Sur ce site

Affichage des articles dont le libellé est quotidien US. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est quotidien US. Afficher tous les articles

15/11/2018

Le système médical #HistoiresExpatriées

De Le 15/11/2018
J'ai réécris cet article plusieurs fois, parce que la pipelette que je suis se laissait carrément emporter en mode story time avec beaucoup trop de détails pas nécessaires ; j'espère que cette dernière version sera intéressante et proposera une vision du monde médical de différents pays à travers mon expérience personnelle. 
---
A noter, lors de chacune de mes expériences à l'étranger jusqu'à récemment, ma couverture médicale était un contrat international que j'avais souscrit en France avant mon départ. Pour les curieux, j'ai traité avec la MGEN pour mes séjours aux États-Unis, et lors de mon séjour en Corée (et mon passage rapide au Japon) j'avais une couverture ACS (anciennement Global Partner). Mon expérience du monde médical à l'étranger sera donc certainement différente d'un résident.

Les États-Unis, l'Urgent Care, et un bon moment chez le dentiste

Avec un total de quatorze mois passés aux Etats-Unis les risques d'avoir besoin de soins étaient bien réels. J'ai donc découvert le système d'Urgent Care ; à ne pas confondre avec l'Emergency Room pour laquelle je n'étais pas couverte.
J'ai visité cet endroit par deux fois.
Suite à une chute au travail j'avais mal dans le bas du dos. A l'issu de ma première visite on m'avait encouragé à revenir si la douleur persistait. Un rendez-vous de moins de 10 minutes qui m'aura couté quelques 200$ ... J'étais prête à y retourner une dizaine de jours plus tard alors que j'avais encore mal au dos et ma host mom, pleine de bon sens m'a demandé si j'avais besoin d'une seconde consultation à 200$, qui n'allait surement pas me donner plus de résultats que la première fois. C'est donc ça les Etats-Unis ? Essayer de mesurer la nécessité des soins en fonction du tarif ? Je l'ai finalement écouté et ma douleur a fini par partir avec le temps. 
Je retournerai à cette même clinique plus tard dans l'année pour une laryngite ; la même chose, une facture de 250$ parce qu'on m'a gratté le fond de la gorge avec un coton tige géant, et presque 90$ de médicament.
Au delà du tarif qui semble aberrant pour les français habitués à un système de santé bien moins cher, j'ai trouvé le système d'Urgent Care très pratique. Pas besoin de prendre de rendez-vous, en arrivant vous remplissez une fiche et on vous prend en consultation dans l'ordre d'arrivée. Un système entre le médecin généraliste comme on le connait en France et les urgences. J'ai été très bien accueilli et on a répondu à toutes mes questions ; la clinique au moment de partir vous fourni tout un petit dossier sur votre condition, et ensuite direction la pharmacie (que je côtoyais déjà souvent pour satisfaire mes late night cravings) et j'ai eu droit aux petits tubes oranges avec mon nom dessus ! #cliché
Et lors de mon second séjour, au coeur du Michigan, j'ai du consulter pour une douleur dentaire ... Et là ! J'ai eu le droit à la dentiste la plus gentille du monde !!!
Alors non, ça n'a pas été le moment le plus relaxant de ma vie ; mais la médecin qui s'est occupée de moi était au top. Pour un truc pas si bénin puisque ma dent sera par la suite dévitalisée ! Bref, pas un truc sympa et encore moins quand tu es dans un pays qui aime te voir dépenser des centaines de dollars pour te soigner.
Et là autre miracle, elle m'a demandé quand je rentrai dans mon pays ; il restait peut être 6 ou 7 semaines, et elle m'a directement dit "okay si je vous soigne ici ça va vous couter très cher, il vaut mieux attendre. Je vais nettoyer, mettre des antibiotiques (un truc du style) et protéger votre dent. Prenez dès maintenant un rendez vous chez votre médecin, si la douleur reprend revenez me voir".
J'ai donc passé pas loin d'une heure sur la chaise du dentiste à analyser les lieux pendant qu'elle me soignait.
Première chose : le médecin ne travaille pas dans une pièce close, je crois qu'il y avait d'autres dentistes qui avaient d'autres patients, un peu à la mode open space avec des cloisons juste à hauteur d'homme. Ça m'a fait rire, ils avaient accroché des posters au plafond pour que le patient s'occupe pendant le traitement ; ce jour là j'ai appris qu'il y a plus d'acide dans une bouteille de Mountain Dew que dans une pile ! (je vous cache pas que j'ai continué à consommer du Mountain Dew...). Et elle était vraiment à l'écoute, l'assistance m'a tout de suite amené une stress-ball quand elle a senti que j'étais stressée et dès que j'ai cillé pour vouloir lui indiquer quelque chose la dentiste a stoppé net son action et j'ai pu lui faire comprendre en deux soupirs que "euh là faudrait peut être réinjecter de l'anesthésiant ça fonctionne de moins en moins".

Bref je m'étends mais ce qui ressort de mon expérience du monde médical aux Etats-Unis c'est que OUI C'EST CHER, ne nous voilons pas la face c'est un énorme problème (dont je n'ai pas eu à m'inquiéter car j'avais quelques économies en attendant que mon assurance française me rembourse : notons que j'ai du attendre 6 mois avant de toucher quoi que ce soit pour ce rendez vous de dentiste en passant) mais surtout c'est le sens du service, l'écoute du patient. Alors c'est sur qu'avec des tarifs pareils encore heureux que l'on ait droit à un bon traitement mais ça m'a vraiment rassuré, moi qui ne suit pas fan des docteurs.

Les urgences du Japon

Alors vous allez me dire “comment ça ? Ça fait deux heures que tu es là bas !” ; et vous n’auriez presque pas tord ^^ Je ne l’ai pas encore raconté ici mais j’ai déjà été au Japon avant de faire le grand plongeon. J’ai rendu visite à une amie à la fin de l’hiver dernier ; juste un week-end et figurez vous que j’ai eu la chance, que dis-je ! L’honneur de faire ma première expérience du monde médical japonais. Laissez moi vous conter rapidement cette histoire.

Colique néphrétique en direct de la porte d'embarquement ! ... Si vous connaissez pas, sachez que vous êtes chanceux, ces douleurs aux reins (souvent causés par des calculs) sont atroces. Après plus d’une heure couchée devant un comptoir pour récupérer la TVA avec toute une petite équipe médicale autour de moi on amène un brancard et direction l’hôpital. Enfin, seulement après l’ultime question “Ça va vous couter de l’argent, vous avez une assurance ? Ce n’est pas un problème ?” Encore une fois ils m’ont mis le doute. Mais je suis assurée et j’ai super mal : OUI je confirme mon choix d’avoir accès à des soins.

Pour faire un raccourcis de l'histoire, une employée bilingue de Jeju Air est venue avec moi à l'hôpital, lorsqu'elle a du repartir à son poste c'est grace à des iPads et un appel video à un service de traduction que j'ai pu communiquer avec les médecins.

Ce que j'en retient : au Japon on ne donne aucun médicament avant de savoir ce qu'il se passe ... j'ai donc chialé de douleur au pire moment de la crise ... lorsque cela m'était arrivé en France le premier truc que les infirmières des urgences avaient fait était de m'injecter de la morphine, deux fois !
J'avais aimé les prospectus aux Etats-Unis, ici on m'a remis un sachet avec le nombre exact de comprimés, ils avaient méticuleusement découpé les plaquettes de médicaments, et j'ai reçu un grand tableau avec photos médicaments, leur nom, leur composition et ce à quoi ils servent, ainsi que les moment où les prendre (en japonais cela dit)e. Un vrai jeu d'enfant. On a joué aux mimes avec les infirmiers pour que je comprenne qu'un des trucs devait se conserver au frigo, vu qu'ils avaient pas le mot en anglais. 

La Corée du Sud et ses outils magiques

Et donc oui, à la toute fin de mon séjour je suis tombée malade. 10 mois sans rien et sans prévenir (quoique), à la minute où je termine mon stage les microbes se sont emparés de mon organisme ... J'ai donc pu faire l'expérience de la médecine en Corée du Sud aussi. 
Un truc très classique, le nez prit, mal de gorge, de la fièvre ... j'ai lutté par moi-même quelques jours et je me suis résignée à consulter pour pouvoir profiter de mes quelques jours de libre avant mon retour en France. 
J'ai donc découvert qu'en Corée on sélectionne soit même le type de médecin que l'on veut consulter ; par exemple je suis allée dans un cabinet d'oto-rhino-laryngologue ^^ Pas besoin de rendez vous, la secrétaire de mon lieu de travail m'a accompagné et s'est chargé de traduire quelques trucs. Une petite consultation mais qui a fait tout son effet. J'ai vu des trucs comme jamais avant ! Un truc pour me nettoyer le nez, un thermomètre bizarre et un autre outil pour me désinfecter la gorge. Si je n'avais pas été prévenu j'aurai pu croire que le docteur voulait m'attaquer avec ses outils bizarroïdes. Mais finalement c'était le top !
Le prix de la consultation et des médicaments étaient équivalents au système français, pas de grosses dépenses. Mais j'ai surtout noté qu'ici les médicaments sont préparés de manières bien spécifique et complètement fool-proof ! Une machine se charge de faire des sachets pour chaque moment de la journée. Toute une ribambelle de petits sachets transparents dans l'ordre des prises. Par exemple un sachet sur deux contenaient les mêmes produits.

Finalement chaque pays a ses particularités, dans un monde idéal on prendrait les trucs sympas et utiles pour créer le meilleur service médical du monde ! En gros, un système qui ne coute pas un bras, qui traite aussi bien les symptômes que la pathologie et qui traite le patient comme un humain qui n'est pas dans la situation la plus agréable au moment où il consulte. Et de mon point de vue l'atmosphère et les locaux jouent énormément sur mon stress et la confiance que je donne au médecin. Que cela soit aux Etats-Unis, en Corée du Sud ou au Japon, malgré le fait de ne pas consulter dans ma langue, dans un système que je ne connais pas, je me suis sentie bien prise en charge et je n'ai pas pensé "ah tiens la peinture s'écaille par ici".
Maintenant que je m'installe au Japon et que mon travail prend en charge mon assurance santé, on verra si je fais de nouvelles découvertes dans le fonctionnement du système médical ici =)
Cet article participe au RDV #HistoireExpatriées organisé par le blog L'occhio di Lucie 
La marraine de ce mois-ci est Ferdy Pain d'Épice, son article sur le sujet est là, elle y parle du Canada

---
J'ai beaucoup trop écrit ...
Imaginez un peu avant que je ne donne des grands coups de ciseaux dans l'article.

06/07/2018

Mon expérience Amity dans l'Oklahoma

De Le 06/07/2018
Mes articles sur le programme Amity Institute et mon expérience dans ce cadre sont ceux qui attirent le plus de personnes, je vais donc m'affairer pour terminer cette série. Aujourd'hui on repart donc presque cinq ans en arrière OMG ! Ce n'était pas mon premier voyage à l'étranger, mais le premier d'une telle envergure. Il y a cinq ans ! 5 ANS ! Je me préparais à partir aux USA.

Tulsa, Oklahoma

Amérique america oklahoma 918 états-unis
CAIN'S - salle de concert emblématique du centre-ville. J'avais eu un ticket pour y voir Taking Back Sunday mais faute de transport ... je n'y suis pas allée ... les aléas du manque de transport en commun aux Etats-Unis
Tout de suite ça vous parle, n'est ce pas ?
Alors, comme je l'ai déjà mentionné, avec ce programme on ne choisi pas sa destination. Le seul nom de la ville m'évoquait un épisode de Friends dans lequel Chandler accepte un poste dans cette ville alors qu'il somnole en réunion professionnelle, et ça ne le réjouit pas franchement. 

Non, Tulsa n'est pas une destination touristique franchement trépidante ; mais j'ai beaucoup aimé cette ville pendant les 10 mois que j'y ai passé. C'est une ville plutôt familiale, il y a une université privée et un college à la limite de la ville mais ce n'est pas très "dynamique". Et comme toute ville américaine qui n'a pas vocation au tourisme ou de gros hub professionnel ne comptez pas sur les transports en commun. Les bus existent ... mais il faut bien les chercher, apparemment des gens prennent le bus mais attendent des heures aux arrêts sans savoir lorsqu'ils passeront. Depuis Uber est arrivé en ville et les nouveaux participants au programme utilise ce service pour se déplacer sans avoir recours aux familles. Je reviendrais sur les familles plus loin.
OK Amérique america midwest 918
Facade du Woody Guthrie's Center
Tulsa c'est en plein sur la Bible Belt, mais c'est une ville assez libérale d'après mes observations. Bien plus que le Michigan où j'ai aussi séjourné. Mais surtout, Tulsa c'est le Midwest et presque le Sud ; les gens sont pour la plupart très sympathiques, souriants, je me suis sentie bien accueillis. Il y a quelques endroits et activités culturels proposés par la ville, du sport, du théâtre, le centre commercial est très excentré mais bien fournis. 

Je ne vous recommande pas le nord de la ville, les quartiers défavorisés sont malheureusement les lieux où la violence et la criminalité de la ville se trouvent. Avec une amie on s'est perdu en voiture et retrouvé par là bas, l'atmosphère y est pesante et pas rassurante. 

Eisenhower International School

C'est là où j'ai passé le plus de temps ; de 8h ou 8h30 à presque 15h cinq jours par semaine. Les stagiaires dans cette école ont le même rôle que les para-teachers, les personnes qui assistent les maitresses en classe. Il y a deux adultes par classe donc pour la discipline et l'organisation c'est très agréable. J'ai eu des moments plus compliqués que d'autres mais lorsque j'ai rencontré des problèmes en faisant des efforts et en communiquant ça s'arrange et l'école n'a pas d'intérêt à ne pas s'occuper de ses stagiaires.
L'école offre deux programmes, de l'immersion en français ou en espagnol ; l'anglais ne fait son apparition en classe qu'à la fin de l'année correspondant au CE1. C'est justement avec les 8-9 ans que j'ai passé la plus grande partie de l'année. C'est souvent avec les petits niveaux que vous serez amené à travailler dans ce type d'école ; l'équipe souhaite que les enfants entendent du français "sans accent" au début de leur formation.
Sinon que vous dire ? Oui, j'ai vite maitrisé la photocopieuse. mais j'ai aussi su proposé des choses à la prof avec qui je travaillais. Et elle a beaucoup aimé mes compétences et mon intérêt pour l'informatique. Ah et les para-teachers et donc les stagiaires sont responsables de la corvée de cantine. Je devais donc surveiller les enfants dans la cantine pendant les 30 minutes de la pause déjeuné, et j'avais ma pause pour prendre mon repas les 30 minutes suivantes. Mes horaires étaient les mêmes que les enfants, pas besoin d'arriver plus tôt ni de rester plus tard.
Ma partie préférée ça a été de superviser et d'organiser la plus grosse partie du numéro de la classe de CE1 pour le spectacle de Mardi Gras !!! Costumes, décors ... la représentation de ma classe de Sous l'Océan de la Petite Sirène était top ! trop fière
Une des nombreuses photos que j'ai pris à l'occasion ^^

Vivre en famille d'accueil 

C'est le point sur lequel les gens réagissent le plus. Et souvent mes interlocuteurs ne sont pas persuadés des avantages de ce mode de vie. Alors que clairement pour moi ça a rendu le départ bien plus serein, de même pour ma famille, et j'en garde un très bon souvenir.

J'ai donc passé l'ensemble de mes dix mois avec mes hosts ; ce n'était pas prévu comme cela au départ. Au début c'était pour 8 semaines, puis je suis restée tout le semestre, et quand je me suis renseignée auprès de l'école sur le changement de famille j'ai été informé que ce resterait là où j'étais. J'en étais ravis, mais pendant quelques jours j'ai eu peur de m'être imposée ... La famille m'a rassuré et j'ai donc terminé l'année avec eux. Ce sont des gens géniaux et même s'ils y a eu quelques hauts et bas - qui me semblent tout à fait normaux - je suis très reconnaissante qu'ils m'aient accueilli. Ils ont continuer à loger et s'occuper de trois autres stagiaires françaises dans les années qui ont suivi. Leur investissement vis à vis de l'école était énorme. Oui "était" puisque la plus jeune des deux enfants de la famille rentre au collège en Aout ... Le père était présent à l'école quasiment autant que moi pendant le deuxième semestre, il a même reçu le prix du meilleur bénévole de l'année ou un truc du même style.

J'ai eu le grand avantage d'avoir un coin indépendant ; j'avais une chambre et ma propre salle de bain au dessus du garage. J'ai au départ craint de ne pas bien m'intégrer à la famille mais finalement c'était un super compromis et j'étais dès le début très à l'aise avec eux. Les enfants avaient 6 et 8 ans et demi quand je suis arrivée et j'ai passé de bons moments avec eux, notamment beaucoup de moment lecture en français avec la petite qui était en CP.

Ce sont des familles de l'école qui logent les stagiaires, elles ont donc au moins un enfant. Il n'est pas directement demandé de vous en occuper, mais partager des moments avec la famille ça veut aussi dire avec les enfants. L'idéal est donc de trouver des petits moments pour jouer avec eux. Il est important de voir la famille d'accueil comme quelque chose de plus qu'un moyen d'être loger. Le programme se concentre sur le partage culturel, qu'il ait lieu à l'école ou à la maison. C'est aussi le moyen pour le stagiaire de pratiquer l'anglais.

Pour moi, vivre en famille a été un élément important, ne pas se retrouver seule dans une ville et un pays qu'on ne connait pas, avoir un soutien, découvrir la culture, partager la sienne, et juste rencontrer des gens. Tout est basé sur la communication ; probablement un peu comme avec votre propre famille, être respectueux et ne pas voir la maison comme un hôtel, tenir au courant la famille de vos projets et de vos voyages ... Un soir j'ai voulu allé à une rencontre entre étrangers, j'avais trouvé un truc en ligne, j'ai fait attention et j'ai informé ma host mom de mes plans, elle était un peu inquiète. Votre famille d'accueil prend un certains nombre de responsabilité en vous accueillant, même si vous êtes un adulte responsable et habitué à vivre seul.

Ma famille était au top : ils ont tout fait pour m'aider dans mes démarches à mon arrivée (téléphone, ouverture de compte bancaire ...), j'ai tout de suite été intégré à la famille, invité à me joindre à leur emploi du temps (assister au cours de karaté, visite au musée ...), il était relativement facile pour moi de demander à être emmener quelque part (dans la mesure du raisonnable évidemment, et en faisant coïncider les emplois du temps, en s'arrangeant avec d'autres familles ...), j'avais quelques moments seules à la maison, et j'ai été invité à partir en vacances de Spring Break avec eux et les grands parents dans leur chalet dans le Colorado.
La vieille de mon retour en France - host dad reparti en mission pour le boulot - admirez mon bronzage !!!
Je sais que ce n'est pas toujours le cas pour tout le monde, en plus d'être facile à vivre et d'avoir eu une famille prête à m'accueillir je pense qu'il y a aussi eu un facteur chance. Ça n'a pas été le cas de tous les stagiaires de mon année.
En cas de soucis il est important d'en informer quelqu'un, à l'école par exemple un coordinateur est en charge de la partie famille et c'est vers cette personne qu'il faut se tourner. 

L'Oklahoma

De manière globale j'ai bien aimé l'Oklahoma, mais beaucoup de choses y ont contribué, notamment mon cercle sociale. Dans tous les cas je suis heureuse d'avoir été "au coeur des Etats-Unis" pour cette première expérience. Les grandes villes sont sympas mais au delà de couter cher au quotidien elles me semblent moins représentatives des USA. Un peu de la même façon qu'il est ennuyeux de voir la France réduite à Paris bien souvent.
Il y avait de quoi s'occuper pendant les weekends, j'ai partagé beaucoup de moments avec ma famille d'accueil, de nombreuses heures à l'école évidemment et j'ai voyagé à chacune de mes vacances et longs weekends !!
oklahoma america usa
Mon plus grand regret de cette expérience : ne pas avoir été plus aventurière vis à vis de la nourriture - Tulsa State Fair
labor day parade usa
Parade de Labor Day
J'ai tenté de résumer et soulever les points les plus importants de cette grande expérience. Vous savez déjà que j'ai beaucoup aimé ce programme et que j'ai renouvelé l'expérience en 2016, dans le Michigan. Je pense que c'est le dernier article que j'écris sur le programme, mais n'hésitez pas à me contacter (commentaire, email ou via la page FB) si vous avez des questions, je sais qu'il reste difficile de trouver des infos sur le programme. 

06/04/2017

Utica Square

De Le 06/04/2017
Utica Square, probablement le lieu où j'ai passé le plus clair de mon temps lors de mon année à Tulsa.  Oui, j'exagère peut-être un peu, mais j'habitais à seulement deux minutes à pieds donc j'y étais souvent.

Il y a tout ce qu'il faut à Utica Square, ou presque. Comme un tout petit centre ville où l'on peut faire quelques courses. Habiter dans ce quartier était juste parfait pour moi ; j'avais un Starbucks à disposition, la poste, quelques restaurants, des magasins de vêtements (bon, okay seulement deux dans mon budget et après vérification l'un d'eux a fermé depuis ...), et surtout Walgreen !! Puisque je n'avais pas de voiture ce petit centre était parfait pour moi, et par dessus tout c'est un coin très joli.

J'ai appris que l'épicerie fine Petty's Fine Foods a fermé en 2016 ... On pouvait y trouver des croissants et des pains au chocolat, et de supers bons sandwichs ... J'y avais même vu du Rondelé à presque 8 euros la boite !! ^^  
On est clairement dans un beau quartier et les marques présentent à Utica vous le font bien remarquer: Banana Republic, Anthropologie ou encore l'Occitane pour n'en citer qu'une partie. Donc oui, ce n'est pas pour tous les budgets mais ça ne coute rien de s'y promener ou de venir assister aux différents évènements proposés tout au long de l'année.

Summer's Fifth Nights

Mon évènement favori ! Qui n'aime pas les concerts en plein air les soirs d'été ? 
Chaque jeudi soir entre 19h et 21h pendant la période estivale, un groupe se produit à Utica Square. Les parkings sont vidés et chacun arrive avec sa couverture, ses chaises de camping et parfois un petit pique nique, on se retrouve entre amis ou en famille et on profite de la musique, de la bonne ambiance et de la fraicheur (relative) de la soirée. Il y a généralement des jeux, des tirages au sort, quelques activités pour occuper les enfants qui ont tendance à ne pas rester en place. Comme ça je suis repartie avec un t-shirt de l'évènement une fois.
Les concerts s'étendent de fin mai à fin aout ; le programme pour l'été 2017 est déjà disponible !

Petite astuce : dû au climat humide l'été dans cette région, je vous recommande d'investir dans un spray ou tout autre moyen pour éviter de vous faire dévorer par les moustiques ! Je parle en connaissance de cause ...

Art in the Square

Début octobre, une journée est organisé pour célébrer l'art et de nombreuses travaux sont exposées à Utica. Les artistes, tous de la région, sont présents pour discuter, répondre aux questions. Une fois encore, des choses sont mises en place pour les enfants ; nous sommes aux Etats-Unis et dans un quartier résidentiel, il était difficile de s'en passer.

Lights On

Je n'étais pas présente à Tulsa pendant la période de Thanksgiving, mais Utica Square propose l'illumination des décorations de Noël pour ouvrir les festivités le soir de Thanksgiving. Un évènement classique mais toujours sympa.

Fashion in the Square

En septembre, les différentes enseignes d'Utica Square propose une évènement axé sur la mode. Un défilé est présenté et chacun des magasins proposent des activités. Encore une fois, il y a des prix à gagner pour les participants ayant été faire tamponné leur "passeport" dans chacune des enseignes participantes.

Tous ces petits évènements sans prétention sont une des raisons principales pour lesquelles j'ai adoré ce coin de Tulsa. Il y a une vrai communauté et un peu de vie dans un quartier qui pourrait vite devenir ennuyeux.

Pour les petits budgets on retiendra l'essentiel : la poste, Starbucks Coffee, Olive Garden, PF Chang's, Gap, Bath & Body Works, The Snow Goose, Walgreen et les évènements gratuits ! 

Les photos utilisées pour illustrer cet article proviennent de la page Facebook de Utica Square.

22/03/2017

Mon expérience Amity dans le Michigan

De Le 22/03/2017
fall autumn automne arbres forêt forest interlochen michigan
Pour cette seconde expérience aux Etats-Unis j'avais spécifiquement demandé un poste dans le secondaire. J'avais beaucoup aimé être en niveau primaire mais je voulais diversifier mes expériences. Mon projet était de repartir un an, mais l'offre qui m'a été faite était pour un semestre et finalement cela m'a convenu.

Interlochen, Michigan

Une des raisons pour lesquelles j'ai accepté ce poste, bien que je cherchais un stage plus long, est la situation géographique du lycée où j'irais.
Interlochen, population : 583 (2010) ! Et la ville la plus proche, Traverse City, population : à peine 15 000 ...
Tout ça au nord de la Lower Peninsula du Michigan, entouré de forêt. Alors oui c'est mignon, l'école est au bord d'un lac, mais c'est clairement perdu au fond des bois ; pas vraiment ce qui me tente niveau environnement, mais pour un semestre je me suis dit que ça valait le cout de tenter ; surtout que le stage en lui même me convenait. J'aurai pu me découvrir une passion pour l'observation des écureuils, qui sait.

Interlochen Center for the Arts, Arts Academy

Comme son nom l'indique, ce lycée privé forme les élèves aux beaux-arts, ainsi qu'au chant, à l'écriture créative et en cinéma. Concrètement, les élèves viennent pour exceller dans leur art et suivent quelques cours académiques. Ils peuvent venir faire les quatre années qui composent le lycée américain ou seulement une partie. Etant donné le cout de l'école mais aussi de la grande compétition lors des auditions, la majorité des étudiants sont des seniors, dans leur dernière année avant le conservatoire ou l'université. 
Du fait de sa situation géographique et de ses spécificités, ce lycée est un pensionnat, en quelques sortes. On pourrait aussi le comparer à un mini campus universitaire. Les élèves viennent de tous les états ainsi que de l'étranger pour cette école renommée. 
Bref, c'est une petite communauté avec des élèves qui courent d'une classe à l'autre, d'une répétition à un récital, et qui se lève à 5 heures du matin pour aller courir. Les élèves sont la raison principale pour laquelle j'ai adoré mon stage ; très matures, intéressants et respectueux, forcément ça rend l'expérience très sympathique. Et puis j'ai eu l'occasion de travailler avec des grands débutants et des élèves très à l'aise avec le français. 
snow neige forest interlochen center for the arts michigan
Mes journées de cours s'étendaient de 8h30 à 14h ou 14h50 le mercredi. J'assistais la professeure de français dans ses cinq classes et je m'occupais de faire le cours à un des élèves qui ne pouvait pas être présent à l'heure supposée du cours de son niveau. J'ai pu participer à un tas d'activité en dehors de ce temps scolaire : la table française, où l'on révise les notions de cours autour d'un plateau de la cafétéria, les heures de "tutorial" où les élèves viennent faire leurs devoirs en classe le soir, préparer des diners, faire des crêpes et des buches de Noël en classe, proposer des présentations culturelles, discuter en français avec des élèves à la bibliothèque, entre autres ... Tout un programme !

La vie sur le campus

Vivre sur son lieu de travail a clairement des avantages : le cours finit à 14h55 et je peux être tranquille sur mon lit à 15h. Bon ça c'est dans l'idéal. En réalité c'est plutôt de pouvoir passer chez soi pour attraper une ou deux choses à la pause de midi.
Autrement c'est aussi un peu compliqué, surtout quand on a pas de véhicule motorisé. La voiture, l'outil indispensable où que vous soyez aux USA, mais pour 16 semaines ... et puis qui dit nord du pays, dit aussi neige !
vélo bike snow neige interlochen michigan
Par moment je me suis sentie un peu coincée sur le campus, surtout au début alors que j'ai passé un mois complet sans internet dans mon logement ... J'avais donc limite mon fauteuil attitré à la bibliothèque et je restais jusqu'à la fermeture chaque soir. J'étais logé dans un petit chalet bien trop grand pour moi puisque je n'utilisais pas la cuisine, et qui à besoin de deux salles de bain ? Niveau de confort assez bas puisque ces logements ne sont quasiment pas utilisés, à part en location l'été d'après ce que j'ai compris ... Bref, une situation à laquelle j'ai mis un peu de temps à m'habituer mais ça allait.
snow neige cold michigan
Un autre truc auquel il faut s'habituer : la cafétéria. Et ses horaires ! J'adore manger, et j'en ai surtout besoin. Sauter le petit déjeuner, très peu pour moi. Donc même les week-end, alarme sur le téléphone ... si mes souvenirs sont bons le samedi et dimanche il fallait y aller avant 9h15. Mais le week-end c'est aussi les seuls matins où je prenais le temps de me faire des gaufres, en semaine c'était un peu la queue devant les machines et j'avais pas tellement la patience. Pareil, le soir la cafétéria fermait à 19h ... Plus concrètement au niveau de la nourriture c'était assez bien : plusieurs options chaudes et toujours un bar à sandwichs et un bar à salade, fruits. J'ai tenu un mois à manger des oeufs et du bacon le matin, et puis j'ai arrêté. Bizarrement, ce régime pas tellement équilibré ne m'a pas trop affecté. 

Le Michigan

Je suis restée dans la moitié ouest de l'état et j'ai trouvé ça sympathique. Pour des vacances en tout cas, je ne pense pas que c'est le genre d'endroit où je déciderai de m'installer, mais pour des vacances ou un court séjour pourquoi pas.
Par contre socialement j'ai senti une différence énorme avec l'Oklahoma ; dans un si grand pays on imagine bien qu'il y a des différences culturelles mais j'ai été surprise. Les gens m'ont semblé beaucoup plus froid, très renfermé sur eux-même et un peu bizarres quand ils sont plus ouverts, bizarres dans le sens où ils rendent les choses très awkward (rigoler pendant trois bonnes minutes sur un mini commentaire marrant je trouve ça un peu ... étonnant ...). Ca ne remet pas en compte la gentillesse des gens avec qui j'ai échangé, principalement des professeurs du département de Liberal Arts. Mais ça a été un peu compliqué de briser la glace et de trouver ma place entre les gens du personnel, les profs et les élèves. 
Malgré le sentiment de solitude, je pouvais compter sur ma copine espagnole qui était elle aussi assistante dans le même programme. On avait nos petites routines : moi en retard le matin pour aller à la cafétéria, notre petite marche après le lunch histoire de s'aérer un peu avant de retourner en classe, moi qui frappe à sa porte pour aller au diner à 18h30 et l'attendre car elle avait encore oublier l'heure ^^ et trouver s'il y avait un truc à faire le soir, et se décider en cas de multiples possibilités.
michigan harp harpe recital récitale concert interlochen center for the arts
Après une année dans le sud des Etats-Unis j'étais contente de découvrir un état différent. Il y a de jolis coins à découvrir et si vous aimez passer du temps à l'extérieur, faire du vélo, de la randonnée ou la pêche le Michigan vous attend.
road route fall autumn automne trees tree arbres michigan
traverse city interlochen michigan port lake lac
marina de Traverse City
lake port sunset coucher de soleil michigan traverse city
marina de Traverse City
michigan fall autumn automne trees forest arbres forêt champ

23/02/2017

Why The Face - Les volets

De Le 23/02/2017

WTF ! 

maison américaine american house
Ce n'est pas flagrant sur cette première photo mais ça rend la chose encore plus ridicule pour moi. Ces maudits volets ! 
Si vous avez séjourné aux États-Unis vous avez certainement remarqué que les volets sont bien inutiles. Mais si vous savez, comme dans les films où ils dorment alors qu'il fait soleil, ou qu'ils se réveillent avec le lever du jour. Plus jeune ça me semblait aberrant ; en tout cas, dans mes familles et dans mon entourage dormir dans l'obscurité est la norme. Si volets roulants on fait même attention à "bien fermer les petits trous".

Dès mon arrivée aux États-Unis, dans ma grande chambre aux 5 fenêtres j'ai vite adopté l'absence de volets. Ça m'a tout d'abord permis de prendre le rythme du pays et je n'ai pas souffert du décalage horaire. 
Envie d'une grasse matinée le week-end ? Ils vous restent toujours l'option masque (que j'ai aussi depuis adopté). 

Dans tous les cas, cette histoire de volets m'a poursuivi pendant tout mon séjour. Puisqu'ils n'en utilisent quasiment pas (j'imagine qu'il doit bien y avoir une minorité de volets fonctionnels dans le pays) d'où leur vient cette idée d'en orner leur maison ?

Ça donne peut-être un petit charme mais on ne peut pas dire qu'ils sont grillé tout de suite ? voir exemple 2. Ces faux volets étaient présents à l'extérieur de ma chambre, mais ils avaient au moins une taille équivalente à la largeur des fenêtres. 
american house maison américaine
Pourquoi Why The Face ? Parce que je suis Phil Dunphy, voilà pourquoi.