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18/12/2023

Être professeur de français langue étrangère au Japon

De Le 18/12/2023

Tu es peut-être arrivé sur mon blog parce que tu t’intéresses au Japon, ou parce que tu cherches des informations sur l’enseignement du FLE (français langue étrangère), notamment à l’étranger. Tu as peut-être déjà été lire mon article FAQ sur le sujet. 



Aujourd’hui je te propose un mix des deux ! L’enseignement du FLE au Japon. 



Enfin, je ne fais que te diriger vers une autre plateforme, celle de Charlène Siffre qui m'a invité sur son podcast pour discuter de nos expériences respectives. J'espère que tu trouveras réponses à tes questions.


Le podcast est ici : 

Si tu préfères la version vidéo ; elle est disponible sur Youtube juste ici


Notes bien que je ne vis plus au Japon, ni en Corée du Sud d'ailleurs. Les informations que j'ai à propos du monde du FLE dans ces deux pays ne sont certainement plus très à jour. 


Si tu souhaites tout de même prendre contact avec moi, je t'encourage à passer par les deux plateformes suivantes : 


mon linkedIn

mon compte Instagram professionnel


--  je ne voyage plus autant qu'avant, le blog est donc très au ralenti --

-- je suis désormais professeur de FLE indépendante, à l'occasion j'en parlerai peut-être ici --

-- c'est d'ailleurs grâce à mon statut que j'ai pu passer une partie de l'été à Tokyo ! -- 

11/06/2023

Retour au Japon

De Le 11/06/2023

Cela fait bientôt deux ans que j'ai quitté Tokyo ! 


Le temps m'a paru un peu long, mais c'est aussi passé relativement vite. C'est une sensation assez étrange. Les jours passent ; quand on attend quelque chose ça semble toujours trop loin, et puis finalement on se dit que deux ans ce n'est pas si long que ça. 


Il faudra que je revienne sur deux ou trois trucs qui se sont passés depuis que je suis arrivée à Barcelone. Mais ça sera pour un prochain article. 

Aujourd'hui je vais faire un truc un peu nouveau. Rien de révolutionnaire en fait, mais nouveau pour moi !

C'est mon premier grand voyage touristique. Si on peut dire. 


Voyez-vous, ça ne sera pas mon premier voyage. Et ce n'est pas la première fois que je pars aussi loin ou aussi longtemps. MAIS c'est bien la première fois que je pars dans un but non-professionnel aussi loin et aussi longtemps. 

Dans chaque pays où j'ai habité j'ai profité de weekend et de vacances pour visiter d'autres coins, d'autres villes. Mais on était dans le cadre de voyages domestiques.


Mes voyages au Japon

J'estime voir fait 3 grands voyages au Japon - COVID oblige, ils ont tous eu lieu ma première année sur place.

Mon premier voyage était à Sendai et Matsushima, puis je suis allée à Kanazawa, et pour clore ma première année sur place j'ai pu visité Kyoto et Nara.

J'ai aussi eu l'occasion de faire d'autres petits voyages autour de Tokyo. Notamment Nikko, Hakone et aller voir Fuji juste avant de partir. Il faudra que je fasse des petits articles souvenirs dessus. 

Bref, quand on vit quelque part c'est quand même pas tout à fait la même chose que d'y aller dans un but touristique à proprement parler. 


Voyage famille-travail-vacances

Je pars faire la touriste ... en quelques sortes. Je pars pour profiter du Japon et pour passer du temps avec la famille de mon copain. Et avant de profiter de mes vacances il va bien falloir que je travaille un peu ! 

Premier essai de voyage en mode digital nomad ! 

Eh oui ! Je ne pars par tout à fait en vacances. Mon travail me permet actuellement de travailler de n'importe où à condition d'avoir mon ordinateur, un accès à internet et d'avoir bien programmer les cours de mes étudiants. Cela fait plus d'un an que je suis à mon compte, j'ai donné une partie de mes cours en présentiel jusqu'au mois de mai, mais j'ai fait en sorte d'être 100% en ligne à partir de maintenant. 


Ce séjour à Tokyo est donc la première occasion pour moi de tester le travail "à distance" si on peut dire. Plutôt que de travailler depuis chez moi, je vais travailler d'une autre destination. Ça sera un challenge intéressant ; en espérant que ça ne soit pas trop frustrant. 

To do list Japon 2023

J'ai l'impression qu'en trois ans au Japon, je n'ai pas eu l'occasion de faire l'expérience de certaines choses. Je ne sais pas encore si j'aurai l'occasion d'y retourner en 2024 ; ça dépendra grandement des prix ! Parce qu'en toute honnêteté en 2023 ... ça pique !


Bref, j'ai décidé de me faire une liste pour garder en tête quelques objectifs et de ne pas me laisser par le "nan mais j'ai le temps" ; je veux être intentionnelle et bien profiter de mon temps sur place !


Visites

- le musée TeamLab Planet 

- le temple Tsukiji Honganji

- le marché aux poissons de Toyosu ; visite prévue le matin avec mon étudiante pour aller prendre le petit déjeuner !

- bus touristique de nuit 

- le temple Hie 

- Sunamachi Ginza street food

- rendre visite à ma prof de japonais à Tsukuba

- rendre visite à mon étudiante à Yokohama 

- aller voir de la nature ; quelque part à Chiba, certainement en famille

- aller à Shibamata


Expériences

- porter un kimono / yukata  

- faire customiser un produit à Uniqlo 

- aller au onsen 

- passer un nuit en ryokan

- apprendre à cuisiner quelques plats japonais avec la mère de mon copain

- voir un feu d'artifice


Bouffe

- aller manger des yakitori

- retourner à Tsurutontan pour manger des udon

- manger des takoyaki (en essayant de pas me brûler !)

- tester les nouveautés des kombini

- tester de nouvelles choses sur recommandations de mon copain ! (vous connaissez le truc du "ce qu'il y a dans l'assiette de l'autre est soudain beaucoup plus appétissant que ce qui se trouve dans la mienne")

- manger des sushi 

- manger des gyoza 


Random 

- faire le stock de produits à Matsumoto Kiyoshi 

- commander des boissons de saison au Starbucks 


J'ai commencé à faire une liste sur GoogleMap avec les lieux mentionnés, mais aussi des cafés, des restaurants à tester. 

On a aussi prévu de chacun préparé un date surprise à l'autre ! Exciting !!! J'ai déjà quelques idées, notamment aller au planétarium s'il y a un programme sympa. 

07/01/2023

Vivre à Tokyo - les transports et leur coût !

De Le 07/01/2023

Les transports 

Le réseau de transport à Tokyo est à la fois incroyable et effrayant ! La ville est gigantesque mais, une fois un peu familiarisé avec les différentes compagnies de train/métro on se déplace relativement facilement. En ce qui me concerne, ce sont les stations (leurs tailles, les transferts, leurs nombreuses sorties ...) plus que les trains et les métros qui m'ont posées problème.


Les trains et les métros

Quand je suis arrivée au Japon je disais tout le temps que je prenais le métro, alors qu'en réalité je prenais le train ... 
Que ça soit une rame sur la Yamanote ou une rame sur la Ginza, pour moi c'était la même affaire. Jusqu'à ce que ça cause des quiproquos et qu'on me rappelle qu'un métro c'est plutôt sous terre. Surtout qu'à Tokyo il y a littéralement une compagnie qui s'appelle Tokyo Metro et donc quand on parle du métro c'est souvent d'une de ces lignes qu'il s'agit. Donc attention sur la terminologie, il y a des personnes pointilleuses. 

Bref, après un temps de toutes façons c'est plus simple de se référer directement aux noms des lignes, sans avoir à préciser si c'est un métro ou un train LOCAL. Et qu'il s'agisse d'une ligne de métro ou de train, le fonctionnement est le même. 

Le teikiken 定期券

Vous connaissez déjà la carte Suica, la cousine japonaise de l'Oyster card. On bip (tape ! quel verbe vous utilisez pour cette action vous ?) quand on entre dans la gare ou la station, et on bip à nouveau quand on en sort. Grand classique des métropoles. Sur cette carte magnétique que l'on recharge au grès de ses besoins, il est aussi possible d'y "placer" (j'ai du mal à choisir un verbe ici) un teikiken. 


Il s'agit d'un pass illimité ENTRE DEUX STATIONS DÉFINIES, et seulement cela. Il n'est pas questions d'un pass qui permettrait tout un tas de voyage dans une zone donnée. Le teikiken est plus limitant ; son usage est principalement professionnel même si rien ne vous empêche d'en avoir un à usage privé. 


Les deux stations en question sont donc probablement la station la plus proche de votre travail et celle près de votre habitation. Jusqu'ici tout est très logique ; encore que, c'est un système dont je n'avais jamais entendu parler avant. Votre pass vous permet de faire des économies sur un trajet quasi quotidien, dans mon cas, il me fallait utiliser mon teiki au moins sur 30 trajets (ou 15 A/R) pour que le tarif soit intéressant.


Ce pass illimité permet d'entrer et de sortir de toutes les stations sur le trajet ! Il est même possible d'entrer et sortir de la même station gratuitement, ce qui n'est pas le cas en dehors de votre teikiken (à des fins commerciales, restos, cafés situés à l'intérieur de la gare en question).


Quelques petites choses à prendre en compte : 

Souvent, votre entreprise prendra en charge votre teikiken. C'était le cas pour moi. L'entreprise me versait le coût de mon pass chaque mois. Il est donc tout à mon avantage de faire ce pass, autrement les trajets à l'unité me couteraient plus cher (puisqu'autour de 20 jours travaillés par mois) ! 


Astuce n°1 : il est possible de faire un pass pour une durée de 1, 3 ou 6 mois. Plus long il est, moins cher il revient. Ça fait une grosse dépense d'un coup mais sur mon trajet, j'économisais 1 mois de pass sur 6 ! Si vous n'avez pas l'intention de déménager ou de changer de travail, ça peut-être intéressant.


Astuce n°2 : le coût du pass entre vos deux stations "préférées" pourrait être le même en ajoutant une, deux ou trois stations de plus ! Ce n'est pas suuuuuper utile, mais c'est toujours ça de gagné le jour où vous souhaitez vous rendre plus loin qu'à votre habitude.


Comment j'ai pris full avantage de mon commuter pass :

Parlons concrètement maintenant que je peux divulger des informations plus précises sur ma situation à Tokyo, ça sera probablement plus parlant. 


Je travaillais proche de la station Hamamatsucho et j'habitais dans le quartier de Tabata au nord de Tokyo. J'ai donc fait mon premier teikiken en entrant ces deux stations dans la machine de la gare. Sur conseils d'une collègue, le mois suivant j'ai regardé le coût de quelques autres stations que j'aurais pu ajouter. 


J'aurai apprécié pouvoir tirer jusqu'à Ikebukuro, quartier commerçant que j'aime bien, mais le tarif augmentait. J'ai donc opté pour un pass entre Tabata et Shinagawa, soit deux (et plus tard trois) stations plus loin. Il m'est arrivé d'effectivement utilisé ma carte de transport jusque là bas et c'est toujours satisfaisant de ne pas avoir à payer. 


Mon autre énorme avantage a finalement été d'avoir choisi d'habiter à Tabata. Ce quartier n'a rien de bien passionnant MAIS les stations entre chez moi et mon boulot était parfaites et GRATUITES (en quelques sortes) ! J'ai donc profiter de mon pass littéralement chaque jour (avant la pandémie on s'entend), que je travaille ou non, car j'allais me promener à Ueno, Akihabara, Tokyo, Ginza ... et si je comptais me rendre dans un autre quartier, j'économisais une partie du trajet puisque j'étais sur une des lignes principales de la ville : la Yamanote. 


Alors la vie est quand même bien faite ! Mon amie et mon petit-ami habitaient à l'est de la ville, donc parfait pour se retrouver. Je n'ai que très peu mis les pieds dans les quartiers dont on entend toujours parler : Shibuya, Shinjuku ... et ça a bien fonctionné pour moi ; j'ai adoré toute la portion Est de la Yamanote. On dit souvent que les transports à Tokyo sont chers, mais personnellement j'ai très rarement dépensé plus de 15€ par mois pour me déplacer pour les loisirs (dans la ville de Tokyo et proche banlieue). 15€ en plus de mon pass qui me revenait à un peu moins de 40€ par mois. 

Le taxi

J'ai adoré prendre le taxi en Corée du Sud, surtout quand on était deux ou trois. Ça revenait moins cher que de prendre le métro. À Tokyo et au Japon c'est une autre histoire. 

Je n'ai pris le taxi qu'une fois au Japon ; parce que je n'avais pas le choix... 
Pour la faire courte, pour des raisons médicales je n'ai pas pu prendre mon vol de retour en Corée en Mars 2018 ; j'ai atterri à l'hôpital quelque part près de l'aéroport de Narita. Il n'y avait pas de raison pour que j'y reste la nuit, et personne pour venir me chercher. Je suis donc retournée chez l'amie à qui je venais de rendre visite. Je ne sais même plus si il y avait une gare dans le coin, mais je n'étais pas vraiment en état. L'hôpital a du appeler un taxi pour moi, et un taxi spécifique qui accepterait ma carte bleue française. Une vraie aventure ! 

Bref, de l'hôpital à chez mon amie (Makuhari pour ceux qui veulent se repérer) ça a pris un peu plus de 45 minutes, et j'ai payé quasiment 10.000yen (soit un bon 90€ à l'époque). Une belle petite facture, mais le trajet était assez long donc je ne sais toujours pas si c'est si exorbitant que ça. Je vous laisse vérifier avec votre budget. Disons que ça dépanne, et que le service est très bon. 
Mon chauffeur a pris le temps de vérifier que j'étais bien au bon endroit, que j'allais bien chez mon amie. J'imagine que le fait qu'il m'ait pris en charge à l'hôpital a du jouer sur son inquiétude. 

Je n'ai jamais eu besoin de reprendre de taxi, durant mes presque trois ans à Tokyo j'ai toujours pu prendre un train ou un métro. Oui oui, j'ai pris quelques fois les derniers trains ! 

Les bus

J'ai très peu d'expérience avec les bus ; je ne les ai jamais pris à Tokyo. Seulement en banlieue, ou en voyage dans d'autres villes. Je trouve le processus légèrement confus. Je ne sais jamais si je fais la queue au bon endroit, si c'est bien le bon bus. Et on monte par l'arrière, donc c'est moins pratique si on veut vérifier que c'est le bon bus avec le chauffeur. 
Des fois il faut passer sa Suica en montant ET en descendant, parfois non ... bref, il faut un peu se faire la main. 

Utiliser ses pieds ! 

Tokyo est une grande ville, mais elle n'est pas complètement hostile aux piétons. 

Parfois ça peut valoir le coup de faire le trajet à pied si c'est un trajet d'une seule station. Après, j'aime marcher, donc à vous de voir si ça vaut le coup. 

J'ai régulièrement fait la portion Hamamatsucho-Tokyo Station à pied, je trouve la balade très sympa. Il y a toute une partie piétonne en hauteur jusqu'à Ginza. J'ai parfois poussé le truc jusqu'à faire Hamamatsucho-Akihabara, comptez une bonne heure de trajet ; mais en bonne compagnie c'est très sympa ! 

Surtout que, bien qu'il faille rester prudent, marcher, même relativement tard à Tokyo reste peu risqué. La seule fois où je me suis faite embêté c'était entre ma gare et chez moi, sur un trajet de moins de 5 minutes à pieds. 

--- 

De temps en temps, les trains de Tokyo me manquent.
Et j'avais plus plaisir à marcher là bas qu'à Barcelone.

24/09/2021

Vivre à Tokyo - le quartier de Tabata 田端

De Le 24/09/2021

Alors déjà, n'est-ce pas tout mignon ce petit nom ? TA-BA-TA

L'article très bref sur Wikipedia nous dit : "un quartier tranquille se situant dans l'arrondissement de Kita" - alors oui, tranquille c'est le mot ! Ça a ses avantages et ses inconvénients bien sûr. Je vais donc vous parler plus longuement du quartier où j'ai passé presque 3 ans. 

Une jolie maison, croisée au détour d'une rue, pas à Tabata ^^

Comment j'ai choisi Tabata ?

Pour faire bref ; je n'ai pas choisi un quartier quand j'ai choisi Tabata, j'ai choisi un trajet ! 

Quand je suis arrivée à Tokyo fin octobre 2018, je me suis installée pendant un petit temps dans le quartier de Kameido, dans l'arrondissement de Koto à l'Est de la ville. C'était pas mal, mais je n'ai pas vraiment aimé sur le coup. J'étais à un peu plus de 10 minutes à pied de la gare, avec une grande rue commerçante pour m'y mener. Mais je n'ai pas aimé. Rien de bien grave, avec du recul c'était franchement pas horrible. Mais j'y reviendrai plus tard. Je n'ai aussi pas spécialement aimé la maison (j'y ai croisé des cafards !) et les colocataires. 

Pour aller au travail, j'en avais pour 30 minutes, deux fois 10 minutes de train avec un changement à Akihabara. C'est plutôt une station facile à naviguer mais le flux de personnes ... pas mon truc. Quand j'ai cherché à déménager on m'a recommandé de légèrement m'éloigner mais de prendre une ligne directe. 

Des collègues m'ont recommandé l'agence de leurs share-houses, je les ai contacté en indiquant ma situation et les maisons qui m'intéressaient. Au final ils m'ont proposé la maison où j'ai finalement habité pendant toute la durée de mon séjour, une maison que je n'avais même pas vu sur le site. 

Tabata - maison à moins de 5 minutes à pied de la station - une grande chambre (j'avais à peine 7m2 dans ma première share-house à Kameido) et surtout une super cuisine ! Je n'ai même pas visité le quartier avant de me décider !! La maison m'a plu, le trajet pour le travail était parfait (ligne rapide à certains horaires !), le prix me convenait et j'avais en tête les bons avis de mes collègues. 

La vue depuis le balcon de la cuisine de ma share-house à Tabata

Tabata, ça donne quoi ? 

Eh bah ... c'est pas la folie ! ^^ Soyons honnêtes

Tabata, c'est tranquille ; très tranquille. Au final c'était quand même un choix parfait pour moi. Avec la Yamanote au pied de chez moi, pas de quoi se plaindre si le quartier est plan-plan. Ikebukuro à quelques stations, Ueno de l'autre coté - j'y suis même allée à pied une fois. De même, pour aller voir un peu de nature, une petite promenade de 15 minutes et vous voilà à Komagome pour visiter le parc Rikugi-en.

Rikugi-en au mois de novembre.

Le sanctuaire de Nezu, près de la station de Nippori (à deux stations de Tabata).

À Tabata, j'étais dans le chōme 5 :

La poste et le kombini au bout de ma rue, un petit supermarché à 5 minutes à pieds, deux plus grands à 10 minutes, une parapharmacie dans le même périmètre, Starbucks à la gare (j'y ai jamais mis les pieds!), deux autres kombinis sur le chemin entre la gare et chez moi, Gyomu (supermarché de surgelés et produits d'import) à un peu moins de 20 minutes à pied. Bref, tout ce qu'il faut aux alentour, juste deux trois chaines de restaurants près de la gare et des bouibouis d'anciens. Parce que oui, au final à Tabata, la moyenne d'âge ... est relativement haute. En tout cas, j'en ai croisé beaucoup des personnes âgées. 

Ah et y'a un pachinko à côté de la gare ; c'est quand même un peu dynamique comme quartier ahahaha

En étant dans un quartier un peu moins prisé, j'ai pu profiter d'une grande chambre, bien lumineuse.

C'est aussi tranquille d'un point de vue sécurité. Évidemment on est jamais 100% safe mais je me sentais très à l'aise dans mon quartier. Le petit poste de police était au bout de ma rue (bien que je ne sois pas sûre de leur efficacité) et je n'ai jamais eu de problème, si ce n'est UNE FOIS, où je me suis faite suivre par une voiture jusque chez moi ; et qu'on m'a poliment demandé des faveurs dans un anglais plus que bancal. Bref, une petite période où je me méfiais plus mais je ne me suis pas sentie en danger. 

Du coup, si vous cherchez juste un coin où vivre, au calme, tout en ayant un accès facile et rapide aux autres quartiers, Tabata c'est un bon choix. On se moque un peu de cet arrêt de la Yamanote, parce que c'est l'un des seuls où ... il n'y a rien à voir ! ^^ C'est justement pour ça que c'est un bon deal d'un point de vue économique. Sur la Yamanote je pense que Tabata, Nippori et Uguisudani sont certainement les quartiers avec les loyers les plus bas. 


Et Kameido dans tout ça ?

Lorsque j'y habitais je n'appréciais pas vraiment le quartier. Mais en toute honnêteté, je n'avais simplement pas pris le temps de m'y intéresser. Je ne faisais qu'y passer, quand je sortais de chez moi pour aller au travail et pour rentrer. Les premiers temps dans un nouveau pays sont rarement évidents et je pense que ça a joué sur ma perception des choses. Ce n'était pas horrible ; j'avais particulièrement un problème avec les gens à vélo sur les trottoirs et le fait qu'il y avait beaucoup de monde dans la rue principale qui se trouvait entre la station et mon habitation.

Il se trouve qu'un très joli sanctuaire se trouvait juste derrière chez moi ; je ne l'ai appris qu'une fois partie. J'y suis retournée plusieurs fois pour m'y balader, cette année justement j'y suis allée voir les glycines. Le sanctuaire est d'ailleurs reconnu pour ses fleurs. Lors de ce passage à Kameido, un dimanche, la rue principale était beaucoup plus agréable et j'ai fait un tour dans les boutiques de la gare. Je me suis sentie si bien que je suis même allée manger seule, chose que je fais très très rarement. 

Le sanctuaire de Kameido en Avril.

Le plus drôle dans mon histoire c'est que j'ai rencontré mon copain juste après avoir pris la décision de déménager. Je ne l'ai pas su tout de suite mais il habitait LITTÉRALEMENT à deux stations ! ... ça m'arrive de me demander si les choses auraient été très différentes pour nous si j'étais restée habiter là bas ^^

Je n'y ai pas habité assez longtemps pour vraiment pouvoir en parler et comparer, mais je pense que Kameido est un quartier de Tokyo assez sympa. Il y a pas mal de restaurants, des boutiques dans la station qui se développe de plus en plus il semblerait. 

Si on n'a pas peur de marcher un peu, il est tout à fait possible de se rendre à la tour SkyTree. Il y a aussi des espaces verts, quelques terrains de sport et un petit centre commercial à Kinshicho, la station suivante sur la ligne (tout à fait possible d'y aller à pied). 

La vue depuis la cage d'escalier de ma première adresse à Tokyo, à Kameido.

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Je vous parle de mon quartier et vous donne presque mon adresse à Tokyo puisque je n'y suis plus. J'ai déménagé cet été ; je ferai surement un article sur ce nouveau départ, mais désormais je vis en hyper-centre de Barcelone et ça fait quand même une sacré différence après la vie tranquille à Tabata. 

23/05/2021

Un week-end à Tokyo #1 retour sur mes premiers pas au Japon en 2018

De Le 23/05/2021
Le week-end a commencé de bonne heure ; j'étais en formation à Séoul depuis le début de la semaine et j'étais donc déjà sur place pour aller à l'aéroport dans la matinée. Finalement, vu le temps pour rejoindre Incheon Airport depuis la gare de Séoul ce n'était pas plus mal. Et destination internationale donc il faut s'y rendre bien à l'avance ... j'ai été bien questionné sur mes projets. Et finalement pour de bonnes raisons puisque j'étais à la fin de mon PVT et je prévoyais de revenir rapidement à Séoul donc après une ou deux minutes de stress j'ai pu expliquer ma situation, montrer mon ticket de retour en France et j'étais libérée. Puis attente à Incheon, j'ai pu profiter de musique traditionnelle, une des raisons pour lesquelles j'adore cet aéroport. Un vol de trois heures et me voilà à Narita, je galère vite fait pour prendre un ticket de train et le voyage est lancé ! 

Je débarque au Japon

Débarquer c'est le mot ; j'ai un peu galéré avec le train pour rejoindre la gare la plus proche de chez mon amie. Déjà ce n'était pas la porte à côté, Narita est à un peu plus d'une heure de Tokyo. Ma destination : Makuhari dans la région de Chiba à l'Est de la capitale. Le premier train était rempli, j'étais fatiguée et ensuite j'avais un changement. J'avais bien noté quel train je devais prendre mais j'ai eu du mal à trouver la bonne plateforme. 
En vrai ce n'est pas moi qui l'ai trouvé ! Un jeune japonais a du percevoir ma détresse devant la panneau complètement en japonais et m'a demandé ma destination, il a gentiment corrigé ma prononciation et m'a mené jusqu'à la plateforme en question. 
Un mystère persiste ! Il était sur une autre plateforme avant de m'aider, mais il est finalement monté dans le même train que moi et a vérifié que je descendais au bon endroit. C'était un tout petit peu awkward pour être honnête puisque j'ai passé plus de vingt minutes littéralement à ses cotés et on a échangé trois phrases ahahah. 
Et pour finir ce périple une fois descendu du train je me suis retrouvée dans une mini gare dans la nuit ... sans moyen de joindre mon amie. On avait pas vraiment discuté d'un point de rencontre précis. Et alors que j'étais prête à faire un choix entre m'enfoncer dans la nuit à gauche ou m'enfoncer dans la nuit à droite mon amie est arrivée sur son vélo. En vrai y'avait une épicerie avec du wifi à moins de 3 minutes à pieds ^^
Pour le diner, sushi train !!! Et voici ma vue au réveil après une bonne nuit futon-tatami !

Akihabara 

J'avais laissé le contrôle complet du programme à mon amie. Puisqu'il s'agissait de ma première visite je n'avais pas d'attentes particulières, et bien que j'ai vu ou entendu parlé de certaines choses je n'avais pas vraiment fait de recherches approfondis. Et surtout mon séjour était de courte durée ; mon amie était donc la plus à même de savoir ce qu'on avait le temps de faire. On a donc fait les trucs de touristes plus ou moins ^^ Mais du coup j'étais avec une experte puisque cela faisait à l'époque un an et demi qu'elle était sur place. 
Premier arrêt, le quartier de Akihabara avec ses magasins d'électroniques, de manga, d'animé ... Il y avait beaucoup de monde et si je me réfère à un plan, la quartier s'étend sur un gros pâté de maisons ou one block, parce que je suis pas sûre que l'on croise beaucoup de "maisons", spécifiquement dans ce quartier en plus. La matinée s'est donc déroulé dans les boutiques, à regarder les vitrines et à visiter quasiment tous les étages d'un énorme magasin. Peut être le Yodobashi Camera ... En tout cas le magasin regorgeait de tout un tas de trucs. Un étage pour la hi-fi, un autre pour les jeux, un autre pour le petit électronique ... difficile de se souvenir de tout mais on est monté monté monté ^^
L'unique photo que j'ai prise dans le quartier. Trop occupée à en prendre plein les yeux.

Mangeons !!! 

C'est aussi pour ça que le Japon m'intéresse. Les sushis de la vieille avaient été très bons mais je connaissais un peu le concept. Ce midi là on a opté pour des ramens. Mon amie nous a sorti une petite adresse dans une ruelle toute calme à moins de 15 minutes du centre animé de Akihabara et c'était tellement une expérience !

A l'entrée du restaurant se trouve une sorte de distributeur qui en échange d'argent vous donnera un ticket. Les serveurs ne font que servir, ils ne s'occupent pas de la partie monétaire. Je vous cache pas que les différents plats étaient écrit tout en japonais, il y avait une carte avec des images et mon amie m'a indiqué qu'est ce qui était quoi. 
Miso ramen ! Super délicieux. Mes seuls ramen du séjour.
On a mangé au "bar", côte à côte. L'ambiance était super calme dans ce petit restaurant discret. Parfait pour faire une pause dans une journée de visite. Pour ceux que ça peut intéresser voici l'adresse et voici l'entrée du restaurant, passer sous les petits rideaux (?) : Ramen Shokudo Iki na Issho, 〒110-0015 東京都台東区台東1丁目27−2 竹善ビル (je vous propose la fonction copier-coller du coup ^^). Les bols de ramen sont vraiment grand ; si toute fois vous avez peur de ne pas être rassasié vous pouvez y ajouter des gyozas, les raviolis japonais. Je crois que nous avions même un petit bol de riz blanc en accompagnement. Mon repas dans ce restaurant m'a couté 800 ou 850 yens, soit un peu plus de 6 euros. C'était très bon, un tout petit peu relevé, et très nourrissant. 
Pour la petite touche sucrée en fin de repas.

Yoyogi

Suis-je la seule a fortement apprécié ce nom ? C'est tout doux, tout mignon et le quartier était pareil. C'est parmi les incontournables de Tokyo et je suis pressée d'y retourner. Les parcs c'est toujours une option sympa et l'atmosphere de celui-ci est agréable. J'y suis allée le week-end et ce n'était pas bondé.
Dans ce parc se trouve le sanctuaire Meiji-jingu. Ses couleurs très sobres ont vraiment été une surprise pour moi, plutôt habituée aux débordements de couleurs en Corée du Sud.
Des brocolis géants !! J'aime tellement ces arbres tout rond.
Le fameux mur de baril de saké. Je ne pourrais vous en dire plus. Cette première visite au Japon était une véritable découverte. Au moment où je rédige l'article j'ai évidemment pour projet d'en apprendre plus, mais l'occasion ne s'est pas encore présentée.

Shibuya 

Finalement nous sommes allées à Shibuya, un quartier animé et commerçant. Même vraiment très animé. En plus cela c'était le week-end donc la rue principale était bien remplie. Tout le long se trouve des petites boutiques de vêtements, d'accessoires et de nourritures.
au moment où je publie cet article, cette gare n'est plus ! donc contente de l'avoir en souvenir
Ils ont un truc pour les crêpes ; Et on est censé les manger debout dans une rue bondée ^^
En s'éloignant de la rue principale, et vraiment juste à une rue ou deux, vous trouverez des allées très calmes avec plein de petites choses à observer.

Qui dit Shibuya, dit Shibuya crossing ; il y a différents points de vue sur le carrefour - et beaucoup de choses se sont développés depuis. Mais à l'époque, nous sommes simplement entrés dans le Starbucks au premier étage de Tsutaya. 

edit : 23 mai 2021 - Cet article, j'avais commencé à le rédiger il y a un bon moment, et puis je n'y ai plus touché. Finalement il était presque terminé ... Aucune idée de la raison pour laquelle il n'a pas été posté. J'ai écris peu d'article sur mes visites de Tokyo (et ailleurs !) jusqu'à maintenant. J'espère reprendre la main et relancer le blog. J'espérais que la pandémie serait une bonne opportunité ... mais finalement la dernière année a été tout sauf motivante. Par contre, maintenant je commence à avoir de nouvelles idées ! J'ai encore des choses sur le Japon a raconter. 

12/05/2020

Mes nouvelles habitudes au fil des expatriations

De Le 12/05/2020
Qui dit nouveau pays et nouvelle culture dit aussi nouvelles habitudes à prendre, ou non. Ou tout du moins, reconsidérer nos propres us et coutumes.
Il y a ces habitudes qu'on imagine ne jamais prendre, celles que l'on refuse tout bonnement. Celles qui nous emmerdent au début et qui finalement pourront avoir un impact positif ! Aujourd'hui je partage avec vous les changements que mes séjours à l'étranger ont opéré sur moi et mon quotidien. 

Aux États-Unis

Adapter l'heure de mes repas :

On les connait tous ces grands principes culturels français de "ne pas manger entre les repas", que "le petit déjeuner c'est le repas le plus important", "petit déjeune comme un roi, déjeune comme un prince et dine comme un pauvre" ... bref on a de grandes idées et jusque là je m'y tenais plutôt. Et puis je suis partie en Oklahoma, vivre avec une famille, au rythme de laquelle j'allais devoir m'habituer. Et bah justement ! Moi qui imaginais faire plein de trucs l'après-midi en finissant l'école à 15h ... nope nope nope ! Dans ma famille d'accueil on dinait au plus tard à 18h30 il me semble, et le soir où le garçon avait son cours de karaté à 18h on mangeait avant ! Ça semble assez fou, diner à 17h mais on prend le coup. Au début j'avais un peu faim vers 22h et puis finalement ... je mangeais parfois un petit snack et c'était tout. 
Même histoire dans le Michigan, la cafétéria fermait ses portes à 19h le soir ! Avec ma collègue espagnole on y allait toujours sur la fin du service et on était souvent parmi les dernières à partir. Pour moi c'était tôt mais imaginez un peu pour elle ! ^^
Du coup j'ai appris à profiter de mes soirées autrement ; à Tulsa avec ma collègue espagnole aussi on sortait pour le dessert ou aller faire du shopping (oui, on dine tôt et les magasins ferment tard ! ^^), à Interlochen les soirées étaient plus calmes mais aussi plus relaxante, on a le temps de regarder pas mal d'épisodes de série quand on est en pyjama à 20h ahahah

Je suis donc désormais plus flexible sur les horaires mais ... le lunch à 11h par contre dans mon école en Oklahoma, malgré les 9 mois à l'école je ne m'y suis pas trop habituée. Le seconde moitié de l'année j'avais ma pause de 11h30 à midi, c'était difficilement mieux mais pas le choix !

En tout cas ça m'a préparé à mes horaires bizarres dans le FLE ; je mange mon déjeuner en arrivant un peu en avance sur mon lieu de travail, et j'ai une pause en fin d'après-midi / début de soirée donc je dine aussi sur place à 17h ou 18h en général. Difficile de ne pas grignoter en rentrant chez moi à 21h30 cela dit ... 

Manger salé au petit-déjeuner :

Lors de mon second séjour aux États-Unis justement j'ai travaillé sur un campus en pleine forêt et mes repas étaient pris en charge par l'établissement. J'allais donc à la cafétéria matin, midi et soir. Et au petit-déjeuner en plus du bar à céréales, des toasts et des gaufres il y avait un service de nourriture chaude. Suivant les jours il y avait des oeufs brouillés, du bacon, des saucisses, des hash-browns et surement quelques autres trucs qui me sont sortis de l'esprit.
Au début de l'année scolaire, en août donc, il faisait encore lourd donc je ne m'étais pas trop aventurée, mais les céréales un peu trop healthy à mon goût et le lait chocolat qui n'en avait pas franchement le gout j'ai décidé d'aller voir les autres options qui s'offraient à moi. 
this is now an acceptable breakfast ! aout 2019 ^^
C'était plutôt une bonne idée, et ça m'a préparé à mes futurs aventures en Corée du Sud. De nouveaux, j'avais un package "logement + cafeteria" et j'ai vite découvert que le petit-déjeuner coréen n'a rien à voir avec celui que l'on prend en France. Pendant plus de deux mois j'ai donc mangé du poisson et de la soupe (miso, champignon, kimchi ...) à huit heures du matin. Après un temps, je me suis dit que je me contenterais du petit-dej' "occidental" qui était servis exclusivement le mercredi : du lait, des céréales, des toasts, de la salade (?). Parfois j'aimerai bien avoir du riz et du maquereau au petit déj' mais j'ai pas le courage de le cuisiner. Donc quand je veux un petit déjeuner un peu plus consistant je me fais une omelette et du bacon en plus de mes toasts au beurre trempés dans le chocolat chaud ! ^^

En Corée du Sud

Retirer ses chaussures à l'intérieur :

Pas de grande surprise j'imagine, premier pas en Asie, c'est un changement assez important. Non pas que je porte mes chaussures jusque sur mon lit (vous savez, comme dans les séries US !) mais il m'étais arrivé de traverser mon appartement ou ma maison après avoir enfiler mes chaussures si j'avais oublié ceci ou cela. C'est un peu plus compliqué à l'heure actuelle. 
Mon plus gros soucis c'était d'avoir de l'espace, quelque chose pour m'asseoir pour mettre mes chaussures. Je suis arrivée en Corée avec une majorité de chaussures à lacets ou à boucles (je suis une adepte des sandales Tropéziennes à deux boucles ... les enfiler debout c'est du sport). Il y a aussi le souci des chaussettes. J'use les miennes très vite, jamais à l'abris d'un trou ... l'angoisse parce que ce n'est pas qu'à la maison que l'on retire ses chaussures.
"À l'intérieur" sous entend la maison mais aussi un nombre de lieux publics, tel que les restaurants. Pas partout évidemment mais les restaurants où l'on mange de façon un peu plus traditionnelle, c'est à dire au sol en tailleur, il est nécessaire d'enlever ses chaussures. Dans l'idéal on portera des chaussettes, mais bon, on ne m'a jamais embêté pour mes pieds nus.
Attention, les chaussures sont le plus souvent aussi interdites dans les cabines d'essayage, vous devez les retirer avant d'y entrer. En général la cabine est surélevée ou a une petite moquette et plus du signe vous indiquant de vous mettre pieds nus. 

Bref, maintenant que je vis au Japon c'est la même chose. L'entrée de ma maison est en carrelage sur quelque chose comme un mètre carré et ensuite il y a une marche et du parquet. Avec un grand placard pour laisser toutes les chaussures. C'était aussi un peu l'habitude chez mes parents, un grand tapis dans l'entrée, un placard à chaussures. Le climat de la Normandie implique que porter ses chaussures à l'intérieur par toutes saisons n'est pas envisageable. Mais par contre en été je n'ai jamais pensé à deux fois avant d'entrée dans la maison avec mes chaussures, puisqu'il fait sec, aucun souci. Et surtout à la campagne, toutes fenêtres et portes ouvertes sur le jardin on passe de l'un à l'autre constamment ... et maintenant que j'y repense j'avais plutôt tendance à être pieds nus dedans ET dehors, ce qui ne change rien au problème. C'est pas super hygiénique. Et ça me mène à mon second point.

S'installer au sol :

Je l'ai déjà mentionné en ce qui concerne les restaurants, on mange parfois au sol et j'ai pris l'habitude de m'installer par terre. Je le fais toujours chez moi, pour changer de mon lit ou de ma chaise. Ce n'est pas le plus confortable mais l'habitude se prend bien. Je ne m'explique toujours pas pourquoi j'aime tant les restaurants où l'on mange sur des tables près du sol. Avec mes grandes jambes je ne suis pourtant pas disposée à apprécier ce concept mais bon ... 

De plus, en Corée du Sud il y a ce qu'on appelle le ondol 온돌 qui est un système de chauffage par le sol. Les endroits où je suis restée étaient chauffés par de l'eau très chaude sous le plancher. Ça met un peu de temps à chauffer mais si vous voulez vous toaster le postérieur pendant l'hiver coréen c'est magique ! J'ai donc rédigé un certain nombre de devoirs de master 2 assis par terre chez moi en janvier 2018 ^^

Manger des aliments ou des plats sans trop savoir ce que c'est :


Je l'ai déjà indiqué dans d'autres articles mais je rappelle que je suis arrivée en Corée du Sud un petit peu par hasard, sans rien connaitre du pays et de la culture. J'avais fait quelques recherches pratiques avant mon départ mais je ne me souviens pas avoir regarder quoi que ce soit concernant la nourriture. Je ne sais même pas pourquoi tellement c'est central dans ma vie ^^

J'ai eu la chance d'être bien entourée pendant ce stage et on m'a guidé dans mon nouvel environnement et emmené dans différents restaurants pour tester la cuisine coréenne. Avec mes amis stagiaires et mon tuteur aucun problème on peut discuter, demander de quoi il s'agit sans que ça ne paraisse déplacé. 
Mais voilà, la première semaine un responsable du département de français de l'université nous invite dans un restaurant traditionnel et voilà à quoi ressemble la table quelques minutes après notre arrivée. Et la politesse veut que l'on teste tout ! Rien d'étonnant mais à ce moment je suis toujours un peu picky et rien n'est identifiable pour moi ... 


Lors de ce repas il y a eu du bon et du moins bon : j'ai adoré la salade de méduse ! Et j'ai détesté la raie séchée (fermentée ?) ... j'ai aussi dû manger un coquillage que j'ai mastiqué pendant de longues minutes ... Après cette mise en jambe j'étais prête à tout ! Et pendant mes séjours en Asie je suis devenue plus aventurière.

Maintenant au Japon je continue de tester un peu, mais mon copain cherche toujours à me faire manger du natto, ces graines de soja fermentées qui font des fils ... pour le moment je n'en ai mangé qu'incorporé dans un okonomiyaki ... bientôt le grand saut ^^
les accompagnements dans un restaurant à Jeonju - aucune explication, il faut essayer ^^

Du coup je regrette de ne pas avoir été plus aventurière lors de mes séjours aux États-Unis avant ça. À la State Fair à et à quelques autres évènements à Tulsa il y avait des trucs vraiment bizarre, beaucoup à base de friture et je n'ai rien testé ... à part ce qu'on me recommandait vraiment ou que l'on me donnait. Possiblement qu'à l'époque j'avais du mal à mettre mon argent dans la bouffe pour une raison étrange. Désormais j'y vois une expérience et tout en restant raisonnable je me permets de dépenser dans ce budget et d'envisager des choses inhabituelles. 
Je vous laisse jeter un coup d'oeil à ce menu à la State Fair ! fried watermelon pour quelqu'un ?

Au Japon

Le port du masque :

En Corée du Sud je n'avais porté un masque que quelques fois : quand j'ai été malade et les jours de forte pollution. 
Mais étant donné la situation, Coronavirus tout ça, j'ai pendant la fin de l'hiver 2020 du prendre l'habitude de porter le masque pendant plusieurs heures de suite chaque jour. Pendant l'hiver pourquoi pas, bien que puisque je porte des lunettes ce n'est pas toujours bien confortable de se retrouver avec les verres embués ... mon nez fait que le masque laisse légèrement passer l'air ... malgré le morceau en métal.
Nous sommes maintenant en mai, je suis en confinement volontaire depuis presque 6 semaines et je ne porte le masque que pour aller au supermarché. Il commence à faire chaud et humide ... je transpire donc dans mon masque ... 
Donc sur le principe, porter un masque ne me pose pas franchement problème. Mais c'est l'aspect technique qui demande un peu de travail ^^

Mais de façon générale j'aimerai que le masque devienne quelque chose qu'un peu plus automatique en dehors des pays est-asiatiques (je ne sais pas si dans le reste de l'Asie ils sont aussi communs) ; quand on a un petit rhume, une petite toux qui ne cloue pas au lit je trouve que c'est un geste sympathique de faire son possible pour ne pas distribuer ses microbes. D'ailleurs j'aurai peut-être pu noter que c'est aux USA que j'ai pris l'habitude de tousser dans mon coude. Se couvrir la bouche c'est déjà bien, mais le masque offre une barrière supplémentaire, tout en indiquant qu'on couve un petit quelque chose. On connait tous cette personne qui indique avoir une petite angine après avoir dit bonjour à tous le monde ><

Ne pas parler dans les transports en commun :

Je suis désormais habituée au calme et au "silence" qui règne dans les trains à Tokyo. C'était assez perturbant quand je suis arrivée ; je trouvais ce calme plutôt suspect, c'était malaisant, j'avais l'impression que les gens n'étaient pas vraiment humain ... je ne sais pas comment l'expliquer, ça manquait de vie quoi ! Mais maintenant que je fais une heure de train par jour pour me rendre au travail et en rentrer j'apprécie cette ambiance. Pas de téléphone qui sonne (ou très rarement), personne ne passe d'appel (ou très discrètement juste le temps de dire qu'ils rappellent dans quelques minutes), personne ne partage sa musique avec tout le wagon. Si un groupe qui se connait monte alors effectivement ils discutent parfois. Mais ils parlent assez bas. Moi aussi il m'arrive de faire la conversation quand je retrouve une amie par exemple, et de temps en temps avec mon copain. Mais en général la discussion n'est pas super animée, il faut faire attention ^^ Du coup il m'arrive d'être un peu gênée si mes amis en visite au Japon ne réalisent pas le volume auquel ils parlent dans le train et c'est horrible parce que c'est hyper délicat de le faire remarquer ><
Je dirais que c'est un peu différent dans le cas du Shinkansen, la disposition des sièges fait que le bruit ne se propage pas de la même manière.

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Je note à la relecture que la quasi totalité de mes illustrations concernent la bouffe ^^
que voulez-vous ! 
Je pense à faire un article réponse sur les habitudes qui me semblent pour le moment inenvisageables ...

16/04/2020

Premier trimestre 2020 - la situation à Tokyo - Corona et compagnie

De Le 16/04/2020
Nous sommes à la mi-avril et je suis enfin à la maison, en télétravail après deux gros mois d’interrogation et de frustration. Avec l’annonce de l’état d’urgence à Tokyo et quelques autres préfectures, mon entreprise avait dans un premier temps encouragé les étudiants à prendre des cours par Skype plutôt que de se déplacer à l’école, et finalement vendredi dernier le boss de la boîte dont je dépends a indiqué que nous pouvions travailler depuis chez nous et que l'ensemble de l'enseignement se ferait par appel vidéo.

Je ne suis pas spécialement satisfaite d’être “bloquée” chez moi mais au moins maintenant je suis fixée, je n’ai plus de questions à me poser, je m’inquiète moins des contacts que je pourrais avoir avec les gens.
Ce premier trimestre de 2020 a été quelque chose, pour de multiples raisons.
une de mes dernières sorties ; le 17 mars (mon dernier resto aussi ce jour là)

Janvier

Difficile de me souvenir exactement de quand on a commencé à entendre parler de ce virus ; au début du mois j’ai pu célébrer mon anniversaire sans encombre. Au travail c’était relativement calme, comme un premier mois de trimestre. Et en jetant un coup d’oeil à mon calendrier je me rends compte que j’ai fait pas mal de trucs. J’ai visité un nouveau quartier près de chez moi, je suis allée au musée à la fin du mois et l’amie avec qui j’ai passé cette journée avait déjà commencé à porter un masque chaque fois qu’elle prenait le train.


Quand j’y repense, il y avait pas mal de monde au Mori Museum ce dimanche là fin janvier … et je ne me souviens pas que grand monde portait un masque. À ce moment là je ne m’inquiétais pas tellement, on ne savait pas encore grand chose. Je crois que les informations concernant la situation en Chine ne faisaient qu’être révélées.

Février


Nouveau mois et nouvelle célébration ! Cette fois, mon copain et moi on fêtait nos un an ensemble ; on a donc passé la journée dans mon quartier préféré et le centre commercial où nous sommes passés proposait une bouteille de désinfectant à l’entrée, de même au restaurant il me semble. C’était au tout début du mois, et il m’a demandé si j’avais des masques à la maison. Il se trouve que ce n’est pas encore tout à fait dans mes habitudes, je n’en porte que quand je suis malade. J’avais eu une angine en décembre donc il m’en restait quelques uns. Mais quand j’ai souhaité en acheter … plus rien en rayon ! En tout cas dans les quartiers que je fréquente. NI une ni deux, à notre date suivant il m’a gentiment donner une grosse boite de masques en m’encourageant à en porter.
S’il n’avait pas insisté je pense que j’aurai juste mené ma vie sans trop me soucier des masques, tout le monde n’en portait pas encore. Mais finalement je me suis forcée un peu, certains jours j’ai oublié d’en mettre un en partant au travail, mais j’ai pris l’habitude. Je porte donc un masque quotidiennement depuis la mi-février. À cette époque, et même un peu plus tard on s’est gentiment moqué que je prenais trop de précautions, que de toutes façons le masque ne protège pas vraiment. J'ai tout de même continuer, ça ne pouvait pas faire de mal et je ne regrette pas du tout maintenant.

À l’école, les étudiants arrivaient avec des masques mais les enlevaient pendant le cours. Certains étudiants m’ont mise en garde, m’ont indiqué les quartiers où ne pas me rendre (entendre : les quartiers prisés des touristes chinois) et on a commencé à parler du virus quotidiennement. Dans les locaux où je travaille on a une télévision constamment allumée, souvent sur la chaine de France24, donc info en continue, de nombreux reportages sur le Corona yadiyada … 

Aussi, en février j’ai enfin fait des recherches et contacté une association pour commencer les cours de japonais. J’étais enfin motivée, j’avais trouvé une association qui offrait des cours dans mon budget, qui était facilement accessible, j’ai fait mon cours d’essai gratuit, que j’ai beaucoup aimé, le 18 février. Dès la fin du cours j’indique à la femme en charge que je souhaite m’inscrire, elle me donne le formulaire et me dit qu’on s’occupera de mon inscription la semaine suivante avant le cours. Et bien ce premier cours n’est jamais arrivé ! 
Un ou deux jours avant mon cours je reçois un email indiquant qu’aux vues de la situation l’association avait décidé de ne pas offrir de cours en mars… et que la dernière semaine de février était annulée par la même occasion. Déception mais bon, les femmes en charge de l’association sont des petites mamies pas toutes jeunes et on entend beaucoup dire que le virus est principalement un risque pour les personnes âgées.

Mars

The worst ! Toujours la même chose : suivre les infos en Europe, clairement trop pour mon bien être mental pour être honnête, porter un masque, ne rien toucher, se laver constamment les mains, ne parler que de ça et de l’inaction du gouvernement japonais. 
Ils ont finalement fermés les écoles avant la fin de l’année scolaire, un peu rapidement, sans trop y réfléchir, juste pour agir. Ils ont apparemment été critiqué. Ça a un eu un impact sur les entreprises avec le fait que des employéEs (évidemment) ont du rester à la maison pour s’occuper des enfants, les adolescents qui n’allaient plus en cours allaient en fait quand les quartiers commerçants. Big mess !
Ça a été un mois où les étudiants ont commencé à me parler de télétravail, des difficultés qu’ils rencontraient, du fait qu’ils n’aiment pas ça, ou que pour leur entreprise “ce n’est pas possible” … Ou qu’ils ont beaucoup de travail car ils doivent faire leurs tâches et celles d’un collègue absent. 

Les Jeux Olympiques sont enfin repoussés ! Et je crois que c’est surtout le fait que certains pays aient indiqué qu’ils ne comptaient plus venir qui a un peu forcé la main du Japon. Jusque là, il y avait très peu de tests faits, au Japon la société se pense toujours au dessus du virus. On fait passer le quotidien et les habitudes avant le virus. Les entreprises changent légèrement leurs horaires pour éviter les heures de pointes à leurs employés … Mais tout le monde a eu la même idée donc … on tourne en rond. Le nombre de tests augmente depuis que les JO ne sont plus sur la table mais clairement … y’a un soucis. Quand on voit la situation en Europe … comment serait-ce possible qu’au Japon personne ne soit malade ? Il y aurait bizarrement un grand nombre de décès dû à des pneumonies ... suspect


Le 24 mars mon copain et moi sommes allés à Nakameguro, un quartier populaire et d’autant plus lors de la floraison des cerisiers. Nous n'y étions pas allés l'an dernier et j'avais très envie de profiter du "calme" de cette année pour y mettre les pieds. Finalement il y avait pas mal de monde pour un après-midi en semaine, la police s'occuper de guider les passants, on était pas les uns sur les autres donc ça allait selon moi.
Nous devions partir en weekend cette semaine là. Un petit voyage hors de Tokyo pendant 3 jours que j'attendais avec impatience depuis le mois de décembre. On était un peu inquiet et il avait déjà commencé à mentionner que nous devrions annuler notre voyage. Le jeudi on a donc décidé de ne pas se déplacer … Déjà que mars n’avait pas été un mois très amusant, j’étais super déprimée et frustrée. Je suis toujours un peu triste en y repensant maintenant, mais de toutes façons la météo était horrible ce weekend là. 
C’est aussi ce weekend là que le gouvernement a demandé aux gens de rester chez eux. Le weekend précédent avant été un weekend de trois jours et beaucoup de gens avaient voyagé. Mais juste le weekend hein, la semaine faut aller travailler !
J’ai tout de même réussi à le voir rapidement autour d’un café en extérieur et d’une balade au palais impérial le 30 et 31 mars. Ces jours-là justement il a mentionné que l’on devrait se voir un peu moins, faire encore plus attention et, en ne rigolant qu’à moitié, il m’a demandé de ne pas rester collée à lui. Guilty as charged ! Un peu vexant mais j’oublie un peu vite qu’il vit avec sa famille et que je ne voudrais pas être responsable de rendre tout le monde malade. Bref on a pas mal parlé, de ce que l’on pouvait faire, et finalement c’était la dernière fois qu’on s’est retrouvé. 

Avril

Son université lui a demandé de rester à la maison et de réduire ses sorties au minimum, et maintenant je reste aussi à la maison. Sortir pour se voir serait irresponsable. J’essaie donc de me faire une petite routine à base de cuisine, de yoga (mes premiers pas ^^), de films, de séries, de bains, d’appels avec ma famille et désormais de LINE date avec mon copain ^^ et aussi de travail puisque j’ai la chance de pouvoir continuer à travailler et les étudiants commencent enfin à prendre des cours via Skype. Vous serez surement surpris d’apprendre que les japonais ne sont pas hyper à l’aise avec la technologie et que les cours à distance demandent beaucoup d’efforts et de sortir de sa zone de confort pour les étudiants. Certains sont même surpris que je puisse bosser depuis chez moi ; ils pensaient que je devrais me rendre à l’école pour donner le cours sur Skype. Je suis tellement contente de ne pas avoir à faire cela, ça serait une prise de risque bien inutile. 
Ma sortie de la semaine sera le supermarché pour les grosses courses et le kombini pour compléter quand c’est nécessaire. 
Le fait de rester à la maison depuis une semaine maintenant, je me rends compte que j’aime vraiment là où j’habite bien qu’il y ait quelques inconvénients. Je peux profiter de beaucoup de soleil dans ma chambre, chambre qui n’est pas trop petite, je peux y rester la plupart de la journée sans que ça ait un impact négatif sur mon humeur. Je mets tout de même un point d’honneur à ne pas manger dans ma chambre ces derniers jours, histoire de changer un peu d’environnement, ne serait-ce que pendant les repas. 

En ce qui concerne la situation de Tokyo et du Japon ... j'ai commencé à lâcher l'affaire tellement ils sont frustrants et incompétents ... En résumé on laisse penser que le virus sévit la nuit, attention à ne pas rentrer trop tard, ne pas aller au bar après le boulot, il y a eu des clusters dans les quartiers "chauds" de Tokyo, on laisse donc planer l'idée que ça serait un virus qui s'attaque aux gens peu fréquentables ... Le gouvernement a choisi de distribuer à chaque foyer deux masques en tissue lavable ... j'ai vu des photos aujourd'hui ... ils sont très petits, ils n'ont pas l'air bien épais et surtout, deux par foyers, est-ce bien suffisant ? D'ailleurs pour rappel dans ma maison nous sommes 10 ! 
Autrement le Japon a eu un peu de temps entre le début de l'épidémie et les infections sur place (si on accepte l'idée que ça ne fasse que commencer); mais apparemment ils n'ont pas utilisé ce temps à bon escient et les hôpitaux commencent à être à capacité ... La gouverneur de Tokyo semble essayer de faire au mieux, en cette mi-avril les magasins "non-essentiels" sont désormais fermés, les salles de jeux, les cinémas aussi ... mais les accros aux arcades et au pachinko (le casino du coin) s'en vont dans les banlieues de Tokyo pour jouer ...
C'est affligeant ... j'en apprend beaucoup et beaucoup trop rapidement sur la politique japonaise ... 
Je suis finalement bien contente d'être à la maison et de pouvoir prendre les mesures que je considère nécessaires moi-même. Mais ça, ça ne sera possible que tant que l'état d'urgence est en place, on verra le 6 mai où on en est ... Sinon, évidemment, ici il n'est pas question de confinement puisque le gouvernement n'en a pas le pouvoir - c'est donc purement sur la base du volontariat ... on se retrouve donc avec des parcs blindés de gamins. Les quartiers commerçants tel que Shibuya sont bien désertés mais ce n'est pas le cas des quartiers résidentiels. Je ne vous parle même pas des gestes barrières, le respect des distances entre les personnes n'était en place que dans le train début avril et les supermarchés ne font pas la taille nécessaire pour que ça puisse être possible je pense ... bref ... frustration ... 

Tellement d'autres points à aborder, à mentionner mais je crois que ce pavé est suffisant pour le moment. N'hésitez pas à commenter ou poser des questions !