail, et j'ai une pause en fin d'après-midi / début de soirée donc je dine aussi sur place à 17h ou 18h en général. Difficile de ne pas grignoter en rentrant chez moi à 21h30 cela dit ... 

Manger salé au petit-déjeuner :

Lors de mon second séjour aux États-Unis justement j'ai travaillé sur un campus en pleine forêt et mes repas étaient pris en charge par l'établissement. J'allais donc à la cafétéria matin, midi et soir. Et au petit-déjeuner en plus du bar à céréales, des toasts et des gaufres il y avait un service de nourriture chaude. Suivant les jours il y avait des oeufs brouillés, du bacon, des saucisses, des hash-browns et surement quelques autres trucs qui me sont sortis de l'esprit.
Au début de l'année scolaire, en août donc, il faisait encore lourd donc je ne m'étais pas trop aventurée, mais les céréales un peu trop healthy à mon goût et le lait chocolat qui n'en avait pas franchement le gout j'ai décidé d'aller voir les autres options qui s'offraient à moi. 
this is now an acceptable breakfast ! aout 2019 ^^
C'était plutôt une bonne idée, et ça m'a préparé à mes futurs aventures en Corée du Sud. De nouveaux, j'avais un package "logement + cafeteria" et j'ai vite découvert que le petit-déjeuner coréen n'a rien à voir avec celui que l'on prend en France. Pendant plus de deux mois j'ai donc mangé du poisson et de la soupe (miso, champignon, kimchi ...) à huit heures du matin. Après un temps, je me suis dit que je me contenterais du petit-dej' "occidental" qui était servis exclusivement le mercredi : du lait, des céréales, des toasts, de la salade (?). Parfois j'aimerai bien avoir du riz et du maquereau au petit déj' mais j'ai pas le courage de le cuisiner. Donc quand je veux un petit déjeuner un peu plus consistant je me fais une omelette et du bacon en plus de mes toasts au beurre trempés dans le chocolat chaud ! ^^

En Corée du Sud

Retirer ses chaussures à l'intérieur :

Pas de grande surprise j'imagine, premier pas en Asie, c'est un changement assez important. Non pas que je porte mes chaussures jusque sur mon lit (vous savez, comme dans les séries US !) mais il m'étais arrivé de traverser mon appartement ou ma maison après avoir enfiler mes chaussures si j'avais oublié ceci ou cela. C'est un peu plus compliqué à l'heure actuelle. 
Mon plus gros soucis c'était d'avoir de l'espace, quelque chose pour m'asseoir pour mettre mes chaussures. Je suis arrivée en Corée avec une majorité de chaussures à lacets ou à boucles (je suis une adepte des sandales Tropéziennes à deux boucles ... les enfiler debout c'est du sport). Il y a aussi le souci des chaussettes. J'use les miennes très vite, jamais à l'abris d'un trou ... l'angoisse parce que ce n'est pas qu'à la maison que l'on retire ses chaussures.
"À l'intérieur" sous entend la maison mais aussi un nombre de lieux publics, tel que les restaurants. Pas partout évidemment mais les restaurants où l'on mange de façon un peu plus traditionnelle, c'est à dire au sol en tailleur, il est nécessaire d'enlever ses chaussures. Dans l'idéal on portera des chaussettes, mais bon, on ne m'a jamais embêté pour mes pieds nus.
Attention, les chaussures sont le plus souvent aussi interdites dans les cabines d'essayage, vous devez les retirer avant d'y entrer. En général la cabine est surélevée ou a une petite moquette et plus du signe vous indiquant de vous mettre pieds nus. 

Bref, maintenant que je vis au Japon c'est la même chose. L'entrée de ma maison est en carrelage sur quelque chose comme un mètre carré et ensuite il y a une marche et du parquet. Avec un grand placard pour laisser toutes les chaussures. C'était aussi un peu l'habitude chez mes parents, un grand tapis dans l'entrée, un placard à chaussures. Le climat de la Normandie implique que porter ses chaussures à l'intérieur par toutes saisons n'est pas envisageable. Mais par contre en été je n'ai jamais pensé à deux fois avant d'entrée dans la maison avec mes chaussures, puisqu'il fait sec, aucun souci. Et surtout à la campagne, toutes fenêtres et portes ouvertes sur le jardin on passe de l'un à l'autre constamment ... et maintenant que j'y repense j'avais plutôt tendance à être pieds nus dedans ET dehors, ce qui ne change rien au problème. C'est pas super hygiénique. Et ça me mène à mon second point.

S'installer au sol :

Je l'ai déjà mentionné en ce qui concerne les restaurants, on mange parfois au sol et j'ai pris l'habitude de m'installer par terre. Je le fais toujours chez moi, pour changer de mon lit ou de ma chaise. Ce n'est pas le plus confortable mais l'habitude se prend bien. Je ne m'explique toujours pas pourquoi j'aime tant les restaurants où l'on mange sur des tables près du sol. Avec mes grandes jambes je ne suis pourtant pas disposée à apprécier ce concept mais bon ... 

De plus, en Corée du Sud il y a ce qu'on appelle le ondol 온돌 qui est un système de chauffage par le sol. Les endroits où je suis restée étaient chauffés par de l'eau très chaude sous le plancher. Ça met un peu de temps à chauffer mais si vous voulez vous toaster le postérieur pendant l'hiver coréen c'est magique ! J'ai donc rédigé un certain nombre de devoirs de master 2 assis par terre chez moi en janvier 2018 ^^

Manger des aliments ou des plats sans trop savoir ce que c'est :


Je l'ai déjà indiqué dans d'autres articles mais je rappelle que je suis arrivée en Corée du Sud un petit peu par hasard, sans rien connaitre du pays et de la culture. J'avais fait quelques recherches pratiques avant mon départ mais je ne me souviens pas avoir regarder quoi que ce soit concernant la nourriture. Je ne sais même pas pourquoi tellement c'est central dans ma vie ^^

J'ai eu la chance d'être bien entourée pendant ce stage et on m'a guidé dans mon nouvel environnement et emmené dans différents restaurants pour tester la cuisine coréenne. Avec mes amis stagiaires et mon tuteur aucun problème on peut discuter, demander de quoi il s'agit sans que ça ne paraisse déplacé. 
Mais voilà, la première semaine un responsable du département de français de l'université nous invite dans un restaurant traditionnel et voilà à quoi ressemble la table quelques minutes après notre arrivée. Et la politesse veut que l'on teste tout ! Rien d'étonnant mais à ce moment je suis toujours un peu picky et rien n'est identifiable pour moi ... 


Lors de ce repas il y a eu du bon et du moins bon : j'ai adoré la salade de méduse ! Et j'ai détesté la raie séchée (fermentée ?) ... j'ai aussi dû manger un coquillage que j'ai mastiqué pendant de longues minutes ... Après cette mise en jambe j'étais prête à tout ! Et pendant mes séjours en Asie je suis devenue plus aventurière.

Maintenant au Japon je continue de tester un peu, mais mon copain cherche toujours à me faire manger du natto, ces graines de soja fermentées qui font des fils ... pour le moment je n'en ai mangé qu'incorporé dans un okonomiyaki ... bientôt le grand saut ^^
les accompagnements dans un restaurant à Jeonju - aucune explication, il faut essayer ^^

Du coup je regrette de ne pas avoir été plus aventurière lors de mes séjours aux États-Unis avant ça. À la State Fair à et à quelques autres évènements à Tulsa il y avait des trucs vraiment bizarre, beaucoup à base de friture et je n'ai rien testé ... à part ce qu'on me recommandait vraiment ou que l'on me donnait. Possiblement qu'à l'époque j'avais du mal à mettre mon argent dans la bouffe pour une raison étrange. Désormais j'y vois une expérience et tout en restant raisonnable je me permets de dépenser dans ce budget et d'envisager des choses inhabituelles. 
Je vous laisse jeter un coup d'oeil à ce menu à la State Fair ! fried watermelon pour quelqu'un ?

Au Japon

Le port du masque :

En Corée du Sud je n'avais porté un masque que quelques fois : quand j'ai été malade et les jours de forte pollution. 
Mais étant donné la situation, Coronavirus tout ça, j'ai pendant la fin de l'hiver 2020 du prendre l'habitude de porter le masque pendant plusieurs heures de suite chaque jour. Pendant l'hiver pourquoi pas, bien que puisque je porte des lunettes ce n'est pas toujours bien confortable de se retrouver avec les verres embués ... mon nez fait que le masque laisse légèrement passer l'air ... malgré le morceau en métal.
Nous sommes maintenant en mai, je suis en confinement volontaire depuis presque 6 semaines et je ne porte le masque que pour aller au supermarché. Il commence à faire chaud et humide ... je transpire donc dans mon masque ... 
Donc sur le principe, porter un masque ne me pose pas franchement problème. Mais c'est l'aspect technique qui demande un peu de travail ^^

Mais de façon générale j'aimerai que le masque devienne quelque chose qu'un peu plus automatique en dehors des pays est-asiatiques (je ne sais pas si dans le reste de l'Asie ils sont aussi communs) ; quand on a un petit rhume, une petite toux qui ne cloue pas au lit je trouve que c'est un geste sympathique de faire son possible pour ne pas distribuer ses microbes. D'ailleurs j'aurai peut-être pu noter que c'est aux USA que j'ai pris l'habitude de tousser dans mon coude. Se couvrir la bouche c'est déjà bien, mais le masque offre une barrière supplémentaire, tout en indiquant qu'on couve un petit quelque chose. On connait tous cette personne qui indique avoir une petite angine après avoir dit bonjour à tous le monde ><

Ne pas parler dans les transports en commun :

Je suis désormais habituée au calme et au "silence" qui règne dans les trains à Tokyo. C'était assez perturbant quand je suis arrivée ; je trouvais ce calme plutôt suspect, c'était malaisant, j'avais l'impression que les gens n'étaient pas vraiment humain ... je ne sais pas comment l'expliquer, ça manquait de vie quoi ! Mais maintenant que je fais une heure de train par jour pour me rendre au travail et en rentrer j'apprécie cette ambiance. Pas de téléphone qui sonne (ou très rarement), personne ne passe d'appel (ou très discrètement juste le temps de dire qu'ils rappellent dans quelques minutes), personne ne partage sa musique avec tout le wagon. Si un groupe qui se connait monte alors effectivement ils discutent parfois. Mais ils parlent assez bas. Moi aussi il m'arrive de faire la conversation quand je retrouve une amie par exemple, et de temps en temps avec mon copain. Mais en général la discussion n'est pas super animée, il faut faire attention ^^ Du coup il m'arrive d'être un peu gênée si mes amis en visite au Japon ne réalisent pas le volume auquel ils parlent dans le train et c'est horrible parce que c'est hyper délicat de le faire remarquer ><
Je dirais que c'est un peu différent dans le cas du Shinkansen, la disposition des sièges fait que le bruit ne se propage pas de la même manière.

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Je note à la relecture que la quasi totalité de mes illustrations concernent la bouffe ^^
que voulez-vous ! 
Je pense à faire un article réponse sur les habitudes qui me semblent pour le moment inenvisageables ...

15/11/2018

Le système médical #HistoiresExpatriées

De Le 15/11/2018
J'ai réécris cet article plusieurs fois, parce que la pipelette que je suis se laissait carrément emporter en mode story time avec beaucoup trop de détails pas nécessaires ; j'espère que cette dernière version sera intéressante et proposera une vision du monde médical de différents pays à travers mon expérience personnelle. 
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A noter, lors de chacune de mes expériences à l'étranger jusqu'à récemment, ma couverture médicale était un contrat international que j'avais souscrit en France avant mon départ. Pour les curieux, j'ai traité avec la MGEN pour mes séjours aux États-Unis, et lors de mon séjour en Corée (et mon passage rapide au Japon) j'avais une couverture ACS (anciennement Global Partner). Mon expérience du monde médical à l'étranger sera donc certainement différente d'un résident.

Les États-Unis, l'Urgent Care, et un bon moment chez le dentiste

Avec un total de quatorze mois passés aux Etats-Unis les risques d'avoir besoin de soins étaient bien réels. J'ai donc découvert le système d'Urgent Care ; à ne pas confondre avec l'Emergency Room pour laquelle je n'étais pas couverte.
J'ai visité cet endroit par deux fois.
Suite à une chute au travail j'avais mal dans le bas du dos. A l'issu de ma première visite on m'avait encouragé à revenir si la douleur persistait. Un rendez-vous de moins de 10 minutes qui m'aura couté quelques 200$ ... J'étais prête à y retourner une dizaine de jours plus tard alors que j'avais encore mal au dos et ma host mom, pleine de bon sens m'a demandé si j'avais besoin d'une seconde consultation à 200$, qui n'allait surement pas me donner plus de résultats que la première fois. C'est donc ça les Etats-Unis ? Essayer de mesurer la nécessité des soins en fonction du tarif ? Je l'ai finalement écouté et ma douleur a fini par partir avec le temps. 
Je retournerai à cette même clinique plus tard dans l'année pour une laryngite ; la même chose, une facture de 250$ parce qu'on m'a gratté le fond de la gorge avec un coton tige géant, et presque 90$ de médicament.
Au delà du tarif qui semble aberrant pour les français habitués à un système de santé bien moins cher, j'ai trouvé le système d'Urgent Care très pratique. Pas besoin de prendre de rendez-vous, en arrivant vous remplissez une fiche et on vous prend en consultation dans l'ordre d'arrivée. Un système entre le médecin généraliste comme on le connait en France et les urgences. J'ai été très bien accueilli et on a répondu à toutes mes questions ; la clinique au moment de partir vous fourni tout un petit dossier sur votre condition, et ensuite direction la pharmacie (que je côtoyais déjà souvent pour satisfaire mes late night cravings) et j'ai eu droit aux petits tubes oranges avec mon nom dessus ! #cliché
Et lors de mon second séjour, au coeur du Michigan, j'ai du consulter pour une douleur dentaire ... Et là ! J'ai eu le droit à la dentiste la plus gentille du monde !!!
Alors non, ça n'a pas été le moment le plus relaxant de ma vie ; mais la médecin qui s'est occupée de moi était au top. Pour un truc pas si bénin puisque ma dent sera par la suite dévitalisée ! Bref, pas un truc sympa et encore moins quand tu es dans un pays qui aime te voir dépenser des centaines de dollars pour te soigner.
Et là autre miracle, elle m'a demandé quand je rentrai dans mon pays ; il restait peut être 6 ou 7 semaines, et elle m'a directement dit "okay si je vous soigne ici ça va vous couter très cher, il vaut mieux attendre. Je vais nettoyer, mettre des antibiotiques (un truc du style) et protéger votre dent. Prenez dès maintenant un rendez vous chez votre médecin, si la douleur reprend revenez me voir".
J'ai donc passé pas loin d'une heure sur la chaise du dentiste à analyser les lieux pendant qu'elle me soignait.
Première chose : le médecin ne travaille pas dans une pièce close, je crois qu'il y avait d'autres dentistes qui avaient d'autres patients, un peu à la mode open space avec des cloisons juste à hauteur d'homme. Ça m'a fait rire, ils avaient accroché des posters au plafond pour que le patient s'occupe pendant le traitement ; ce jour là j'ai appris qu'il y a plus d'acide dans une bouteille de Mountain Dew que dans une pile ! (je vous cache pas que j'ai continué à consommer du Mountain Dew...). Et elle était vraiment à l'écoute, l'assistance m'a tout de suite amené une stress-ball quand elle a senti que j'étais stressée et dès que j'ai cillé pour vouloir lui indiquer quelque chose la dentiste a stoppé net son action et j'ai pu lui faire comprendre en deux soupirs que "euh là faudrait peut être réinjecter de l'anesthésiant ça fonctionne de moins en moins".

Bref je m'étends mais ce qui ressort de mon expérience du monde médical aux Etats-Unis c'est que OUI C'EST CHER, ne nous voilons pas la face c'est un énorme problème (dont je n'ai pas eu à m'inquiéter car j'avais quelques économies en attendant que mon assurance française me rembourse : notons que j'ai du attendre 6 mois avant de toucher quoi que ce soit pour ce rendez vous de dentiste en passant) mais surtout c'est le sens du service, l'écoute du patient. Alors c'est sur qu'avec des tarifs pareils encore heureux que l'on ait droit à un bon traitement mais ça m'a vraiment rassuré, moi qui ne suit pas fan des docteurs.

Les urgences du Japon

Alors vous allez me dire “comment ça ? Ça fait deux heures que tu es là bas !” ; et vous n’auriez presque pas tord ^^ Je ne l’ai pas encore raconté ici mais j’ai déjà été au Japon avant de faire le grand plongeon. J’ai rendu visite à une amie à la fin de l’hiver dernier ; juste un week-end et figurez vous que j’ai eu la chance, que dis-je ! L’honneur de faire ma première expérience du monde médical japonais. Laissez moi vous conter rapidement cette histoire.

Colique néphrétique en direct de la porte d'embarquement ! ... Si vous connaissez pas, sachez que vous êtes chanceux, ces douleurs aux reins (souvent causés par des calculs) sont atroces. Après plus d’une heure couchée devant un comptoir pour récupérer la TVA avec toute une petite équipe médicale autour de moi on amène un brancard et direction l’hôpital. Enfin, seulement après l’ultime question “Ça va vous couter de l’argent, vous avez une assurance ? Ce n’est pas un problème ?” Encore une fois ils m’ont mis le doute. Mais je suis assurée et j’ai super mal : OUI je confirme mon choix d’avoir accès à des soins.

Pour faire un raccourcis de l'histoire, une employée bilingue de Jeju Air est venue avec moi à l'hôpital, lorsqu'elle a du repartir à son poste c'est grace à des iPads et un appel video à un service de traduction que j'ai pu communiquer avec les médecins.

Ce que j'en retient : au Japon on ne donne aucun médicament avant de savoir ce qu'il se passe ... j'ai donc chialé de douleur au pire moment de la crise ... lorsque cela m'était arrivé en France le premier truc que les infirmières des urgences avaient fait était de m'injecter de la morphine, deux fois !
J'avais aimé les prospectus aux Etats-Unis, ici on m'a remis un sachet avec le nombre exact de comprimés, ils avaient méticuleusement découpé les plaquettes de médicaments, et j'ai reçu un grand tableau avec photos médicaments, leur nom, leur composition et ce à quoi ils servent, ainsi que les moment où les prendre (en japonais cela dit)e. Un vrai jeu d'enfant. On a joué aux mimes avec les infirmiers pour que je comprenne qu'un des trucs devait se conserver au frigo, vu qu'ils avaient pas le mot en anglais. 

La Corée du Sud et ses outils magiques

Et donc oui, à la toute fin de mon séjour je suis tombée malade. 10 mois sans rien et sans prévenir (quoique), à la minute où je termine mon stage les microbes se sont emparés de mon organisme ... J'ai donc pu faire l'expérience de la médecine en Corée du Sud aussi. 
Un truc très classique, le nez prit, mal de gorge, de la fièvre ... j'ai lutté par moi-même quelques jours et je me suis résignée à consulter pour pouvoir profiter de mes quelques jours de libre avant mon retour en France. 
J'ai donc découvert qu'en Corée on sélectionne soit même le type de médecin que l'on veut consulter ; par exemple je suis allée dans un cabinet d'oto-rhino-laryngologue ^^ Pas besoin de rendez vous, la secrétaire de mon lieu de travail m'a accompagné et s'est chargé de traduire quelques trucs. Une petite consultation mais qui a fait tout son effet. J'ai vu des trucs comme jamais avant ! Un truc pour me nettoyer le nez, un thermomètre bizarre et un autre outil pour me désinfecter la gorge. Si je n'avais pas été prévenu j'aurai pu croire que le docteur voulait m'attaquer avec ses outils bizarroïdes. Mais finalement c'était le top !
Le prix de la consultation et des médicaments étaient équivalents au système français, pas de grosses dépenses. Mais j'ai surtout noté qu'ici les médicaments sont préparés de manières bien spécifique et complètement fool-proof ! Une machine se charge de faire des sachets pour chaque moment de la journée. Toute une ribambelle de petits sachets transparents dans l'ordre des prises. Par exemple un sachet sur deux contenaient les mêmes produits.

Finalement chaque pays a ses particularités, dans un monde idéal on prendrait les trucs sympas et utiles pour créer le meilleur service médical du monde ! En gros, un système qui ne coute pas un bras, qui traite aussi bien les symptômes que la pathologie et qui traite le patient comme un humain qui n'est pas dans la situation la plus agréable au moment où il consulte. Et de mon point de vue l'atmosphère et les locaux jouent énormément sur mon stress et la confiance que je donne au médecin. Que cela soit aux Etats-Unis, en Corée du Sud ou au Japon, malgré le fait de ne pas consulter dans ma langue, dans un système que je ne connais pas, je me suis sentie bien prise en charge et je n'ai pas pensé "ah tiens la peinture s'écaille par ici".
Maintenant que je m'installe au Japon et que mon travail prend en charge mon assurance santé, on verra si je fais de nouvelles découvertes dans le fonctionnement du système médical ici =)
Cet article participe au RDV #HistoireExpatriées organisé par le blog L'occhio di Lucie 
La marraine de ce mois-ci est Ferdy Pain d'Épice, son article sur le sujet est , elle y parle du Canada

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J'ai beaucoup trop écrit ...
Imaginez un peu avant que je ne donne des grands coups de ciseaux dans l'article.

09/11/2018

Mes gambettes à Mackinac Island

De Le 09/11/2018
Lors de mes séjours aux Etats-Unis j'ai pu visiter pas mal d'endroits. J'ai été assez chanceuse pour pouvoir découvrir plein de choses. La plupart du temps cela venait de moi, j'avais décidé d'aller voir un coin du pays. Et par deux fois je me suis rendue dans des endroits que je n'avais pas prévu et qui se sont avérés être de très bonnes expériences. Non pas que les voyages que j'avais organisé par moi même ne l'étaient pas ^^

Le Michigan

Alors de premier abord cet état ne me parlait pas plus que ça. Souvent il m'apparait lorsque je pense à Chicago parce que pour une raison que j'ignore je fais toujours le lien, bien que je sache que Chicago c'est dans l'Illinois. Allez savoir. 
Quand j'ai appris que j'irai dans le Michigan j'ai regardé des photos et je me suis dit "waouh ces paysages" ; j'avais regardé des photos de la baie vu que j'allais être envoyé dans le nord de l'état. Finalement bon, le soufflé est redescendu parce que j'allais habiter au coeur de la foret surtout. Malgré le fait que le cadre ne me plaisait que moyennement, y'a pas à dire. La région du Michigan est très jolie si vous avez des envies de nature. 

La sortie scolaire

Pour vous situez un peu, souvenez-vous que je me suis rendue à Interlochen, à coté de Traverse City oui je sais ça ne parle à personne ^^ pour être assistante de langue dans un lycée (un internat plus précisément). En début d'année chaque niveau a fait un voyage, sorte de "voyage d'intégration" et les stagiaires étrangers sont chaque année convié à participer à celui des seniors (les terminals) car c'est le meilleur voyage et que puisqu'on vient de loin dans un programme à la forte dimension culturelle, c'est la plus intéressante des sorties de ce point de vue. 
Il était donc prévu que l'assistante espagnole et moi y allions pour profiter de la journée, avec pour seul mission professionnelle de rester à un ou deux shifts à un endroit précis pour que les élèves nous trouvent en cas d'urgence. Vous allez comprendre dans une seconde l'organisation du truc ^^
Seulement, mon acolyte s'est blessée à la cheville quelques jours plus tôt et n'a pas pu se joindre à nous car elle ne pouvait pas marcher beaucoup. Ça a donc été une grande première pour moi : visiter un endroit en solo ! 

En quoi consiste cette sortie : nous allions sur une très belle île pour la journée et les élèves étaient libres de visiter sans réelle consigne. Le but de la journée étant de nouer des amitiés et un esprit d'équipe (vous savez à l'américaine !). Je reste dubitative car la plupart des élèves avaient fait tout leur lycée dans cet établissement mais bon, c'était en quelque sorte un rite de passage pour entamer la dernière année du lycée. 

Mackinac Island

Nous avons donc passé la journée sur un île un peu spéciale. Elle fait moins de 10 kilomètres carrés et aucun véhicule à moteur n'y est autorisé. Le trajet pour arriver à cette île n'a pas été simple ; elle se situe d'ailleurs dans le lac Huron. Nous nous sommes tout d'abord rendu sur la péninsule supérieure de l'état pour ensuite prendre un bateau (pas gros).
En chemin on est tombé sur ça ; un rendez vous de petits tracteurs. La file s'étendait sur tout le pont ... #Michigan
Info importante : c'est l'endroit le plus au nord des Etats-Unis où je me suis rendue. J'aurai pu toucher le Canada du bout du doigt ^^ 
Une fois sur place les lycéens se sont jetés sur la location de vélo. C'est ici le roi. 

Pour les linguistes et ceux que ça peut intéresser, le nom de l'île vient du ojibwé (langue amérindienne du groupe autochtone du même nom) mishi-mikinaak, qui signifie « grande tortue ». Les francophones du coin à l'époque avait donc orthographié cela Michilimackinac (vas savoir pourquoi ils ont ajouté une syllabe) et les anglophones ont décidé de raccourcir tout ça par Mackinac. Alors d'ailleurs j'ai eu du mal à prononcer le nom de cette île un certain temps, oubliez l'orthographe : on dit MAK-in-aw. 
La veille du départ la météo n'annonçait pas un temps tip-top, on s'était préparé à avoir de la pluie. Et voilà ce qu'on a eu ! J'étais un poil trop habillé et j'ai eu chaud toute la journée ... On peut pas tout avoir ... 
On nous avait distribué des paniers pique-nique (pas très fameux #usa) et une fois arrivée sur l'île j'étais totalement libre et je ne devais me rendre au point de rencontre qu'une heure dans l'après-midi. C'était comme je le disais la première fois que j'allais me balader toute seule, mais l'occasion s'y prenait bien. C'était seulement pour la journée, je pouvais tout faire à pieds et j'avais très envie de prendre des photos. Et c'est ce que j'ai fait, je me suis rapidement éloignée du "centre-ville" pour aller au calme. Le long de la route quand les élèves me voyaient ils me faisaient un signe et continuaient leur chemin. L'atmosphère était très agréable, je ne saurai mettre des mots dessus. Ça m'est arrivé régulièrement dans cette région. Je suis plutôt urbaine que nature mais j'y ai trouvé parfois de l'apaisement. 
Lady Liberty - la seule réplique offerte à l'état du Michigan . Elle brave le froid depuis 1950 (elle a fait une petite pause restauration à un moment cela dit ^^)
Petite île certes, mais grosses maisons quand même !
Tellement l'aventure que je me suis même faufilée dans certains coins pour prendre des photos. Je suis même rentrée en propriété privée (qui n'était pas clairement indiquée pour ma défense) et les gens ont été super gentils pour me l'indiquer. Ils m'ont même laisser finir de prendre ma photo.
L'église Sainte Anne construite en 1874 - C'est l'une des plus vieilles églises Catholiques romaines des Etats-Unis.
Au niveau du trottoir on trouve toujours de quoi attacher sa monture.
J'ai du dégainer rapidement mon appareil mais j'ai réussi à l'avoir. Pour les touristes qui viennent plus d'une journée ici, voici comment les hotels gèrent les baggages. 
Le centre commerçant avec surtout des boutiques de souvenir et des restaurants.
En prenant de la hauteur en partant sur votre gauche en sortant du port vous trouverez la résidence d'été du gouverneur du Michigan, et en continuant votre route vous vous retrouverez à l'arrière du fort de Mackinac. L'entrée est payante et je ne l'ai de toute façon pas vraiment trouvé ^^
Cottage où passer la nuit. On trouve beaucoup de bâtiments très colorés ici. 
Votre carrosse, littéralement, si vous dormez au Grand Hotel.
Bizarrement, encore une fois je n'ai pas tenté d'aventure culinaire. Le truc de l'île c'est le fudge. Vous pouvez observer les pâtissiers (?) le préparer à travers la vitrine. La rumeur dit que vous pouvez en manger plein si vous faite une rapide dégustation dans les différentes boutiques en espérant trouver le meilleur. Au delà du vélo, les élèves viennent aussi avec cela. Ils sont aussi tous rentrés avec des sweats souvenirs de l'île. J'étais un peu jalouse de ne pas avoir fait plus les boutiques, je n'ai acheté que des cartes postales. Pas même un aimant sympa pour ma collection. 

Je doute que l'occasion d'y aller ne se représente à moi, mais si je suis un jour dans les parages j'aimerais beaucoup y retourner et peut être me renseigner un peu plus avant d'y aller pour mieux profiter de ma visite. 

19/10/2018

Le programme Amity Institute - le point quelques années plus tard

De Le 19/10/2018
Il y a quelques jours j'ai été sollicité pour répondre à quelques questions sur mon expérience d'Amity Intern, le programme d'assistanat aux Etats-Unis d'Amity Institute, pour leur newsletter. Je me suis dit que c'était l'occasion de faire le point sur ces deux stages d'enseignement du français langue étrangère.
J'ai donc traduit tout ça et ajouter des informations plus précises et plus personnelles ici.

Quelle année et dans quelle région avez vous participez au programme ? Dans quelle communauté?
J'ai participé deux fois au programme, je ne pense pas trop m'avancer si j'indique que je suis un cas particulier. Mais peut être y-a-t-il d'autres personnes qui ont souhaité renouveler l'expérience.

J'ai donc passé l'année scolaire 2013-2014 en Oklahoma, à Tulsa auprès de l'école Eisenhower International School. Et puis à la fin de mon M1 quand j'ai décidé de faire une pause pour gagner en expérience j'ai envoyé un petit email à la coordinatrice locale du programme avec qui j'avais fait mon premier dossier. J'avais gardé un contact plus ou moins régulier avec elle à la suite de ma première expérience.
Cela a dû aidé mon dossier, et elle a pu se renseigner pour moi pour m'indiquer s'il était envisageable de participer à nouveau et avec le type de public que je souhaitais. Il y a peu de place en dehors des écoles primaires mais ma formation en FLE, en plus d'avoir gardé ce contact, a joué en ma faveur pour l'obtention d'un poste en lycée. 
J'ai donc été à nouveau assistante de langue, avec des lycéens cette fois, dans le Michigan à l'internat Interlochen Center for the Arts pendant un semestre à la fin de l'année 2016.

Quel a été l'ajustement le plus dur à vivre aux Etats-Unis ? Quelle a été la chose la plus surprenante à votre arrivée ?
L'ajustement le plus compliqué : vivre au milieu de nul part dans le Michigan sans voiture et sans personne sur qui compter pour covoiturer ... Après la vie dans le centre de Tours où je ne prenais même pas le bus tellement tout était à une distance raisonnable, et quand je suis à la campagne chez mes parents y'a des voitures et aussi des conducteurs si j'ai la flemme de conduire moi même (souvent). Ça avait déjà été un peu perturbant d'être dépendante lors de mon séjour à Tulsa mais je pouvais me rendre à un petit centre avec des boutiques à pieds et je pouvais m'organiser avec ma super famille pour me rendre à droite à gauche.
Moi, perdue au coeur du Michigan ! - Frederik Meijer Gardens and Sculpture Park à Grand Rapids, MI
Et, la chose la plus surprenante, la dynamique adulte-enfant, que ça soit à la maison ou à l'école. Alors bien sur je compare avec mon expérience à moi quand j'étais jeune, ça a peut-être un peu beaucoup changé, difficile à dire. Mais aux Etats-Unis je me suis rendue compte qu'on donnait une plus grande place aux enfants, on écoute ce qu'ils ont à dire, on les aknowledge (y'a t'il un mot français qui traduit ce concept ??) et il y a tout une dimension très positive et beaucoup de communication. Evidemment on n'échappe pas à l'enfant roi et tout le tralala. Pareil à l'école, quand on règle des disputes entre élèves par exemple on fait très attention a écouté ce que chacun a à dire. Moi j'avais le souvenir que la maitresse disait rapidement "bon maintenant vous arrêtez, si vous pouvez pas être copines ne jouez pas ensemble" et au fond ça ne réglait pas grand chose. Du coup après ce moment de surprise autour de la liberté des enfants j'ai pu me détacher de ce que je connaissais et pensais "normal".
Même encore aujourd'hui ça me choque quand des adultes ne sont pas capables de communiquer pour régler des différents ! Les Etats-Unis ne sont pas une référence pour beaucoup de choses mais sur ce point c'est vraiment quelque chose qui m'a marqué.

Quelle est la chose que vous avez préféré pendant le programme ?
Lors de ma première expérience, clairement, c'est la vie en famille d'accueil que j'ai préféré. C'est un point important du programme et j'ai vraiment eu une super expérience avec cette famille. Je sais que ça n'a pas été le cas pour les autres stagiaires de mon année, j'étais clairement la chanceuse du groupe. Les autres n'ont pas forcément eu de gros problèmes, quoique pour l'une d'entre eux, mais pour moi le courant est très vite bien passé et ils ont fait de mon séjour une expérience mémorable.
Lors de mon second stage j'ai habité seule sur le campus et c'est là que j'ai d'autant plus réalisé la chance que j'avais eu. Je sais que ça rebute certains de devoir vivre "avec papa-maman" mais on ne se rend pas compte du soutient qu'être avec une famille représente et que socialement c'est aussi important. Je dirais qu'en général les familles vont vous traiter un peu comme une nièce ou un neveu et qu'ils réalisent (normalement) que vous êtes un jeune adulte qui sait prendre ses responsabilités. Mais gardez à l'esprit qu'ils se sont engagé auprès du programme et qu'ils sont donc en partie responsable de vous, et que vous n'êtes pas dans un hôtel. La confiance dans la relation est importante.

J'ai adoré avoir accès à beaucoup de contenu artistique lors de mon second stage. Toutes les semaines en tant que staff je pouvais aller assister gratuitement à des concerts, des récitals et autres programmes des étudiants. Et pour les plus grosses productions j'avais un tarif imbattable. J'ai donc pu découvrir des choses auxquelles je n'aurai jamais mis les pieds si j'avais du me renseigner, me déplacer et payer. Je suis allée écouter de la musique classique, de l'opéra, un concert de percussion donné par un professeur du lycée et j'ai bien sur été voir chacune des comédies musicales présentées par les élèves. Grand moment de l'année scolaire : le ballet d'hiver, j'ai vu mes étudiants dans Le Casse Noisette ! Ou encore l'orchestre qui a proposé un concert de musique de film ! Incroyable ! Et tout ça littéralement à 10m de mon chalet ^^
Je vous ai dit que j'avais pu aller à une conférence de Margaret Atwood ?! J'ai à la dernière minute pu me joindre au groupe de Creative Writting un soir en tant qu'accompagnatrice, mon seul job : faire l'appel une fois arrivée sur place.

Qu'est ce qui, lors de votre expérience Amity, vous a fait progresser professionnellement le plus?
Clairement le premier stage m'a vraiment conforté dans le fait que je veuille travailler dans l'éducation et plus spécifiquement dans le rayonnement du français à l'étranger.
Et les Etats-Unis de manière général m'ont permis de rencontrer et d'échanger avec des personnes de cultures et de parcours divers. J'ai appris beaucoup, probablement plus que je ne l'imaginais : je suis relativement bien informée sur les Témoins de Jéhovah par exemple ^^
Et clairement ces deux stages ont bien complété mes autres expériences en FLE : j'ai travaillé avec tous les âges avant de vraiment commencé mon premier emploi. Un de mes premiers tuteurs de stage m'avait dit qu'il regrettait ne pas s'être diversifié pendant ses études car après quelques années avec un même public il pensait avoir des difficultés à changer de tranche d'âge par exemple.
Amity Institute a fait progresser mon projet de manière très globale et il est difficile pour moi de vraiment mettre le doigt sur un élément précis de mon développement professionnel.

Que faites vous maintenant ? Comment votre stage vous a-t-il aider à atteindre votre situation présente à la fois personnellement et professionnellement ?
Je viens de valider mon diplôme de Master 2 cet été et j'ai accepté une offre d'emploi au Japon à Tokyo. D'ici peu je serai officiellement enseignante en Français Langue Étrangère !

Cela rejoint la question précédente mais Amity Institute m'a permis d'avancer dans mon projet professionnel, d'observer, de tester des choses, d'apprendre de la culture et d'étendre mes compétences. La dimension inter culturelle de l'échange était un point important dans mon choix de partir avec cet organisme.

Quel conseil donneriez vous aux nouveaux stagiaires ?
Mon conseil serait relativement simple : saisissez les opportunités qui se présentent à vous tout au long du programme, que ce soit dans le cadre du stage à l'école ou dans le temps libre et la vie avec votre famille d'accueil. Profitez de l'accueil qui vous est fait par la communauté, si vous avez des intérêts particuliers parlez en autour de vous, posez des questions, les gens feront en sorte de vous accompagner ou au moins de vous mettre en contact avec quelqu'un ou quelque chose. Et cela fonctionne dans l'autre sens, partagez autant que vous le pouvez, offrez votre aide, votre temps, c'est vraiment épanouissant.
Le site de l'organisme ici

Je rappelle que le programme de stage peut s'effectuer sur une année entière ou sur un semestre, à l'heure où je poste cet article il est peu probable qu'il reste des places pour le semestre d'hiver 2019 mais un simple email de demande de renseignements peut être envoyé via le site pour vérifier. Quelques personnes m'ont déjà contacté via le formulaire du blog (en bas de page) ou en utilisant la Messenger via la page Facebook du blog pour obtenir des renseignements, n'hésitez pas à me solliciter si vous êtes intéressé =)

La newsletter est ici si vous souhaitez lire le parcours de d'autres anciens stagiaires.

Un autre point important, c'est que ça remonte un petit peu tout ça et que je n'ai pour le moment pas abordé autant que je le souhaite les Etats-Unis. J'ai quelques articles sur mes voyages là bas qui s'annoncent, pour varier les plaisirs avec mes nombreux posts sur la Corée du Sud et ceux qui apparaitront prochainement sur ma nouvelle vie au Japon.

12/08/2018

Cherokee Heritage Center

De Le 12/08/2018
Lors de mon premier séjour aux États-Unis j'ai habité dans l'Oklahoma ; ça parle souvent à peu de monde mais si vous avez eu des cours sur l'histoire américaine vous en avez un peu entendu parlé. Aujourd'hui je ne vous fais pas un cours d'histoire, c'est malheureusement pour moi même un petit loin dans ma mémoire malgré le fait que j'aimais beaucoup les cours de Civi US à la fac (en fonction de l'enseignant disons ^^). On mentionne souvent l'Oklahoma lorsque l'on aborde les populations indigènes et surtout leur déportation. Ou la partie fun de l'ouverture de l'état aux colons avec des gars qui courent pour planter des piquets et délimiter leur propriété. 

Bref, lors de ce séjour de stage en école d'immersion j'ai eu la chance de participer à quelques voyages scolaires où je n'avais pas tellement le rôle d'encadrement. Plus ou moins au même niveau que les élèves j'ai pu apprendre et découvrir des choses plutôt que faire de la discipline. Win/win

Au mois de mai 2014 je me suis donc rendu, accompagné de quelques dizaines d'élèves, à l'est de l'Oklahoma, dans le conté Cherokee de Tahlequah pour en apprendre plus sur la culture Cherokee et son histoire. 


Sur place se trouve une partie musée ainsi qu'une reconstruction d'une partie d'un village Cherokee. Les personnes présentent dans cette seconde partie sont en tenue traditionnelle pour la plupart et recréent des scènes qui parleront aux enfants, mais aussi aux plus grands.




La femme qui nous a fait la visite était super intéressante, c'est un peu loin mais j'en garde un très bon souvenir et elle a vraiment réussi à maintenir l'intérêt des enfants. On nous a présenté des outils, des objets, mais aussi un jeu traditionnel, ancêtre du crosse (lacrosse en anglais) ...
Chez les Cherokee, pas de tipi mais plutôt des maisons et des bâtiments en terre qui laissent circuler l'air, mais aussi en bois. Élément que j'ai retenu après les années : dans la culture Cherokee seuls les hommes portent des couleurs vives avec notamment des éléments tissés (des ceintures par exemple) par les femmes, qui elles s'habillent de couleurs neutres.

Continuons à parler des femmes justement. Nous avons appris que dans la culture Cherokee les femmes prennent les décisions importantes et ce, en votant à mains levés dans le grand bâtiment du village, le Townhouse. Les familles sont d'ailleurs matrilinéaires : l'héritage, la propriété, les noms, etc passent par les femmes. 
Mon élément préféré de la visite : l'école où avec un petit groupe d'élèves nous avons découvert l'alphabet Cherokee ainsi que appris quelques phrases. 
C'est un homme nommé Sequoyah qui, dans les années 1820, a inventé le système d'écriture Cherokee et a permis à la nation de s'alphabétiser. 
Une partie des panneaux du musée sont en anglais et en Cherokee : our un petit exemple de la calligraphie
Pour une représentation plus concrète de la Piste des Larmes et le déplacement des tribus amérindiennes en "Indian Territories" avant que cette région ne devienne l'Oklahoma.  Sur cette carte sont représentées les nations Choctaw, Chickasaw, Creek (Muscogee), et Seminole ; de nombreux autres groupes sont présents en Oklahoma.
Je n'en connais pas vraiment les tenants et les aboutissants mais ils existent toujours des territoires amérindiens en Oklahoma où les lois sont un peu différentes : bizarrement ce sont les casinos qui souvent indiquent cela. Proche de Tulsa il y a par exemple le Osage Casino devant lequel je suis régulièrement passée. Bref je m'égare ^^
La visite est malheureusement un peu lointaine pour vraiment pouvoir écrire un article aussi riche que je l'aurais souhaité. Cela dis, comme ça pas de spoiler pour ceux qui programmeraient une visite. Malgré le fait que de nombreuses informations m'aient échappé avec le temps cette sortie scolaire reste un très bon souvenir, et un séjour en Oklahoma n'en est pas un si l'on ne se penche pas sur la question des nations amérindiennes selon moi. En dix mois, je n'en ai malheureusement moi même pas appris autant que l'espérais. J'ai par exemple manqué un Powwow car je n'étais pas en ville le week-end où l'on m'y invitait.
Pour ceux que ça intéresse : le site du centre

06/07/2018

Mon expérience Amity dans l'Oklahoma

De Le 06/07/2018
Mes articles sur le programme Amity Institute et mon expérience dans ce cadre sont ceux qui attirent le plus de personnes, je vais donc m'affairer pour terminer cette série. Aujourd'hui on repart donc presque cinq ans en arrière OMG ! Ce n'était pas mon premier voyage à l'étranger, mais le premier d'une telle envergure. Il y a cinq ans ! 5 ANS ! Je me préparais à partir aux USA.

Tulsa, Oklahoma

Amérique america oklahoma 918 états-unis
CAIN'S - salle de concert emblématique du centre-ville. J'avais eu un ticket pour y voir Taking Back Sunday mais faute de transport ... je n'y suis pas allée ... les aléas du manque de transport en commun aux Etats-Unis
Tout de suite ça vous parle, n'est ce pas ?
Alors, comme je l'ai déjà mentionné, avec ce programme on ne choisi pas sa destination. Le seul nom de la ville m'évoquait un épisode de Friends dans lequel Chandler accepte un poste dans cette ville alors qu'il somnole en réunion professionnelle, et ça ne le réjouit pas franchement. 

Non, Tulsa n'est pas une destination touristique franchement trépidante ; mais j'ai beaucoup aimé cette ville pendant les 10 mois que j'y ai passé. C'est une ville plutôt familiale, il y a une université privée et un college à la limite de la ville mais ce n'est pas très "dynamique". Et comme toute ville américaine qui n'a pas vocation au tourisme ou de gros hub professionnel ne comptez pas sur les transports en commun. Les bus existent ... mais il faut bien les chercher, apparemment des gens prennent le bus mais attendent des heures aux arrêts sans savoir lorsqu'ils passeront. Depuis Uber est arrivé en ville et les nouveaux participants au programme utilise ce service pour se déplacer sans avoir recours aux familles. Je reviendrais sur les familles plus loin.
OK Amérique america midwest 918
Facade du Woody Guthrie's Center
Tulsa c'est en plein sur la Bible Belt, mais c'est une ville assez libérale d'après mes observations. Bien plus que le Michigan où j'ai aussi séjourné. Mais surtout, Tulsa c'est le Midwest et presque le Sud ; les gens sont pour la plupart très sympathiques, souriants, je me suis sentie bien accueillis. Il y a quelques endroits et activités culturels proposés par la ville, du sport, du théâtre, le centre commercial est très excentré mais bien fournis. 

Je ne vous recommande pas le nord de la ville, les quartiers défavorisés sont malheureusement les lieux où la violence et la criminalité de la ville se trouvent. Avec une amie on s'est perdu en voiture et retrouvé par là bas, l'atmosphère y est pesante et pas rassurante. 

Eisenhower International School

C'est là où j'ai passé le plus de temps ; de 8h ou 8h30 à presque 15h cinq jours par semaine. Les stagiaires dans cette école ont le même rôle que les para-teachers, les personnes qui assistent les maitresses en classe. Il y a deux adultes par classe donc pour la discipline et l'organisation c'est très agréable. J'ai eu des moments plus compliqués que d'autres mais lorsque j'ai rencontré des problèmes en faisant des efforts et en communiquant ça s'arrange et l'école n'a pas d'intérêt à ne pas s'occuper de ses stagiaires.
L'école offre deux programmes, de l'immersion en français ou en espagnol ; l'anglais ne fait son apparition en classe qu'à la fin de l'année correspondant au CE1. C'est justement avec les 8-9 ans que j'ai passé la plus grande partie de l'année. C'est souvent avec les petits niveaux que vous serez amené à travailler dans ce type d'école ; l'équipe souhaite que les enfants entendent du français "sans accent" au début de leur formation.
Sinon que vous dire ? Oui, j'ai vite maitrisé la photocopieuse. mais j'ai aussi su proposé des choses à la prof avec qui je travaillais. Et elle a beaucoup aimé mes compétences et mon intérêt pour l'informatique. Ah et les para-teachers et donc les stagiaires sont responsables de la corvée de cantine. Je devais donc surveiller les enfants dans la cantine pendant les 30 minutes de la pause déjeuné, et j'avais ma pause pour prendre mon repas les 30 minutes suivantes. Mes horaires étaient les mêmes que les enfants, pas besoin d'arriver plus tôt ni de rester plus tard.
Ma partie préférée ça a été de superviser et d'organiser la plus grosse partie du numéro de la classe de CE1 pour le spectacle de Mardi Gras !!! Costumes, décors ... la représentation de ma classe de Sous l'Océan de la Petite Sirène était top ! trop fière
Une des nombreuses photos que j'ai pris à l'occasion ^^

Vivre en famille d'accueil 

C'est le point sur lequel les gens réagissent le plus. Et souvent mes interlocuteurs ne sont pas persuadés des avantages de ce mode de vie. Alors que clairement pour moi ça a rendu le départ bien plus serein, de même pour ma famille, et j'en garde un très bon souvenir.

J'ai donc passé l'ensemble de mes dix mois avec mes hosts ; ce n'était pas prévu comme cela au départ. Au début c'était pour 8 semaines, puis je suis restée tout le semestre, et quand je me suis renseignée auprès de l'école sur le changement de famille j'ai été informé que ce resterait là où j'étais. J'en étais ravis, mais pendant quelques jours j'ai eu peur de m'être imposée ... La famille m'a rassuré et j'ai donc terminé l'année avec eux. Ce sont des gens géniaux et même s'ils y a eu quelques hauts et bas - qui me semblent tout à fait normaux - je suis très reconnaissante qu'ils m'aient accueilli. Ils ont continuer à loger et s'occuper de trois autres stagiaires françaises dans les années qui ont suivi. Leur investissement vis à vis de l'école était énorme. Oui "était" puisque la plus jeune des deux enfants de la famille rentre au collège en Aout ... Le père était présent à l'école quasiment autant que moi pendant le deuxième semestre, il a même reçu le prix du meilleur bénévole de l'année ou un truc du même style.

J'ai eu le grand avantage d'avoir un coin indépendant ; j'avais une chambre et ma propre salle de bain au dessus du garage. J'ai au départ craint de ne pas bien m'intégrer à la famille mais finalement c'était un super compromis et j'étais dès le début très à l'aise avec eux. Les enfants avaient 6 et 8 ans et demi quand je suis arrivée et j'ai passé de bons moments avec eux, notamment beaucoup de moment lecture en français avec la petite qui était en CP.

Ce sont des familles de l'école qui logent les stagiaires, elles ont donc au moins un enfant. Il n'est pas directement demandé de vous en occuper, mais partager des moments avec la famille ça veut aussi dire avec les enfants. L'idéal est donc de trouver des petits moments pour jouer avec eux. Il est important de voir la famille d'accueil comme quelque chose de plus qu'un moyen d'être loger. Le programme se concentre sur le partage culturel, qu'il ait lieu à l'école ou à la maison. C'est aussi le moyen pour le stagiaire de pratiquer l'anglais.

Pour moi, vivre en famille a été un élément important, ne pas se retrouver seule dans une ville et un pays qu'on ne connait pas, avoir un soutien, découvrir la culture, partager la sienne, et juste rencontrer des gens. Tout est basé sur la communication ; probablement un peu comme avec votre propre famille, être respectueux et ne pas voir la maison comme un hôtel, tenir au courant la famille de vos projets et de vos voyages ... Un soir j'ai voulu allé à une rencontre entre étrangers, j'avais trouvé un truc en ligne, j'ai fait attention et j'ai informé ma host mom de mes plans, elle était un peu inquiète. Votre famille d'accueil prend un certains nombre de responsabilité en vous accueillant, même si vous êtes un adulte responsable et habitué à vivre seul.

Ma famille était au top : ils ont tout fait pour m'aider dans mes démarches à mon arrivée (téléphone, ouverture de compte bancaire ...), j'ai tout de suite été intégré à la famille, invité à me joindre à leur emploi du temps (assister au cours de karaté, visite au musée ...), il était relativement facile pour moi de demander à être emmener quelque part (dans la mesure du raisonnable évidemment, et en faisant coïncider les emplois du temps, en s'arrangeant avec d'autres familles ...), j'avais quelques moments seules à la maison, et j'ai été invité à partir en vacances de Spring Break avec eux et les grands parents dans leur chalet dans le Colorado.
La vieille de mon retour en France - host dad reparti en mission pour le boulot - admirez mon bronzage !!!
Je sais que ce n'est pas toujours le cas pour tout le monde, en plus d'être facile à vivre et d'avoir eu une famille prête à m'accueillir je pense qu'il y a aussi eu un facteur chance. Ça n'a pas été le cas de tous les stagiaires de mon année.
En cas de soucis il est important d'en informer quelqu'un, à l'école par exemple un coordinateur est en charge de la partie famille et c'est vers cette personne qu'il faut se tourner. 

L'Oklahoma

De manière globale j'ai bien aimé l'Oklahoma, mais beaucoup de choses y ont contribué, notamment mon cercle sociale. Dans tous les cas je suis heureuse d'avoir été "au coeur des Etats-Unis" pour cette première expérience. Les grandes villes sont sympas mais au delà de couter cher au quotidien elles me semblent moins représentatives des USA. Un peu de la même façon qu'il est ennuyeux de voir la France réduite à Paris bien souvent.
Il y avait de quoi s'occuper pendant les weekends, j'ai partagé beaucoup de moments avec ma famille d'accueil, de nombreuses heures à l'école évidemment et j'ai voyagé à chacune de mes vacances et longs weekends !!
oklahoma america usa
Mon plus grand regret de cette expérience : ne pas avoir été plus aventurière vis à vis de la nourriture - Tulsa State Fair
labor day parade usa
Parade de Labor Day
J'ai tenté de résumer et soulever les points les plus importants de cette grande expérience. Vous savez déjà que j'ai beaucoup aimé ce programme et que j'ai renouvelé l'expérience en 2016, dans le Michigan. Je pense que c'est le dernier article que j'écris sur le programme, mais n'hésitez pas à me contacter (commentaire, email ou via la page FB) si vous avez des questions, je sais qu'il reste difficile de trouver des infos sur le programme.