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11/12/2018

La Corée dans mon assiette #5 foreign food edition

De Le 11/12/2018
Parce qu'en Corée du Sud on ne mange pas que coréen ! Les pays alentours, et même ceux un peu plus loin, ont leur place à la table ! Et comme partout, les plats ont été adapté pour plaire au public coréen, peut être même qu'ils n'existent pas vraiment dans le pays duquel ils sont sensé venir ^^

Le Japon

Chicken Mayo Dong 치킨마요동 (Chicken Mayo Teopbap 치킨마요덮밥)

A la food court au sous-sol du Lotte Mall de Yongmun, Daejeon. Un lunch simple  pour tenir jusqu'au soir.
Je ne suis pas en mesure de vous dire si quelque chose de tel existe bien au Japon, mais voilà un de mes plats "japonais" préféré en Corée du Sud. Du poulet frit, de l'oeuf (plus ou moins sous forme d'omelette suivant les restaurants), de l'algue et du riz légèrement aromatisé à la sauce soja, le tout surmonté de mayonnaise, cette mayo au blancs d'oeuf que j'adore !
Un des rares plats relativement faciles à refaire à la maison, même si ça n'a jamais vraiment le gout de ceux que l'on commande. Surtout quand on peut avoir ce plat accompagné de udon, d'une salade de chou, de kimchi et de radis mariné !!! 
Une sorte de comfort-food asiatique ^^
J'ai zappé le nom de cette chaine, mais l'ensemble des plats sont délicieux et peu chers.

Makisushi

Même chaine que photo précédente
Dois-je vous présenter les maki sushi ?? Probablement pas. Je devrais peut être rapidement mentionné que ce n'est pas le fond de la cuisine japonaise. Mais surtout que la version que l'on en a en France et aux USA (dois-je en conclure "dans l'ouest" en général ??) est différente de ce que l'on trouve en Corée. Influencé par leur kimbap les makis sont ici bien plus garnis, et le plus souvent avec des protéines cuites : ici du crabe et des crevettes tempura. Sachez qu'il n'est pas facile de trouver des makis ; les restaurants japonais en Corée du Sud propose beaucoup plus de plats à base de tempura ou de udon. 

Donburi 돈부리

Chez 쿡메시야 dans le quartier étudiant de CBNU, Cheongju
En France on appellerait surement ce plat un chirashi, ici, on l'a renommé donburi qui est aussi un terme japonais ... je ne suis donc pas sûre de la différence. Mais ce nom indique un bol de riz surmonté de "quelque chose" ; ici du délicieux saumon cru et de wasabi. 

anecdote : je peux manger du wasabi (même si ça me picote le nez si j'en prends trop à la fois) mais le kimchi, et la pâte de piment coréenne en général me fait pleurer en deux bouchés. Alors que mes connaissances coréennes ne touchent pas au wasabi lorsqu'elles mangent japonais ... allez comprendre. 

La Chine

Jjajangmeyon 짜장면 & Tangsuyuk 탕수육

Pas une photo digne d'une foodie ... La propriétaire me fixait en attendant que je goute donc je n'ai pas vraiment pris mon temps pour faire une jolie photo ... ^^
Au premier plan les nouilles, le jjajangmyeon ; l'emblématique ! Et en dix mois je n'en ai mangé qu'une fois au restaurant (la version cupnoodle ne compte clairement pas).

Considéré comme nourriture chinoise mais pas de Chine continentale ; il s'agirait d'une création de chinois installé en Corée du Sud. Une version existe peut-être en Chine. Toujours est-il qu'on en consomme souvent et que c'est aussi le plat pour le Black Day ! Le 14 avril, dans la continuité de la Saint Valentin (14 février - les femmes offrent) et de White Day (14 mars - mes hommes offrent), les célibataires qui n'ont pas reçu de cadeau aux fêtes précédentes mangent quelques choses de noir et le Jjajangmyeon s'y prête bien. Je suis assez dubitative sur le fait que les gens "célèbrent' vraiment ça. Mais hey, c'est l'occasion de tester. Bon, tout ça n'explique pas ce qu'est ce plat.

Il s'agit donc de nouilles dans une sauce à base de pâte de soja fermenté, d'oignon. Dans la sauce on peut trouver parfois des petits morceaux de porc, de pomme de terre ou même des petits pois. Encore une fois les recettes changent un petit peu d'un restaurant à l'autre.
La règle veut qu'on les consomme rapidement une fois le plat servi avant que les nouilles n'absorbent trop la sauce et changent de consistence.

Dans les restaurants qui servent ce plat on trouve le plus souvent aussi du tangsuyuk, des morceaux de porc panés servis avec une sauce aigre-douce. J'aime beaucoup, mais en étant réaliste, la viande n'a pas beaucoup de gout, on mange surtout de la panure avec une sauce ^^

L'Italie

Pasta

A savoir : je suis la reine des pâtes ! Et en Corée du Sud finalement on en trouve facilement, les restaurants italiens ont la côte. J'en ai mangé régulièrement chez Pasta Buono, une chaine qui propose surtout des pâtes et des pizzas, à côté de la fac à Cheongju.
Pasta Buono, le QG des stagiaires du semestre de printemps 2017 de CBNU ^^ on a fait la fermeture à chaque fois
On est sur un plat typique, sauce à base de tomate, de crème, avec des crevettes, du poulet, on trouve aussi souvent des sauces à base d'huile d'olive (j'ai pas l'impression d'avoir trop vu ça en France, dites moi ^^). Par contre dans cette chaine ils aiment la sauce ! Ça tombait bien, moi aussi !
Mais finalement c'est un trait coréen, presque partout on croirait un bouillon ! On note aussi la présence de pain ... j'ai toujours pas compris ! Dans certains restaurants, je pense notamment à Robot Cook à Daejeon où un des plats consistent en un bol fait en pain, une sorte de boule où on a retiré la mie pour y placer les pâtes et leur sauce à base de crème. Et vous dégustez le pain tout en plongeant votre fourchette à la recherche des spaghettis. Un concept que je n'ai pas eu l'ambition de tester. 
Han's Deli - je comprends toujours pas la présence de cette tranche de pain ...

Pizza

Dans la continuité la pizza ; j'avais déjà abordé le sujet ici. Vous en trouverez, plus ou moins américaines, plus ou moins italiennes, souvent coréennes ^^ Je vous propose de passer votre chemin devant la boutique Mr Pizza, les pizzas y sont bien trop chères pour la qualité. 
Dans un petit restaurant italien, le plus authentique testé en Corée jusqu'à maintenant. C'était à Cheongju mais il a fermé avant mon départ l'été dernier malheureusement ... Un classique en Corée, ça ouvre, ça ferme, et voilà un nouveau café à la place de votre restaurant préféré. 

L'Amérique (dans un grand sac)

Tacos

Qui l'eu crut ? Des tacos aux crevettes à Cheongju.
La nourriture mexicaine fait son chemin en Corée du Sud, j'ai mangé quelques buritos à côté de CBNU et une fois ces magnifiques tacos. Les coréens aiment les plats relevés comme j'en ai déjà parlé, les plats mexicains de Corée ne dérogeront pas à la règle mais parfois les restaurants indiquent des niveaux (à la manière des restaurants de ramyeon ^^).

Burger

Je ne vous parle pas ici du MacDo, bien que cela soit intéressant aussi. De nombreux restaurants de burgers ont fait leur apparition en Corée du Sud, souvent à leur tête des expats américains ou australiens. Celui-ci au pull-pork je l'avais commandé au pub près de CBNU aussi. Les coréens ont lancés leurs chaines de fast-food avec des burgers. Je vous déconseille Lotteria (ils savent à peine faire les frittes) ; je n'ai jamais testé mais souvent vu les boutiques de Mom's Touch. Pour un burger qui vous rappelle la maison rendez-vous chez BurgerKing. 

Poutine

Sacrilège ! J'ai mangé ma première poutine dans un pub irlandais dans une petite ville de Corée ! Surement pas très authentique, mais elle m'a bien rassasié. 

En cherchant un petit peu, on trouve un peu de tout et on peut facilement trouver quelque chose qui n'est pas coréen. Pensez toutes fois à allonger les billets, diner étranger vous coutera presque le double d'un plat d'un ajumma coréenne. 

15/11/2018

Le système médical #HistoiresExpatriées

De Le 15/11/2018
J'ai réécris cet article plusieurs fois, parce que la pipelette que je suis se laissait carrément emporter en mode story time avec beaucoup trop de détails pas nécessaires ; j'espère que cette dernière version sera intéressante et proposera une vision du monde médical de différents pays à travers mon expérience personnelle. 
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A noter, lors de chacune de mes expériences à l'étranger jusqu'à récemment, ma couverture médicale était un contrat international que j'avais souscrit en France avant mon départ. Pour les curieux, j'ai traité avec la MGEN pour mes séjours aux États-Unis, et lors de mon séjour en Corée (et mon passage rapide au Japon) j'avais une couverture ACS (anciennement Global Partner). Mon expérience du monde médical à l'étranger sera donc certainement différente d'un résident.

Les États-Unis, l'Urgent Care, et un bon moment chez le dentiste

Avec un total de quatorze mois passés aux Etats-Unis les risques d'avoir besoin de soins étaient bien réels. J'ai donc découvert le système d'Urgent Care ; à ne pas confondre avec l'Emergency Room pour laquelle je n'étais pas couverte.
J'ai visité cet endroit par deux fois.
Suite à une chute au travail j'avais mal dans le bas du dos. A l'issu de ma première visite on m'avait encouragé à revenir si la douleur persistait. Un rendez-vous de moins de 10 minutes qui m'aura couté quelques 200$ ... J'étais prête à y retourner une dizaine de jours plus tard alors que j'avais encore mal au dos et ma host mom, pleine de bon sens m'a demandé si j'avais besoin d'une seconde consultation à 200$, qui n'allait surement pas me donner plus de résultats que la première fois. C'est donc ça les Etats-Unis ? Essayer de mesurer la nécessité des soins en fonction du tarif ? Je l'ai finalement écouté et ma douleur a fini par partir avec le temps. 
Je retournerai à cette même clinique plus tard dans l'année pour une laryngite ; la même chose, une facture de 250$ parce qu'on m'a gratté le fond de la gorge avec un coton tige géant, et presque 90$ de médicament.
Au delà du tarif qui semble aberrant pour les français habitués à un système de santé bien moins cher, j'ai trouvé le système d'Urgent Care très pratique. Pas besoin de prendre de rendez-vous, en arrivant vous remplissez une fiche et on vous prend en consultation dans l'ordre d'arrivée. Un système entre le médecin généraliste comme on le connait en France et les urgences. J'ai été très bien accueilli et on a répondu à toutes mes questions ; la clinique au moment de partir vous fourni tout un petit dossier sur votre condition, et ensuite direction la pharmacie (que je côtoyais déjà souvent pour satisfaire mes late night cravings) et j'ai eu droit aux petits tubes oranges avec mon nom dessus ! #cliché
Et lors de mon second séjour, au coeur du Michigan, j'ai du consulter pour une douleur dentaire ... Et là ! J'ai eu le droit à la dentiste la plus gentille du monde !!!
Alors non, ça n'a pas été le moment le plus relaxant de ma vie ; mais la médecin qui s'est occupée de moi était au top. Pour un truc pas si bénin puisque ma dent sera par la suite dévitalisée ! Bref, pas un truc sympa et encore moins quand tu es dans un pays qui aime te voir dépenser des centaines de dollars pour te soigner.
Et là autre miracle, elle m'a demandé quand je rentrai dans mon pays ; il restait peut être 6 ou 7 semaines, et elle m'a directement dit "okay si je vous soigne ici ça va vous couter très cher, il vaut mieux attendre. Je vais nettoyer, mettre des antibiotiques (un truc du style) et protéger votre dent. Prenez dès maintenant un rendez vous chez votre médecin, si la douleur reprend revenez me voir".
J'ai donc passé pas loin d'une heure sur la chaise du dentiste à analyser les lieux pendant qu'elle me soignait.
Première chose : le médecin ne travaille pas dans une pièce close, je crois qu'il y avait d'autres dentistes qui avaient d'autres patients, un peu à la mode open space avec des cloisons juste à hauteur d'homme. Ça m'a fait rire, ils avaient accroché des posters au plafond pour que le patient s'occupe pendant le traitement ; ce jour là j'ai appris qu'il y a plus d'acide dans une bouteille de Mountain Dew que dans une pile ! (je vous cache pas que j'ai continué à consommer du Mountain Dew...). Et elle était vraiment à l'écoute, l'assistance m'a tout de suite amené une stress-ball quand elle a senti que j'étais stressée et dès que j'ai cillé pour vouloir lui indiquer quelque chose la dentiste a stoppé net son action et j'ai pu lui faire comprendre en deux soupirs que "euh là faudrait peut être réinjecter de l'anesthésiant ça fonctionne de moins en moins".

Bref je m'étends mais ce qui ressort de mon expérience du monde médical aux Etats-Unis c'est que OUI C'EST CHER, ne nous voilons pas la face c'est un énorme problème (dont je n'ai pas eu à m'inquiéter car j'avais quelques économies en attendant que mon assurance française me rembourse : notons que j'ai du attendre 6 mois avant de toucher quoi que ce soit pour ce rendez vous de dentiste en passant) mais surtout c'est le sens du service, l'écoute du patient. Alors c'est sur qu'avec des tarifs pareils encore heureux que l'on ait droit à un bon traitement mais ça m'a vraiment rassuré, moi qui ne suit pas fan des docteurs.

Les urgences du Japon

Alors vous allez me dire “comment ça ? Ça fait deux heures que tu es là bas !” ; et vous n’auriez presque pas tord ^^ Je ne l’ai pas encore raconté ici mais j’ai déjà été au Japon avant de faire le grand plongeon. J’ai rendu visite à une amie à la fin de l’hiver dernier ; juste un week-end et figurez vous que j’ai eu la chance, que dis-je ! L’honneur de faire ma première expérience du monde médical japonais. Laissez moi vous conter rapidement cette histoire.

Colique néphrétique en direct de la porte d'embarquement ! ... Si vous connaissez pas, sachez que vous êtes chanceux, ces douleurs aux reins (souvent causés par des calculs) sont atroces. Après plus d’une heure couchée devant un comptoir pour récupérer la TVA avec toute une petite équipe médicale autour de moi on amène un brancard et direction l’hôpital. Enfin, seulement après l’ultime question “Ça va vous couter de l’argent, vous avez une assurance ? Ce n’est pas un problème ?” Encore une fois ils m’ont mis le doute. Mais je suis assurée et j’ai super mal : OUI je confirme mon choix d’avoir accès à des soins.

Pour faire un raccourcis de l'histoire, une employée bilingue de Jeju Air est venue avec moi à l'hôpital, lorsqu'elle a du repartir à son poste c'est grace à des iPads et un appel video à un service de traduction que j'ai pu communiquer avec les médecins.

Ce que j'en retient : au Japon on ne donne aucun médicament avant de savoir ce qu'il se passe ... j'ai donc chialé de douleur au pire moment de la crise ... lorsque cela m'était arrivé en France le premier truc que les infirmières des urgences avaient fait était de m'injecter de la morphine, deux fois !
J'avais aimé les prospectus aux Etats-Unis, ici on m'a remis un sachet avec le nombre exact de comprimés, ils avaient méticuleusement découpé les plaquettes de médicaments, et j'ai reçu un grand tableau avec photos médicaments, leur nom, leur composition et ce à quoi ils servent, ainsi que les moment où les prendre (en japonais cela dit)e. Un vrai jeu d'enfant. On a joué aux mimes avec les infirmiers pour que je comprenne qu'un des trucs devait se conserver au frigo, vu qu'ils avaient pas le mot en anglais. 

La Corée du Sud et ses outils magiques

Et donc oui, à la toute fin de mon séjour je suis tombée malade. 10 mois sans rien et sans prévenir (quoique), à la minute où je termine mon stage les microbes se sont emparés de mon organisme ... J'ai donc pu faire l'expérience de la médecine en Corée du Sud aussi. 
Un truc très classique, le nez prit, mal de gorge, de la fièvre ... j'ai lutté par moi-même quelques jours et je me suis résignée à consulter pour pouvoir profiter de mes quelques jours de libre avant mon retour en France. 
J'ai donc découvert qu'en Corée on sélectionne soit même le type de médecin que l'on veut consulter ; par exemple je suis allée dans un cabinet d'oto-rhino-laryngologue ^^ Pas besoin de rendez vous, la secrétaire de mon lieu de travail m'a accompagné et s'est chargé de traduire quelques trucs. Une petite consultation mais qui a fait tout son effet. J'ai vu des trucs comme jamais avant ! Un truc pour me nettoyer le nez, un thermomètre bizarre et un autre outil pour me désinfecter la gorge. Si je n'avais pas été prévenu j'aurai pu croire que le docteur voulait m'attaquer avec ses outils bizarroïdes. Mais finalement c'était le top !
Le prix de la consultation et des médicaments étaient équivalents au système français, pas de grosses dépenses. Mais j'ai surtout noté qu'ici les médicaments sont préparés de manières bien spécifique et complètement fool-proof ! Une machine se charge de faire des sachets pour chaque moment de la journée. Toute une ribambelle de petits sachets transparents dans l'ordre des prises. Par exemple un sachet sur deux contenaient les mêmes produits.

Finalement chaque pays a ses particularités, dans un monde idéal on prendrait les trucs sympas et utiles pour créer le meilleur service médical du monde ! En gros, un système qui ne coute pas un bras, qui traite aussi bien les symptômes que la pathologie et qui traite le patient comme un humain qui n'est pas dans la situation la plus agréable au moment où il consulte. Et de mon point de vue l'atmosphère et les locaux jouent énormément sur mon stress et la confiance que je donne au médecin. Que cela soit aux Etats-Unis, en Corée du Sud ou au Japon, malgré le fait de ne pas consulter dans ma langue, dans un système que je ne connais pas, je me suis sentie bien prise en charge et je n'ai pas pensé "ah tiens la peinture s'écaille par ici".
Maintenant que je m'installe au Japon et que mon travail prend en charge mon assurance santé, on verra si je fais de nouvelles découvertes dans le fonctionnement du système médical ici =)
Cet article participe au RDV #HistoireExpatriées organisé par le blog L'occhio di Lucie 
La marraine de ce mois-ci est Ferdy Pain d'Épice, son article sur le sujet est , elle y parle du Canada

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J'ai beaucoup trop écrit ...
Imaginez un peu avant que je ne donne des grands coups de ciseaux dans l'article.

24/10/2018

La Corée dans mon assiette #4 les nouilles

De Le 24/10/2018
Attention révélation : je suis la reine des pâtes ! 
Voilà, vous savez tout ! C'est le truc le plus important à mon propos ^^ Au delà des super repas étudiants pas chers de type : pâtes au ketchup, pâtes au fromage ... J'adore les pâtes et j'aimes les cuisiner. Les nouilles par contre ... c'est un peu techniquement une sorte de pâte mais j'accroche moins. Déjà de base, les spaghetti c'est surement les pâtes que j'aime le moins ... donc les nouilles ... MAIS en Corée du Sud à défaut de trouver des pâtes, j'ai trouvé des plats de nouilles sympas.

Kalguksu 칼국수

Ce plat est fait de nouilles fraiches coupées au couteau ; pas que j'ai véritablement été témoin de la découpe mais c'est ce qu'indique le nom de ce plat, littéralement. Ces nouilles sont toujours servis dans un bouillon de légumes et de coquillages, ou autres fruits de mer. Ce plat dans la photo aurait pu être accompagné de poulpe puisque nous étions dans une ville connue pour cela, mais mes amis n'étaient pas partant pour en manger, dommage.
C'est un plat sympa lorsqu'il fait frais dehors, mais c'est pour moi un plat un peu difficile à manger. Entrainez-vous bien à manier les baguettes avant de vous y attaquer ; les éclaboussures ne sont pas loin. 

Milmyeon 밀면

Peut-être suis-je biaisée vis à vis de ce plat ; parce qu'en y re-réfléchissant je me demande encore ce que je lui trouve. Mais c'est vraiment bon et c'est originaire de la région de Busan (vous apprendrez bientôt que j'aime Busan fort fort fort).
Cela étant dit, précisons que j'ai testé la version non épicée (ci-dessus) commandée par mon amie coréenne lors de mon voyage en 2017 et j'ai, dans exactement le même restaurant, pris la version classique ce printemps. 

Ces nouilles sont faites à partir de farine, de pomme de terre, et de patate douce. Elles sont servis très froides dans un petit bouillon que vous pouvez ajouter à votre convenance puisque dans ce restaurant on nous a carrément amené un pichet du-dit bouillon. Des graines de sésame, un peu de viande de porc, un demi oeuf dur, du concombre et de fines tranches de radis marinés complètent ce plat. Pour un petit extra on vous servira aussi une petite assiette avec du porc et des racines de radis au kimchi.

Sujebi 수제비

J'ai fait la queue pour manger ce plat ! Mon amie coréenne avait vu de très bons commentaires sur un site et tenait à me faire découvrir ce plat. Elle a eu bien raison car jusqu'à maintenant c'est l'unique fois où j'ai mangé du sujebi. Et je n'ai pas fait attention si ce plat était présent dans les restaurants que je côtoie plus habituellement. 
Il s'agit d'un bouillon, probablement à base de poisson comme souvent, et de pâtes "déchirées à la main" avec ici des courgettes et un peu d'algue. La texture des "nouilles" est un peu épaisse mais très souple car je pense que le plat cuit longuement. Ce n'est pas du tout épicé et un plat sympa à essayer. Nous l'avons accompagné de kamjajeon (mes galettes de pomme de terre favorites) et d'un alcool de riz pétillant qui me plait beaucoup : le dongdongju 동동주 ! Avec un nom pareil, évidemment c'est pour le moment mon alcool coréen préféré. 

Kongguksu 콩국수

Un autre plat de nouilles froides. J'ai bizarrement adoré ce plat la première fois que j'en ai mangé. J'avais quelques doutes, mais ils se sont envolés à la première cuillère. Il s'agit de nouilles de farine de blé dans une soupe de soja moulu. Vous comprenez mon petit doute ? 
On y ajoute un peu de concombre et de graines de sésame et voilà ! Tout en dégustant un peu de kimchi pour relever le gout. 
En vrai, il faut rajouter un petit peu de sel en général. Et le gout vari en fonction du restaurant. La seconde fois que j'en ai mangé j'ai été un petit peu déçue de ne pas retrouver ce super gout de sésame. 
Mention particulière à un des rares plats végan de Corée du Sud ^^

Soba Udon 소바우돈

Je termine cet liste avec une découverte faite ce printemps grâce à une collègue et à mon restaurant préféré près du boulot. Il s'agit de nouilles japonaise, les udons, dans un bouillon glacé à base de soja avec un oeuf, une crevette panée et de l'oignon vert, des algues séchées et du radis mariné. Un plat parfait lorsqu'il commence à faire chaud mais que vous voulez faire le plein d'énergie. 

Notez que les plats de nouilles froides 냉면 (naengmyeon), ne sont pas disponibles toute l'année, vous devrez attendre que les restaurateurs sortent le menu d'été ^^


Les grandes absentes de cet article sont bien sûr les ramyeon 라면 pour la simple et bonne raison quelles sont toujours très épicés et que le plus souvent je les consommais dans leur version "sur le pouce" où l'on fait bouillir de l'eau, rempli le carton et déguste quelques minutes plus tard. Je dois vraiment essayer la version d'un restaurant juste pour l'expérience ^^
Mes repas quand je finis les cours à 21h ^^

10/10/2018

Vivre dans un pays dont on ne parle pas la langue - La Corée du Sud

De Le 10/10/2018
Habiter dans un pays sans parler la langue. Voilà, je vous ai fait peur ?
Finalement, plus de peur que de mal dans le cas de la Corée du Sud. Je ne parle cependant que de mon expérience personnelle, peut être y a t-il des gens pour qui cela à poser plus de problèmes. Evidemment c'est toujours plus confortable de pouvoir communiquer sans entrave. Mais est-ce que ça pimenterait pas un peu l'aventure ? ^^
Ne pas parler, certes, mais je pouvais déchiffrer le Hangul rapidement après mon arrivée ^^

Le coréen

J'ai déjà parlé de la langue et du système d'écriture, mais ici je voudrais parler du fait de vivre sans (ou peu) avoir recours à la langue. La phonétique n'est pas compliquée pour moi, et pour les francophones beaucoup de sons sont les mêmes ou s'en rapprochent. En tendant un peu l'oreille on peut mémoriser des mots. 
Mais difficile d'utiliser le verbe "parler" quand on utilise 10 mots dont 2 verbes. 

L'anglais

Dans un certain nombre de pays l'anglais, si vous le maitrisez, ne serait-ce que les notions basiques, vous serez sauver et vous éviterez bien des frustrations. Je me répète peut-être un peu, mais cela me semble nécessaire : oubliez l'anglais en Corée du Sud !!! 
Ça sera presque plus frustrant d'essayer de communiquer dans cette langue que de faire sans. 
Okay j'exagère un peu, à Séoul on peut trouver des gens qui parlent anglais, ça existe ^^ mais j'insiste sur le fait de ne pas débarquer et s'attendre à ce que la majorité vous comprenne. Le risque est même d'effrayer les gens ! Ca m'est arrivé quelques fois et j'ai vite changé de technique. 

Le langage universel

Montrer des images, mimer, utiliser ses bras. Alors oui, il faut mettre de côté son ego parfois mais le plus important n'est-il pas de se faire comprendre ? Je suis relativement expressive, que ça soit avec mes mots, avec mon visage ou avec mon corps. Je pense que cela joue en ma faveur ; alors évidemment, il y a quelques limites à ce système ...
Pour des vacances ça va, mais dans la vie quotidienne, avec la fatigue on peut rencontrer quelques moments de frustrations. Il m'est arrivé de persister un petit peu, et d'essayer de me faire comprendre avec plus ou moins de résultats, mais toujours en gardant mon sang froid. C'est vraiment très important ; il m'est arrivé d'être en compagnie d'étrangers plus ou moins sympathiques envers des commerçants qui faisaient de leur mieux ... le malaise était palpable. Parfois il vaut mieux laisser tomber, accepter l'échec de cette fois-ci et réessayer par la suite.  

La technologie à la rescousse 

Sur bien des plans, la technologie nous assiste bien lors de déplacements à l'étranger. Que ça soit sur des forums ou des groupes Facebook pour échanger avec d'autres étrangers sur des besoins du quotidien ou une recherche de petite information. Je suis une adepte de la page Expat women in Korea ; il existe bien un groupe pour les francophones mais malheureusement les échanges n'y sont pas des plus agréables.
Autrement, on peut préparer sa sortie : chercher quelques mots dans le dictionnaire et utiliser Google Image. En tant que prof de langue j'ai ce réflexe d'utiliser des illustrations plutôt que de traduire le vocabulaire ^^
Astuce : Google Traduction est assez mauvais en coréen ... même pour du vocabulaire simple. Prenez garde.

Vivre mais ne pas pouvoir échanger

Techniquement, je pense qu'il est possible de vivre quelque part sans parler la langue des gens qui y évoluent. Je crois que je suis un bon exemple. J'ai passé 10 mois en Corée et je n'ai pas appris la langue, du moins je ne suis pas capable d'avoir une conversation. En dehors du travail, sans prendre en compte la vie sociale, on peut faire de nombreuses choses sans s'adresser à personne. Retirer de l'argent, prendre un ticket de bus, acheter des vêtements, faire les courses ... Aucune de ces actions ne nécessite un échange avec un humain. En Corée, parfois, les machines aussi vous parle cela dit ^^ Et si vraiment un humain venait à venir vous parler, facile de faire comprendre que justement on ne comprend pas. 

C'est donc ça qui manque lorsque l'on vit dans un pays dont on ne parle pas la langue : l'échange, le contact humain, ou juste de savoir ce qu'il se passe autour de nous. Evidemment tout ne passe pas par la langue, mais ça nous coupe d'une grande partie d'interactions. 
Une fois que l'on apprend quelques trucs, que l'on ose les utiliser et que l'on a un retour, c'est vraiment agréable. Ne serait-ce que pour dire "non je n'ai pas besoin d'un sac en plastique" (en vrai en coréen j'ai juste eu besoin de dire un mot pour indiquer ma volonté ahaha) ou indiquer que vous n'avez pas de carte de fidélité. Alors oui je parle de mini échanges, quelque chose d'assez triviale mais c'est clairement parce que je suis limitée dans ce que je peux exprimer. 

Pour toutes les autres choses vous devez pouvoir compter sur quelqu'un. Ce n'est pas forcément gênant, mais à la longue c'est pénible pour soi de devoir demander. Heureusement dans mon domaine j'ai généralement des gens qui maitrisent plusieurs langues autour de moi, mais ce n'est pas une fin en soi d'avoir des petits assistants. Devoir passer par quelqu'un ou se faire accompagner pour aller chez le médecin, à la banque, ... Je fais toujours des efforts pour pouvoir faire les choses moi-même, quitte à demander à l'avance un mot de vocabulaire spécifique.

Story time : Clarisse chez le coiffeur en Corée du Sud

Au printemps j'ai décidé d'aller chez le coiffeur juste à coté de mon boulot. Une petite boutique du quartier qui ne doit pas souvent voir passer d'étrangers vu la tête qu'ils ont fait quand je suis arrivée. Mais bon, les cheveux c'est visuel, je voulais un truc simple tout allait bien jusqu'à un moment on on me pose une question. 
Parce que oui, malgré le fait que j'ai indiqué parler un tout mini peu de coréen, avoir utiliser de l'anglais et fait signe que je ne comprenais pas un truc les gens continuent de s'adresser à vous en coréen. Ça m'intéresse de savoir si dans les autres pays c'est aussi comme ça ^^ 
Un des coiffeur sort son téléphone et Google Trad ne mène à rien. J'ai donc attrapé le mien, appelé ma collègue et tendu le téléphone au gars en question qui a été un peu surpris. Deux trois échanges et je récupère l'appel. On était en train de me demander si je voulais désépaissir mes longueurs. Ah effectivement c'est un mot de vocabulaire que je ne maitrisais pas encore ! 
Malgré les quelques problèmes de communication j'ai passé un moment agréable. Et surtout pas besoin de faire la conversation avec la personne qui s'occupe de moi. 

Ça c'est le genre d'anecdote qui montre que bon finalement c'est pas tellement un problème de pas parler la langue. Mais parfois les gens sont frustrés et vous le font remarquer. Ou parfois vous aimeriez comprendre ce qui vous entoure (j'ai une anecdote avec un vieux bourré dans le métro de Séoul) ... Ça dépend des jours, et finalement il faut bien accepter qu'une langue, même lorsque l'on est très motivé et que l'on a beaucoup de temps à y consacrer, ne s'apprend pas du jour au lendemain. 

La vie sociale dans tout ça ...

C'est pour moi un des principaux inconvénients, même s'il est vrai que ma vie sociale aux Etats-Unis n'était pas des plus dynamiques si je compare mes expériences. Ne pas parler la langue à deux cotés tout aussi négatifs l'un que l'autre.
  • difficile de tisser des liens sans avoir une langue commune. 
  • les gens ne s'intéressent à vous que parce qu'ils y voient un moyen de pratiquer une langue étrangère. J'ai prévu de développer un article sur les relations à l'étranger, et j'ai largement de quoi alimenter ce point précis ...

Les avantages

Il faut dire que j'ai surtout parlé (d'une partie) des inconvénients. Mais y-a-t-il des avantages ? 
  • c'est moins fatiguant : votre cerveau traite moins d'informations, la langue que vous ne maitrisez pas c'est comme un bruit de fond ou une musique d'ambiance (selon l'humeur).
  • vous n'entendez pas les commentaires des gens sur vous : il est possible qu'on parle de moi quand je suis quelque part, c'est aussi bien de ne pas le comprendre, peut être même si les coréens ne sont pas des adeptes du cat-calling et autres attitudes du même style. Mais on apprend rapidement le mot "étranger" et donc dès les premières semaines j'ai pu entendre que l'on parlait de moi, ou certains souhaitant être plus discret on utilisé le terme japonais, que je connaissais aussi ^^
  • si vous aimez les encouragements et être couvert d'éloges, vous y aurez droit dès que vous ferrez un petit effort. (avantages à moyen terme, j'ai ouïe dire qu'à la longue c'est pesant, notamment une fois que vous avez un niveau décent en langue ...)
Pas facile de structurer un article sur un thème si vaste ... j'espère que je ne vous ai pas perdu ^^

28/09/2018

Méfiez vous des pizzas - Why The Face 한국 editon

De Le 28/09/2018
Pour ce nouvel article de la collection WTF (la référence ici pour les nouveaux ^^) je vous parle de mon Amour ! La pizza ! Mais pas n'importe laquelle ; celle que l'on trouve en Corée. Et il y a quelques informations que j'ai besoin de partager avec vous.
Jolie pizza, avec du pepperoni bien piquant (le contraire aurait été étonnant en Corée) mais pour l'anecdote, dans ce resto Italien pour vous faire patienter avant le plat on vous apporte du pain ... et de la confiture de fraise ! oui oui #theitalianway

Le vilain 옥수수

Parmi les premières choses que j'ai apprise à dire en coréen il y a : 옥수수 싫어요 ! (oksusu shileoyo) Soit la traduction de "Je déteste le maïs". Ce sont mes étudiants qui me l'ont enseigné ; à l'époque j'avais demandé comment dire "je n'aime pas" ou "je ne veux pas" mais ils ont semble t-il voulu être sûrs que je n'aurais pas de maïs sur ma pizza ou n'avaient pas trop confiance en ma mémoire et m'ont donné la phrase la plus concise possible. Dans tous les cas, merci à eux, grâce à cela j'ai échappé à cette malédiction du maïs sur la pizza. Pas que je déteste vraiment ce légume (?) mais je ne comprends pas trop ce choix de le mettre sur les pizzas ^^

Patate douce, je t'aime

Oui mais ! 
Déjà, la patate douce je l'aime américaine ^^ la version peau brune chaire orange vive ; en Corée c'est sa cousine peau violette chaire jaune, on est donc sur un gout différent. Bonne aussi, moins sucrée. Mais ça reste une patate, un féculent ... sur une pizza qui n'est pas un plat léger non plus.
Je me souviens notamment d'une pizza sur laquelle se trouvait de la purée de patate douce ! Rien ne leur fait peur ^^ Je vous encourage à tester, pas sûr d'en trouver ailleurs.
La fameuse purée était sur la dernière pizza, la "sweet bacon pizza" et clairement j'avais pas encore appris le mot 고구마 (goguma)
L'ensemble des pizzas de la rangée de droite avaient du maïs !! Je t'aime quand même Pasta Buono :)

Honey on the side

Pour continuer sur les trucs un peu étranges alliés à la pizza il y en a au moins un qui me plait : le miel, ou un sirop qui s'y apparente. Quelques fois, en commandant une pizza classique on m'a apporté un petit récipient avec du sirop sucré dans lequel je pouvais tremper ma pizza. Grande curieuse j'ai tenté, et j'ai adoré ! Evidemment, d'un point de vue apport calorique ... Bof bof. Mais une petite pause douce dans cet environnement coréen super épicé ça fait du bien.
En France on trouve parfois des pizzas chèvre-miel ou autre combinaison un peu originale ; mais là je crois qu'ils le présentaient juste comme une option d'accompagnement, un peu comme les cornichons. 

Parlons maintenant de ce qui fâche ! Le prix ...
La pizza n'est elle pas l'emblème de la nourriture occidentale ? Et comme tel, son prix reflète le fait que ses ingrédients ne sont pas au coeur de la cuisine coréenne. Manger une pizza est un des plus gros treat que vous pouvez vous faire. #exagération A condition de bien choisir votre pizzeria  ! Méfiez vous des grains de maïs !
Techniquement, le prix n'est pas énorme (pour les plus classiques), si on considère qu'une pizza coûte autour des 15€ en France, elle aura plus ou moins le même prix en Corée du Sud, mais c'est le fossé avec le prix des plats coréens qui rendent la facture un peu douloureuse.
La plus belle ! Je ne sais pas si ma main donne une idée de l'échelle mais cette pizza était énorme et DELICIEUSE. Une vraie pizza. Une classique mi-fromage mi-pepperoni, pour 3 personnes un bon diner à 24.000 wons, mais petite ville oblige, il sera difficile d'avoir ce genre de tarif à Séoul. Vous êtes prévenus.
Le plus triste c'est qu'il n'est pas vraiment possible d'avoir de la pizza maison pour réduire le cout puisque les fours ne sont pas choses courantes dans les habitations coréennes, mais aussi parce qu'il sera certainement difficile de trouver de la pâte à pizza, et la sauce tomate et la mozzarella ne sont pas bon marché ... dommage. 

19/09/2018

De la praticité des transports en Corée du Sud

De Le 19/09/2018
Magasin Ghibli - Lotte Mall Jamsil, Séoul
Malgré les développements technologiques importants en Corée du Sud, la téléportation n'y est pas encore une option . Quels sont donc les moyens de transports à votre disposition ?

A pieds ?

Avant d'entamer quelques explications sur les transports parlons donc de nos pieds, qui peuvent dans une certaine mesure déjà nous mener loin. 
Etre piéton en Corée du Sud est faisable. Ça existe ! Il y a des trottoirs sur les grands axes, parfois même des rues piétonnes. Mais on trouve aussi plein de mini-rue où on imagine mal des voitures passer, et pourtant elles surgissent alors que vous êtes en plein milieu de la voie. Tout ça pour dire qu'en Corée on peut se déplacer à pieds. Les villes sont étendues mais on trouve tout le nécessaire dans chaque quartier. Après avoir vécu aux Etats-Unis où ne pas avoir de voiture est un handicap, vous imaginez ma joie de vivre en Corée du Sud.

Les choses à retenir :
  • Les coréens n'aiment pas marcher dans un but utilitaire ; la randonnée c'est hyper hype mais marcher pour se rendre quelque part c'est moyennement leur truc (et puis vous passez pour un pauvre ^^)
  • Attention sur les passages piétons, les voitures ont (comme aux USA) le droit de tourner à droite au feu rouge. Restez attentif !!! Les conducteurs font peu attention aux piétons !
  • Les pistes cyclables sont souvent sur le trottoir ; là encore faites attention. Si ce n'est pas le cas on jouera de la sonnette pour vous faire comprendre que vous êtes dans le passage.
  • Et jamais deux sans trois : les scooters ne respectent que très peu les règles de sécurité routière, ils grillent les feux, ne s'arrêtent pas au niveau des passages piétons et empruntent même les trottoirs. (Je suis persuadée que si j'ai à mourir en Corée ça sera dû à ça!)
Parce que si MacDo fait de la livraison vous imaginez un peu l'ampleur du phénomène !

Le taxi en Corée 

Mon unique expérience des taxis avant d'arriver en Corée, c'était le trajet en pleine nuit de LAX à Hollywood Boulevard. En plus d'avoir couté cher, ce n'était pas un trajet très agréable, je vous en reparlerai peut-être un jour. Bref jamais je n'utilise le taxi car je l'associe à un mode de vie très différent du mien. Mais alors ça c'était avant ! 
En Corée du Sud il est relativement commun d'utiliser le taxi car il est très accessible ; pour peu que vous soyez deux passagers et le cout en devient dérisoire, à trois cela vous revient carrément moins cher que de prendre le métro dans certains cas. 
Les choses à retenir :
  • Les chauffeurs parlent rarement anglais, mais ça arrive. Certains ne disent pas un mot du voyage, et d'autres font un peu la conversation même si vous indiquez ne pas parler coréen.
  • Apprenez bien votre destination ; s'il y a un monument, un grand magasin ou tout autre bâtiment reconnaissable cela pourrait aider votre conducteur, le système d'adresse est parfois confus même pour eux. 
  • Dans l'idéal utilisez Kakao Taxi ! Cette application vous permet d'indiquer directement où vous souhaitez aller (par adresse ou en plaçant un drapeau sur la carte !). C'est littéralement la réponse coréenne à Uber qui a été interdit rapidement. Les taxis sont tous certifiés, l'app vous enverra un conducteur, sur le téléphone vous verrez souvent une photo et le numéro de la plaque. Pas besoin d'échanger avec le conducteur et l'app vous indique le prix approximatif de la course. Un point important notamment à Séoul où il arrive parfois au conducteur de demander trois fois le prix aux touristes qui n'ont aucune idée des tarifs en vigueur. 
  • Les conducteurs aident rarement avec les valises ; à ce prix pas de main d'oeuvre ^^ surtout quand la voiture a un bouton dans l'habitacle pour ouvrir le coffre ! Vous êtes prévenu.

Le système de bus et de métro coréen

Vous avez déjà pris le bus ? Alors vous ne serez probablement pas dépaysé, mais j'ai quelques informations qui pourront peut être améliorer votre usage des bus coréens ^^
à Iwha Mural Village
Peu importe la ville, qu'il s'agisse du bus ou du métro, vous payez de la même manière : la carte T-Money. Si vous aimez vous compliquer la vie alors il est possible de payer en monnaie son bus et d'acheter un ticket pour le métro. Mais vous y perdez : le coût est un peu plus élevé et vous n'avez pas de transfert gratuit. 
La carte T-Money s'achète dans les 편의첨 (petites supérettes) pour quelques euros (si vous voulez un design spécifique le prix peut augmenter) et se recharge dans le même endroit (seulement en cash !). Il vous suffit de la flasher sur le lecteur à votre montée dans le bus, et à la descente. Si vous oubliez de le faire la deuxième fois ce n'est pas très grave si vous ne comptiez pas prendre un second bus ou un métro. Autrement vous devrez payer un second trajet.

Les choses à retenir : 
  • Tenez-vous bien ; les conducteurs de bus et métro coréens ont le pied lourd sur les pédales ! 
  • Restez discret ! On tolère les nuisances sonores des vieux mais si vous êtes un étranger qui fait du bruit on va vous détester. Je me suis littéralement fait engueuler dans un bus alors que j'avais une conversation normale avec mon amie chinoise. Je crois que le fait que l'on parle en anglais a aussi dérangé le conducteur ... 
  • Les arrêts de bus n'indiquent pas les heures de passage des bus, mais le nombre de minutes qu'il reste avant leur passage. Il est nécessaire d'utiliser des applications si une planification particulière s'impose. 
  • Lorsque votre bus approche, mettez vous au bord du trottoir et montrez votre carte au conducteur. Si personne ne bouge à l'arrêt le bus ne s'arrêtera pas. 
  • Certains sièges sont destinés à certains groupes de personnes (femmes enceintes, personnes âgées ...) ; dans le métro il est "interdit" de ce mettre sur ces places, dans le bus la règle est un peu moins strictes mais levez vous rapidement de ces sièges si quelqu'un en a besoin. Vous risquez de vous faire envoyer promener autrement. 
  • Astuce pour le métro : en plus de leur nom, les arrêts sont numérotés. En plus des différents écrans qui indiquent le nom des arrêts en hangul, anglais et en chinois et japonais parfois. Normalement l'usage du métro est plus facile que celui des bus où on entend mal le nom des arrêts ... Il m'arrive encore de suivre le bus sur une app de plan pour être sûre de descendre au bon endroit.
  • Dans les plus petites villes les arrêts ne seront pas forcément annoncés en anglais ; seront traduit seuls les endroits où sont susceptibles de vouloir aller des étrangers, tels que les universités, les gares routières ou coins touristiques. Lors de mon séjour à Cheongju j'avais pris l'habitude de garder une carte ouverte sur mon téléphone pour voir où je me situais en temps réel pour savoir quand descendre. Il est aussi possible de compter les arrêts entre le moment où vous montez et votre point d'arrivée, mais comme partout, si personne ne souhaite descendre ou monter, le bus ne s'arrêtera pas. 

Mon amour des gares routières et des cars

C'est le premier des transports en commun que j'ai eu l'occasion de tester. Et c'est depuis ce jour mon préféré. Laissez-moi vous expliquer en quelques points rapides : 
  • le prix : clairement il défit toute concurrence. Les cars qui partent de l'aéroport je pense sont dans la tranche élevée. Il faut compter une vingtaine d'euros pour rejoindre Daejeon à presque 3h de route.
  • le confort : il y a les cars inter-city bus qui sont tout ce qu'il y a de plus classique en matière de car, deux rangés de deux ... classique quoi. mais si vous prenez un express bus vous avez la rolls des cars ! seulement trois sièges par rangé, du "cuir", une inclinaison incroyable et plein de place pour les jambes, y'a même une télé ! et si vous branchez les écouteurs dans votre siège vous pouvez l'écouter ! Y'a aussi des prises. On pourrait chipoter de demander le wifi mais finalement on y dort tellement bien ! 
  • la rapidité : les grands axes coréens et les autoroutes ont une voie réservée aux cars. A part à l'entrée des villes on échappe aux bouchons.
  • le calme : en général ! Pour peu que vous tombiez sur une personne de la cinquantaine pas gênée pour un sou et vous aurez droit aux sonneries de téléphone et appels interminables. Une personne sensée coupera le son de ses appareils électroniques. 
Voyez un peu les sièges de compétitions !! 
En plus d'avoir des cars sympathiques, les gares routières sont des endroits agréables. Des boutiques, des restos, cafés. Arrêt de bus littéralement aux portes de la gare, ou le métro dans le cas de la gare routière de Gangnam à Séoul. 
Bonus point : les aires d'autoroutes sont elles aussi des endroits sympas ! Qui l'eut cru ?! Petits stands pour acheter à manger, toilettes impeccables, du wifi (des fois) ... Et le conducteur vérifie que tout le monde soit remonté dans le car avant de repartir.

Les choses à retenir :
  • Soyez à l'heure. Les cars partent littéralement à l'heure indiquée sur le billet ! Le car recule de son emplacement à la minute près !
  • Ils ne roulent pas pendant toute la nuit. Les derniers départs de Séoul se font autour de minuit, et les premiers départs sont autour de cinq heures du matin suivant les villes de départ.
  • Il n'est pas possible de réserver ses tickets en ligne ou via une app sans un compte en banque coréen. Si vous avez peur que le bus soit plein rapidement il faudra prévoir de se rendre à la gare routière quelques jours avant pour acheter le ticket.

Prendre le train en Corée - Korail

Je ne suis pas fan du train en France ; à cause des prix mais aussi de la qualité des services ou de l'ambiance qui règne dans les wagons.J'ai testé l'ensemble des types de trains disponibles, du plus lent au plus rapide. Je n'ai pas noté une énorme différence entre ces trains si ce n'est la vitesse ^^ Je pense qu'un soin plus particulier est apporté au KTX (le cousin du TGV) au niveau de la propreté, mais le train le plus lent n'a jamais été sale ! Une différence cela dit, le wifi gratuit n'est disponible que dans les KTX (très rapide) et ITX (moins rapide). Dans le plus lent, le 무궁화 (mu-gung-hwa) pensez à amener quelques divertissements ou profitez d'une petite sieste.
De la même façon que dans les autres transports, la règle est de rester discret : utiliser des écouteurs, couper les sonneries de téléphone, discuter pas trop fort. Bien sur, comme partout certains feront un peu plus de bruit. Notamment la population plus âges souvent référés comme 아줌마(ajumma) et 아저씨(ajeossi), les cinquantenaires et soixantenaires à qui "on doit le respect" ^^ on n'échappe jamais à leur impolitesse, plus ou moins frustrante. Mais certains restent très serviables, on généralise souvent ce groupe social. 
Le site de Korail (en anglais) pour vérifier les disponibilités et réserver des billets. 
  • Le coût du train en Corée du Sud est très abordable, même lorsqu'il s'agit des trains à grande vitesse.
  • Pensez à réserver vos places à l'avance, et plus particulièrement pour les trains les moins chers qui sont vite complets.
  • Il existe un système où malgré le fait que le train soit complet, pour moins cher vous puissiez acheter un ticket moins cher et voyager plus ou moins debout (ou prendre les places libres entre deux arrêts mais vous lever si quelqu'un s'y présente). Je n'ai jamais utilisé ce système, il est accessible aux étrangers comme aux coréens, et il me semble qu'il n'est possible d'acheter ce type de ticket seulement dans la gare de votre départ et ce le jour même ... vérifiez mes dires ou prenez des risques ^^
  • Il est souvent possible de retourner un duo de siège pour se retrouver face aux voyageurs qui s'installent derrière vous dans le cas où voyageriez en groupe. Une petite pédale se trouve coté couloir.

Et l'avion dans tout ça ?

Ici je peux surtout vous parler des aéroports plutôt que du fait de prendre l'avion. Si ce n'est que bizarrement les coréens n'écoutent pas les indications lors de l'atterrissage ... tout le monde se lève alors que l'avion est encore en taxi, prêt à s'échapper de la cabine après 11h de vol. 
Bref, j'ai seulement testé l'aéroport d'Incheon (Séoul) et mon dieu que j'aime cet aéroport. Je crois qu'il est d'ailleurs très bien placé dans les classements. Tout est très clair, le seul point sur lequel je pourrai me plaindre est la queue lors du passage d'immigration ... c'est probablement le pays dans lequel j'ai eu le plus d'attente à ce niveau. Mais ensuite on a rapidement les valises, et on peut sortir sans encombre pour rejoindre le hall où se trouve tout le nécessaire : restos, librairies, café, convenience store, de quoi s'équiper en téléphonie/internet (à des prix d'aéroport cela dit ! pas forcément un choix malin, mais c'est le prix de la praticité et d'espérer avoir un conseil en anglais), guichet pour ticket de car, la gare et la station de métro se trouve au sous sol du terminal 1. Car oui il y a désormais deux terminaux. Le second a été inauguré en janvier 2018 ; les companies qui s'y trouvent sont Air France, Korean Air et KLM. Et ce terminal est encore plus magnifique que le premier. J'ai tout de même une préférence pour le terminal 1 en ce qui concerne le divertissement et les achats hors produits de luxe. Je me suis clairement ennuyée lors de mon départ en Mai ... 

Un petit dernier ; le vélo

Le vélo n'est pas très présent en Corée du Sud. Du moins pas en tant que mode de transport, mais plutôt comme activité, pour se promener. Il existe bien un système similaire au Vélib' à Daejeon mais n'étant pas moi même une adepte du vélo je n'ai pas testé. Je pense que faire du vélo en ville en Corée n'est pas super safe. Certains prennent le risque ... mais je pense qu'il est plus agréable de faire du vélo à la campagne ou dans les zones touristiques adaptées.
au parc des tumulus à Gyeongju

05/09/2018

Parlons argent ! La Corée du Sud et le ₩

De Le 05/09/2018

Le won coréen

Evidemment, qui dit argent dit devise. Et ici on paie en wons ! 
Le premier contact avec cette nouvelle monnaie résulte en un sentiment : la richesse ! Quand le plus petit billet indique 1000 wons on se sent pousser des ailes. Sauf qu'en réalité, ce billet qui parait si gros est à peine équivalent à notre pièce d'un euro. En multipliant tout par milles on atteint vite des chiffres énormes. ^^
Dans tous les cas, le bon coté de cette devise c'est qu'elle est relativement facile à mesurer et il suffit d'effacer mentalement les trois derniers chiffres pour se faire une idée du prix. Et pour ceux qui aiment la précision voici le réel taux :
1€ = 1300₩
1000₩ = 0,77€


Le cout de la vie

Sur internet on peut lire un peu tout concernant les tarifs en Corée. Certains trouvent que c'est relativement bon marché, d'autres trop cher. Mais tout est question de perspective, du pays duquel on arrive, notre budget, nos habitudes ... évidemment. 
A mon arrivée j'étais vraiment contente de ce changement de monnaie, j'avais le sentiment de bien y gagner. Et c'est vrai, certaines choses de la vie courante sont à des prix dérisoires quand on les compare à la France. 

prix constatés à Cheongju, petite ville de province

Un corndog au cheddar - 1500 wons
Une (grande) pizza américaine pour 3 - 24000 wons
Un ticket de bus/métro - 1200/1300 wons
Une bouteille d'un litre de gel douche - 15000 wons
Un plat coréen - 3000 à 8000 wons
Un café/thé/smoothie (suivant les chaines) - de 2500 à 6000 wons
Un trajet d'1h30 en car - 7000/9000 wons
Une coupe + brushing - 12000 wons

Oui je parle en grande partie de nourriture, parce que je ne sais pas vous, mais c'est pour moi un poste de dépense important. Et encore plus en Corée où manger à l'extérieur est la norme, et se balader une boisson à la main très courant. 
A Daejeon, cinquième ville du pays, les prix restent sensiblement les mêmes ; le ticket de métro coute un euro le trajet. A Séoul, le prix du ticket peut varier suivant la distance que vous avez parcouru ; le plus cher que j'ai pu payé était autour de 4 ou 5 euros pour une heure de transport pour rejoindre l'aéroport d'Incheon. Le prix du train est lui aussi très correct pour la qualité du service, l'équivalent du TGV reste abordable lors d'un séjour - mon article sur les transports.
27€ pour un trajet de 250km en équivalent TGV - la SNCF, vous m'entendez ??

En tant qu'étranger

Alors oui, si vous faites un peu attention, que vous privilégier la nourriture locale, et que vous regardez les prix, la Corée du Sud est un peu meilleur marché que la France. Où peut-on prendre un diner conséquent pour 7 euros en métropole ? Ici je n'inclue bien évidement pas les fast-food. Mais sachez que Mcdo est aussi moins cher en Corée, et que leur menu est fort intéressant.
La vraie astuces pour les étrangers c'est de bien chercher et de comparer les prix ; il y a souvent des boutiques sans enseigne qui regorgent de trucs et bidules pour la vie courante, ou bien Daiso, le temple du "pas cher" si vous souhaitez acheter des bricoles à ramener. Dans tous les cas, si on compare avec les prix en France, tout est globalement un peu moins cher. On se pose moins de questions du type "Est-ce que ça vaut vraiment le coût ?".
Si vous vous lancez dans les achats en ligne il y a de bonnes affaires à faire !

Pour les coréens

La situation est un peu différente. J'ai un chiffre à vous donner : 6400 wons (6€) / heure, c'est le salaire minimum coréen ! Il n'en reste pas moins qu'il est toujours plus intéressant de manger à l'extérieur que de cuisiner chez soi si l'on en croit la rumeur.

Au niveau du tourisme

Le ticket d'entrée qui m'a couté le plus cher en 10 mois m'a couté tout juste 30 euros ; pour monter dans la Lotte Tower, la plus haute tour de Séoul. Ça parait un peu cher, mais le reste est tellement accessible que cette dépense ne plombe pas votre budget vacances. Les palais sont peu chers, l'équivalent de quelques euros, les souvenirs peuvent être acheter en lot de 10 dans certains quartiers, le coût est donc réduit si vous souhaitez rapporter des cadeaux pour votre famille et vos amis. 

Même si un voyage en Corée du Sud entraine une certaine dépense, ce qui sera le plus cher sera bien évidemment le billet d'avion. L'hôtel, même en plein coeur de Séoul, est abordable si vous ne recherchez pas le grand luxe.

En plein coeur de Myeongdong, 2 nuits pour 2 personnes (au printemps) vous reviendrons aux environ de 150 000 wons (115€) ; avec tout le nécessaire, serviettes de bain, climatisation, mini frigo (pas de petit dej). 

Pour les plus petits budgets, dirigez vous vers les guesthouses, sorte d'auberges de jeunesse ; vous pourrez trouver des chambres privées avec leur propre salle de bain pour 15 euros la nuit pour deux personnes (prix pour les villes de Busan et Séoul). 

Les prix augmentent très vite lorsque les visiteurs recherchent des équivalences à ce que l'on peut trouver en occident, et plus spécifiquement les attentes des américains ; la nourriture occidentale est souvent décevante ou juste passable pour des prix exorbitants, et les grandes chambres d'hôtels ont des prix exorbitants (et sont souvent dans des hôtels limite luxueux).

Voyager c'est un budget, mais si vous êtes prêt à quelques efforts (et encore, le mot me semble fort, il est plutôt question d'adaptation) vous pourrez profiter de votre séjour sans culpabiliser et faire les comptes dans votre tête à chaque fois que vous sortez votre porte monnaie.

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Je poste cet article juste avant mon installation officielle en Corée du Sud. Il est a but informatif dans le cadre d'un court séjour, d'un petit voyage. Une fois que j'en aurai terminé des démarches et de mon installation je pense faire un nouvel article sur le coût de la vie en Corée lorsqu'on s'y installe véritablement. 

24/08/2018

La Corée dans mon assiette #3 meatlover

De Le 24/08/2018
Contrairement à beaucoup d'idées reçues sur la nourriture asiatique, on ne mange pas que du poisson et des fruits de mer. En Corée du moins, la viande est très présente. On la consomme probablement un peu plus à l'extérieur qu'à la maison, mais puisque une grande partie des repas ne sont pas prit au sein du foyer la viande garde une place importante dans le régime alimentaire coréen.

Bulgogi 불고기

Ce plat peut être fait à partir de porc ou de boeuf mais j'ai pour le moment surtout vu la seconde version. Le nom se traduit pas "viande au feu" mais pour une fois nous échappons au piment ! Quasiment aucune chance de trouver ce plat trop relevé, il est plutôt du coté sucré-salé avec une sauce/bouillon à base de sauce soja. La viande est coupée très finement et marinée. C'est un grand classique que vous trouverez partout. 
version "à la poêle"
version pot-au-feu
Pour ma part, c'est la version sur le feu que je préfère. Ça demande de s'occuper de la cuisson mais rien de bien compliqué, le réchau est sur la table (ça surprend au début mais très commun en Corée) et donc la nourriture juste sous les yeux. Peu de risque de catastrophe puisque les serveurs gardent un oeil sur ce qu'il se passe, que vous ayez l'air d'un touriste ou non, et vient vous prêter main forte si vous ne savez pas trop quoi faire. J'aime beaucoup les plats présentés de cette façon, et le bulgogi encore plus puisque ça vous permet de plonger votre cuillère de riz dans le bouillon et c'est juste délicieux ! 

Dakgalbi 닭갈비


La photo ne fait pas honneur au plat. Ça arrive relativement souvent avec les plats coréens, ils sont pas super photogéniques ... mais cet inconvénient est vite oublié une fois que vous commencez à manger ^^
A nouveau un plat qui se cuit sur votre table ! Et il faudra aller dans un restaurant spécifique à ce plat. Ici c'est le serveur qui s'occupe de tout. On vous fournit un tablier (et on insistera pour que vous le portiez!) et on cuisinera d'abord la viande souvent très épicée —en photo ici la seule version non pimentée de la carte — puis le riz. Vous pouvez aussi ajouter du fromage fondu, des tteoks, des tteoks au fromage ... un peu à la manière des toppings dans certaines chaines de pizza. 


Bref, le serveur va jouer de ses cuillères en bois et vous indiquer lorsque c'est prêt à déguster. Il quittera enfin la table. Je m'habitue pas encore à avoir quelqu'un debout en train de cuisiner ... ^^
Comme pour de nombreux plats en Corée du Sud il s'agit d'un plat à partager et vous aurez de petites assiettes pour vous servir au fur et à mesure. C'est un plat très nourrissant : du poulet, du riz, des oignons verts et en général on y ajoute du fromage de type mozzarella. 

Bossam 보쌈

Pour ce troisième plat, c'est de porc qu'il s'agit. Le porc bouilli comme ça ça ne fait pas rêver, je ne sais pas exactement comment on le cuisine mais c'est très réussi. Il n'y a pas de recette officielle et chaque restaurant garde secret sa recette et le mélange d'épices dans lequel la viande est cuite. L'enseigne où vous allez le déguster est donc importante ; si possible faites quelques recherches ou demandez des recommandations aux coréens du coin. 
La viande est servie découpée et on l'enveloppe dans une feuille de salade avec un peu de sauce, de l'ail l si vous aimez, du kimchi, ou comme sur la photo des racine de radis (je crois) au kimchi. Un peu de la même façon que le barbecue coréen si vous avez testé. 80% des fois où j'ai mangé du bossam on avait un accompagnement de nouilles soba glacées relevé à base de Wasabi. Et comme toujours, un portion de riz ^^

Donkkaseu 동까스

Mmmmh ! Crispy pork cutlets !!! 
Qu'est ce qui pourrait ne pas vous plaire dans le porc pané ?! Oui, parfois on vous en sert même deux ! Vous n'aurez pas faim de si tôt ^^
Plat japonais à la sauce coréenne j'imagine, mais il a sa place dans cet article spécial plat de viande parce qu'on en trouve partout !! Et que c'est vraiment bon. Il se décline en version classique, au fromage, parfois à base de poulet si mes souvenirs sont bons. Et encore une fois, suivant le restaurant le plat sera un peu différent en ce qui concerne les accompagnement mais toujours du riz et une salade de choux. Parfois il est prédécoupé en lamelles et on vous donne seulement des baguettes ... #histoirevraie #jairéclaméunefourchette La sauce quant à elle reste un mystère pour moi ; ce n'est pas une sauce barbecue, c'est très légèrement sucré, pas épicé et très bon. Mais je sais toujours pas ce que c'est.

Samgyetang 삼계당

Sam = ginseng
Gye = poulet
Tang = soupe
Voilà vous savez tout ! 

Bon en fait, y'a pas mal à dire sur ce plat. Déjà, que le ginseng ... c'est pas très bon. Même les coréens l'avouent pour certains, mais tous le mangent parce que c'est bon pour la santé. Et que chacun a un "poulet" un peu plus gros qu'un poing ET qu'il est en une pièce dans le plat ! Je vous laisse imaginer la facilité à déguster ce plat avec des baguettes. Mais au moins cela laisse au plat le temps de refroidir, il est commun que la soupe arrive bouillonnante. Ce fameux petit poulet est fourré avec du riz, une racine de ginseng et un fruit qui se nomme le jujube. Alors c'est bon ; pas mon plat préféré mais ce que j'adore c'est l'histoire du plat. 

C'est un plat que l'on consomme lors des fortes chaleurs. Oui oui, une soupe bien chaude, avec du poulet. Ce plat est censé être bon pour la santé car il apporte beaucoup de nutriments à votre corps et manger chaud lorsqu'il fait chaud dehors évite à votre corps les écarts de températures. Je ne suis pas encore persuadée des effets de ce plat. 

Oritang 오리당

Malgré le nom en "tang" on s'éloigne un peu de la soupe ou du bouillon pour se retrouver avec une sorte de ragoût (stew). Avec une de mes viandes préférées, le canard. C'est apparemment un plat du sud-ouest du pays, je n'en ai consommé qu'une fois à Daejeon lorsque l'une de mes anciennes étudiantes a voulu me faire découvrir un nouveau plat. 
A la couleur du bouillon je vous laisse deviner que c'était un peu relevé. Et il faisait chaud, donc j'ai moi même pris quelques couleurs lors du repas. Encore une fois, un plat qui mijote à la table et on se sert dans une petite assiette. Pour accompagner la viande on trouve quelques champignons, des épinards et des oignons verts.
Ce plat est d'un budget plus élevé que la moyenne. En règle général le porc et le poulet sont les viandes les moins chères et les plus consommées en Corée du Sud.

Être (pesco-)végétarien ou vegan est possible en Corée du Sud, mais il faudra être vigilant, et manger en dehors de chez vous relèvera d'une plus ou moins grande aventure selon votre régime alimentaire. Moins vous consommez de produits issu des animaux ou de leur exploitation plus le challenge sera haut à relever.