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12/03/2017

Ma première semaine en Corée

Avant même de mettre un pied au pays du matin calme, il m'est forcément arrivé des péripéties. Ça aurait été beaucoup trop simple autrement. Je vous résume ça :

  • dans la file pour la police aux douanes à Charles de Gaulle il y avait un type exécrable derrière moi ; au téléphone, qui te rentre dedans parce qu'il fait pas attention, et qui embête tout le monde parce qu'il peut pas passer sans sa femme qui est à la fin de la file ... Bref un français banal mais les queues à l'aéroport c'est pas forcément fun et lui emmerde tout le monde.
  • il n'y avait personne à la porte d'embarquement à moins d'une heure du décollage, pas merci aux employés d'Air France que j'ai visiblement dérangé pour m'assurer qu'il n'y avait pas eu encore un changement
  • une fois la porte passé, surprise ! On monte dans un bus et on a certainement traversé l'aéroport entier vu le temps que ça a prit. 
  • enfin arrivé à ma place, mes voisins me demandent d'échanger parce que la femme est enceinte ... je refuse gentiment, je me suis pas levée à 6h30 la veille exprès pour obtenir une place couloir et vous l'offrir sur un plateau.
  • finalement je changerai pour la même place dans une autre rangé, bonne que je suis ; et j'ai eu le droit à tout : les bébés (deux ici) qui pleurent et les couches qui puent, le mec qui ronfle comme un tracteur et mon voisin qui s'endort sur moi ...

À Séoul 

La fatigue me gagne, ça fait bientôt 20 heures que je suis éveillée et je me sens un peu perdue. Je suis le mouvement, je vais bien arriver quelques parts. Le passage de l'immigration se fait rapidement, je trouve ma valise tout aussi rapidement et c'est parti.
Enfin, c'est vite dit. J'avais deux missions : acheter un billet de car pour rejoindre Cheong-ju et trouver une carte sim prépayé. Zéro soucis pour la première partie, mais ça se gâte pour la seconde. Je me fais refouler à tous les guichets de téléphonie ... J'apprendrais plus tard que c'est pas du tout là que je devais trouver mon bonheur. 
J'attends alors mon bus à l'extérieur histoire de me réveiller un peu ; il fait frais mais rien de bien catastrophique. Et puis arrive sûrement la meilleure partie de cette aventure : le trajet en car. Fauteuils en cuir, un maximum de place pour étendre les jambes, il fait soleil. Bon, il y a bien eu des trucs un peu surprenant : le conducteur téléphonait au volant, ou diffusait des chansons en anglais des années 2000, il a fortement usé du klaxon et doublé par la droite tranquilou. 

Ma semaine à Cheong-ju 청주

Malgré quelques soucis administratifs, que la barrière de la langue rend encore plus compliqués, tout s'est bien passé. Je suis en résidence universitaire et je partage ma chambre avec une chinoise, elle  a un niveau suffisant d'anglais pour discuter et elle m'est d'une grande aide quand je dois échanger avec l'administration coréenne ; parce que malgré le fait que je ne sois pas la seule non coréanophone dans la résidence il est presque impossible de passer par l'anglais... Encore aujourd'hui même, j'avais besoin de photos d'identité et visiblement le photomaton n'existe pas ici ce qui veut donc dire : direction chez le photographe ! Ma roommate m'a offert de venir avec moi et franchement ça m'a bien aidé, même si je pense que je m'en serais peut-être sortie toute seule, qui sait.

Autre changement majeur : la nourriture ! J'ai pour le moment mangé seulement quelques fois à l'extérieur ; j'ai testé le 비빔밥 (bibimbap), un plat à base de riz, de légumes sauté et souvent servi avec un oeuf au plat sur le dessus et le 삼겹살 (samgyeopsal), un barbecue coréen à base de poitrine de porc.
bibimbap south korea dish
samgyeopsal south korea bbq barbecue

A la cafétéria, comme prévu, il y a du riz à tous les repas, même au petit dej' ! Et avec ça des légumes, du tofu, du poisson et un peu de viande plus ou moins relevé. Plutôt plus que moins d'ailleurs ; les coréennes aiment leur piment. Dès que je vois une sauce trop rouge ou un bouillon trop orangé je me méfie. Du coup l'autre jour j'ai pas prit beaucoup de ketchup. 
Le point le plus important : le mercredi matin c'est petit déjeuner occidentale ! Celui-ci c'est sur je ne le sauterais jamais : tranches de pain de mie, confiture (en sachet), céréales sucrées et lait ! 
Par contre, comme aux Etats-Unis, les coréens prennent leur diner tôt... la cafétéria ferme à 19h10...
south korea cafeteria food
déjeuner de dimanche midi : un bouillon très relevé et ils mettent même de la pâte de piment sur la salade ...
Premiers pas de centre ville hier après-midi, il y avait beaucoup de monde dans les rues et j'ai pu découvrir les magasins et le marché couvert de la ville. J'étais tellement occupée à regarder partout mais aussi à faire attention à pas bousculer les autres, ou me faire rentrer dedans par un papi en vélo ou un livreur en scooter que j'ai prit seulement quelques photos.
Finalement le cout de la vie en Corée du Sud n'est pas si bas que ça ; bien sur une majorité de choses seront un peu moins cher qu'en France mais les produits de marquent sont à peu près équivalents. Là où c'est intéressant c'est pour la nourriture, notamment dans les restaurants, mon bibimbap servit avec plein de petits accompagnements ne m'a couté que 6000 wons, soit moins de 5 euros. 

Une première semaine pleine de découvertes, de fatigue et de repos, et de bouche en feu !!! Moi et le piment ça fait deux.

2 commentaires:

  1. J'ai envie de venir te voir rien que pour manger ! Hahaha !!

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    Réponses
    1. Je t'attends si tu te décides ; mais si tes disponibilités ne te permettent pas de venir alors je te propose d'aller gouter la nourriture coréenne au restaurant Vannes (près de la place de la Victoire) ; ils ont du bibimbap :) et je recommande les nouilles de patate douce.
      Aussi, depuis cet article je suis allée manger un grand repas traditionnel et y'avait beaucoup de choses qui étaient bizarres ou très relevées ahaha

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